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Anthon

commune française du département de l'Isère
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anthon (homonymie).

Anthon
Anthon
Mairie d'Anthon.
Blason de Anthon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin[1]
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Lyon-Saint-Exupéry en Dauphiné
Maire
Mandat
Bruno Bon
2014-2020
Code postal 38280
Code commune 38011
Démographie
Gentilé Anthonois
Population
municipale
1 049 hab. (2016 en augmentation de 5,64 % par rapport à 2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 30″ nord, 5° 10′ 14″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 249 m
Superficie 8,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-anthon.fr

Anthon est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Anthonois[2].

Sommaire

GéographieModifier

 
Le Rhône à Anthon.
 
La commune fut desservie, au début du XXe siècle jusqu'à 1937, par la ligne 16 de l'ancien tramway de Lyon, qui, dans cette zone rurale, fonctionnait comme un véritable chemin de fer secondaire.

Anthon est située sur la rive gauche du Rhône, à l'opposé de sa confluence avec l'Ain, à environ 30 kilomètres en amont du centre de Lyon.

ToponymieModifier

Le lieu Anthon est mentionné au XIIe siècle[2].

HistoireModifier

Le territoir était occupé à l'époque romaine[2].

Un poème de Sidonius Apollinaris (Sidoine Apollinaire) célèbre les vignes d'Anthon, vers l'an 450 de notre ère[réf. nécessaire].

Les seigneurs d'Anthon sont de temps immémoriaux les tenants de cette terre. Aucune attribution de domaine ne leur est attribué sous l'empire (Charlemagne et suivants) ni par les rois successifs. Ceci laisse à penser qu'ils sont détenteurs de leur domaine de toute ancienneté.

Guichard 1er s'illustre à la première croisade en l'an 1096. Son lointain descendant Louis d'Anthon disparaît en 1326, le domaine étant attribué à sa jeune sœur qui le cède à sa tante, épouse d'Hugues de Genève.

Il passe ensuite aux Saluces.

La famille d'Anthon survit un certain temps au travers de la branche cadette des Varax qui s'éteint au XVe siècle. La descendance de Louis d'Anthon n'est pas connue. Plusieurs branches d'Anthon ou Danton se réclament de lui.

La bataille d'Anthon date du . Louis de Chalon, fort de son impressionnante supériorité numérique avec ses 4 000 hommes, s’avance en toute tranquillité au secours du château de Colombier, dont il ignore la reddition. Il s’engage sur le chemin d’Anthon à Colombier qui serpente à travers bois, là ou précisément les 1 600 combattants dauphinois et alliés sont en embuscade dans les taillis, près du village de Janneyrias.

La colonne orangiste, étirée dans le chemin étroit, est brusquement surprise de toutes parts. La puissante cavalerie orangiste est prise au piège. Bientôt, c’est la confusion générale et le sauve qui peut en direction d’Anthon. Les fuyards abandonnent armes et bagages et se sauvent à travers bois. Plus de 200 hommes se noient en essayant de franchir le Rhône tumultueux. Ainsi s’achevait la « bataille d’Anthon ». Le Dauphiné était sauvé.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 M. Pierre Robert   Kinésithérapeute
mars 2008 En cours M. Bruno Bon DVD Agriculteur

JumelagesModifier

  • En 2015, la commune n'est pas jumelée avec une autre.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 1 049 habitants[Note 1], en augmentation de 5,64 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227221280304345373422407396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424406419390412356375322286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
318289265288292277224203177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
201225264333697917940943946
2013 2016 - - - - - - -
1 0411 049-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
L'église.
  • Tour ancienne
  • Église du XIXe siècle
  • Le site protégé du confluent de l'Ain se jetant dans le Rhône
  • Vestiges du château fort d'Anthon, du XIIe siècle, à un emplacement occupé déjà par une motte castrale et en époque gauloise et puis romaine. Il subsiste des restes du mur d'enceinte et l'arche de la porte principale, et des vestiges de l'ancienne chapelle[7],[8], près de la confluence entre le Rhône et l'Ain[9]. Le château d'Anthon est connu pour la bataille d'Anthon.

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blason De gueules, dragon d'or à tête humaine
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. http://www.isere.gouv.fr/Publications/Salle-de-presse/Derniers-communiques/Les-limites-territoriales-des-arrondissements-du-departement-de-l-Isere-seront-modifiees-le-2017
  2. a b et c Daniel Delattre et al., L'Isère - les 533 communes. Grandvilliers : Éditions Delattre, 2008. (ISBN 2-915907-40-4 et 978-2-915907-40-7).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 681.
  8. Histoire des communes de l'Isère : arrondissement de Vienne, ouvrage collectif, Éditions Horvath, 1987, pp. 277-280.
  9. Mémoires de la Société Académique de Savoie, par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, 1841, p. 447.

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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