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Grand Prix automobile de France 1957

course de Formule 1
Grand Prix de France 1957
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 77
Longueur du circuit 6,542 km
Distance de course 503,734 km
Conditions de course
Météo temps très chaud et ensoleillé
Résultats
Vainqueur Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio,
Maserati,
h 7 min 46 s 4
(vitesse moyenne : 160,960 km/h)
Pole position Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio,
Maserati,
min 21 s 5
(vitesse moyenne : 166,440 km/h)
Record du tour en course Drapeau : Italie Luigi Musso,
Ferrari,
min 22 s 4
(vitesse moyenne : 165,388 km/h)

Le Grand Prix de France 1957 (XLIIIe Grand Prix de l'A.C.F.), disputé sur le circuit de Rouen-les-Essarts le , est la soixantième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la quatrième manche du championnat 1957.

Sommaire

Contexte avant le Grand PrixModifier

Le championnat du mondeModifier

 
Juan Manuel Fangio et sa Maserati 250F : la combinaison à battre en 1957.

La saison 1957 est la quatrième se disputant sous la réglementation Formule 1 2,5 litres (moteur 2 500 cm3 atmosphérique ou 750 cm3 suralimenté, carburant libre[1]. Cette huitième édition du championnat du monde des conducteurs a commencé dans un climat de crise, les organisateurs de Grands Prix prônant la réduction de leurs frais et voulant diminuer les primes de départ accordées aux concurrents. Face à cette menace, les pilotes ont pour la première fois fondé un syndicat international, présidé par l'ancien champion Louis Chiron. Dans ce contexte, les Pays-Bas et la Belgique ont annulé leurs épreuves, en signe de protestation[2]. Les premières épreuves ont souri à Juan Manuel Fangio, de retour chez Maserati, qui s'est imposé en Argentine et à Monaco. Déjà titré à quatre reprises, le pilote argentin est une nouvelle fois largement favori cette saison. La situation est beaucoup plus difficile pour la Scuderia Ferrari, qui vient de perdre accidentellement deux de ses pilotes, Eugenio Castellotti et Alfonso de Portago, et n'a enregistré aucun résultat tangible lors des deux premières manches. Principal challenger de Fangio, le Britannique Stirling Moss a également connu un début de saison calamiteux : le premier pilote de Vanwall compte déjà seize points de retard sur son rival, ayant terminé très attardé en Argentine, et ayant achevé son Grand Prix de Monaco dans les barrières.

Le circuitModifier

 
Vue récente du hameau des Essarts (en bas à gauche, enjambant l'autoroute, la D938, empruntée par l'ancien circuit).
Article détaillé : Circuit de Rouen-les-Essarts.

Inauguré en 1950, le circuit de Rouen-les-Essarts est situé dans le parc des Essarts, sur la commune de Grand-Couronne, près de Rouen. Ce circuit naturel, créé à l'initiative du président de l'Automobile-Club normand Jean Savale, développait initialement un peu plus de cinq kilomètres. En 1955, sa longueur fut portée à six kilomètres et demi, à la suite d'importants travaux dans la partie nord. Parfois surnommé "le petit Spa", il comporte de très belles courbes, notamment le difficile virage des Six Frères dans l'impressionnante descente vers le hameau du Nouveau Monde. C'est la seconde fois que ce circuit est retenu pour une épreuve mondiale, la première datant de 1952, Alberto Ascari s'étant alors nettement imposé sur sa Ferrari à la moyenne de 129 km/h.

Monoplaces en liceModifier

  • Ferrari 801 "Usine"

Comme à Monaco, la Scuderia Ferrari est présente avec quatre monoplaces de type 801, évolution de la D50, née Lancia. Pesant 650 kg, la 801 dispose d'un moteur V8 semi-porteur d'une puissance de l'ordre de 285 chevaux[1]. Absent en principauté, Luigi Musso a repris sa place dans l'équipe, aux côtés de Peter Collins, Maurice Trintignant et Mike Hawthorn, ce dernier disposant d'un châssis allongé de quatre centimètres, son grand gabarit s’accommodant mal du cockpit de la version standard[3].

  • Maserati 250F "Usine"
 
La Maserati 250F, dominatrice du début de saison avec Fangio.

L'usine dispose de cinq 250F, une monoplace qui dispute sa quatrième saison. Trois versions allégées à empattement long sont aux mains de Juan Manuel Fangio, Jean Behra (maintenant rétabli de son accident survenu lors des reconnaissances des Mille Miles) et Harry Schell. Ces modèles pèsent 620 kg et sont animés par un moteur six cylindres en ligne d'une puissance de 270 chevaux à 8000 tr/min. Quatrième pilote de l'équipe, Carlos Menditéguy pilote un modèle plus ancien, à empattement court et un peu plus lourd. Le cinquième châssis est équipé du nouveau moteur V12, d'une puissance de l'ordre de 300 chevaux et sert de voiture de réserve, s'étant à ce jour montré moins efficace que les modèles traditionnels sur les circuits sinueux[4]. Engagé à titre privé, Le pilote britannique Horace Gould est également présent, ayant engagé sa 250F personnelle (version à empattement court).

  • Vanwall VW "Usine"
 
La Vanwall, de conception très moderne.

L'équipe de Tony Vandervell est momentanément privée de ses deux pilotes titulaires : Tony Brooks s'est légèrement blessé lors des dernières 24 Heures du Mans (son Aston Martin s'est retournée au Tertre Rouge), et Stirling Moss, victime d'une infection des sinus, a dû être hospitalisé en Angleterre. Ils sont remplacés au pied levé par Roy Salvadori (qui vient de rompre son contrat avec BRM) et par Stuart Lewis-Evans, sans volant depuis le récent arrêt d'activité de l'équipe Connaught. Les Vanwall sont des monoplaces relativement légères (570 kg) et leur moteur à quatre cylindres alimenté par injection développant environ 285 chevaux, associé à une carrosserie très profilée, leur assure une excellente vitesse de pointe. Elles bénéficient également d'un excellent système de freinage, assuré par quatre freins à disque Dunlop[5].

  • BRM P25 "Usine"

Les rapides BRM P25 s'étaient révélées très fragiles, voire dangereuses, lors de la saison précédente, et ont été sérieusement modifiées pour 1957 : deux nouveaux châssis, renforcés, ont été construits, adoptant des suspensions arrière à ressorts hélicoïdaux (au lieu de lames transversales). La lubrification de la transmission a été également fiabilisé, le précédent système ayant été à l'origine de quelques sorties de route dues à des blocages soudains[6]. Plus petites que leurs concurrentes (mises à part les minuscules Cooper à moteur central arrière), les BRM affichent un excellent rapport poids/puissance (270 chevaux pour un peu plus de 550 kg[1]). Si les évolutions ont rendu leur comportement plus sûr, leur fiabilité pèche encore, le seul résultat tangible obtenu cette saison étant la troisième place de Ron Flockhart au Glover Trophy de Goodwood, hors-championnat[7]. Salvadori a quitté l'équipe aussitôt après le Grand Prix de Monaco, Flockhart étant désormais secondé par l'espoir américain Herbert MacKay-Fraser.

  • Cooper T43 "Usine"
 
La petite Cooper-Climax T43, à moteur central arrière (ici lors d'une course historique).

John Cooper a engagé deux petites T43, monoplaces à moteur central arrière conçues à l'origine pour la formule 2, équipées pour les Grands Prix d'un moteur Coventry Climax de deux litres de cylindrée, d'une puissance de l'ordre de 180 chevaux. Ces mini F1, qui pèsent moins de 400 kg[1], sont aux mains de Jack Brabham (auteur d'une très belle course à Monaco) et de Mike MacDowel, qui fait sa première apparition en championnat.

Coureurs inscritsModifier

QualificationsModifier

Les essais qualificatifs ont lieu le vendredi matin et le samedi matin précédant la course. Absent en 1952 à cause de son grave accident de Monza, Juan Manuel Fangio découvre le circuit, et après une brève inspection déclare : « Ça, c'est pour moi[2] ! » Effectivement, dès les premiers kilomètres, le champion argentin se montre le plus rapide, surtout dans les courbes de la descente qu'il négocie tout en dérive avec une précision remarquable. Et au terme des deux journées d'essais, il s'est octroyé la pole position, battant de plus d'une seconde son coéquipier Jean Behra, pourtant très expérimenté sur cette piste. Les deux pilotes ont réalisé leurs meilleurs temps sur les versions six cylindres des Maserati 250F, chacun ayant également tourné sur la version V12, plus puissante mais malgré tout moins performante sur ce tracé[4]. Au sein de la Scuderia Ferrari, Luigi Musso s'est montré le plus rapide, complétant la première ligne de la grille de départ avec un temps très proche de celui de Behra. Légèrement en retrait, Harry Schell (Maserati) et Peter Collins se partagent la seconde ligne. En l'absence de Stirling Moss et de Tony Brooks, c'est Roy Salvadori qui a tiré le meilleur parti des Vanwall, s'octroyant le sixième temps, mais à plus de trois secondes et demie de Fangio.

Résultats des qualifications
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1   Juan Manuel Fangio Maserati 2 min 21 s 5 -
2   Jean Behra Maserati 2 min 21 s 6 + 0 s 1
3   Luigi Musso Ferrari 2 min 22 s 7 + 1 s 2
4   Harry Schell Maserati 2 min 23 s 2 + 1 s 7
5   Peter Collins Ferrari 2 min 23 s 3 + 1 s 8
6   Roy Salvadori Vanwall 2 min 25 s 1 + 3 s 6
7   Mike Hawthorn Ferrari 2 min 25 s 6 + 4 s 1
8   Maurice Trintignant Ferrari 2 min 25 s 9 + 4 s 4
9   Carlos Menditéguy Maserati 2 min 26 s 1 + 4 s 6
10   Stuart Lewis-Evans Vanwall 2 min 27 s 6 + 6 s 1
11   Ron Flockhart BRM 2 min 27 s 8 + 6 s 3
12   Herbert MacKay-Fraser BRM 2 min 29 s 9 + 8 s 4
13   Jack Brabham Cooper-Climax 2 min 30 s 9 + 9 s 4
14   Horace Gould Maserati 2 min 35 s 0 + 13 s 5
15   Mike MacDowel Cooper-Climax 2 min 38 s 6 + 17 s 1

Grille de départ du Grand PrixModifier

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[9]
1re ligne Pos. 3 Pos. 2 Pos. 1
 
Musso
Ferrari
2 min 22 s 7
 
Behra
Maserati
2 min 22 s 6
 
Fangio
Maserati
2 min 21 s 5
2e ligne Pos. 5 Pos. 4
 
Collins
Ferrari
2 min 23 s 3
 
Schell
Maserati
2 min 23 s 2
3e ligne Pos. 8 Pos. 7 Pos. 6
 
Trintignant
Ferrari
2 min 25 s 9
 
Hawthorn
Ferrari
2 min 25 s 6
 
Salvadori
Vanwall
2 min 25 s 1
4e ligne Pos. 10 Pos. 9
 
Lewis-Evans
Vanwall
2 min 27 s 6
 
Menditéguy
Maserati
2 min 26 s 1
5e ligne Pos. 13 Pos. 12 Pos. 11
 
Brabham
Cooper
2 min 30 s 9
 
MacKay
BRM
2 min 29 s 9
 
Flockhart
BRM
2 min 27 s 8
6e ligne Pos. 15 Pos. 14
 
MacDowel
Cooper
2 min 38 s 6
 
Gould
Maserati
2 min 35 s 0

Déroulement de la courseModifier

Le départ de la course est donné le dimanche après-midi aussitôt après quinze heures, par une très forte chaleur. Jean Behra, dont la Maserati n'était pas complètement immobilisée, prend la tête juste devant la Ferrari de Luigi Musso, Juan Manuel Fangio étant légèrement en retrait. Musso ne reste pas longtemps dans le sillage du pilote français ; il s'empare rapidement du commandement, avant d'aborder la descente vers le virage du Nouveau Monde et, au premier passage devant la stands, a déjà creusé l'écart sur Behra. Fangio passe en troisième position (son avant légèrement endommagé après avoir accroché l'arrière de la voiture de son coéquipier Behra dans la descente[10]), talonné par la Ferrari de Peter Collins, la Maserati d'Harry Schell et la BRM de l'étonnant Herbert MacKay-Fraser, qui dispute ici son tout premier Grand Prix de championnat. Au second tour, Fangio passe à l'attaque, déborde Behra, et se rapproche de Musso. À la fin du troisième tour, il est dans les roues du pilote italien, qu'il dépasse au début du tour suivant. Ron Flockhart a déjà abandonné, sa BRM étant sortie de la piste après avoir heurté un fût d'huile ; il s'en tire avec quelques contusions et une fêlure du fémur[10].

En tête, Fangio creuse rapidement l'écart. Après dix tours, il compte déjà près de huit secondes d'avance sur Musso, maintenant talonné par son coéquipier Peter Collins qui a facilement dépassé Behra. Ce dernier roule isolé, accusant désormais quinze secondes de retard sur l'homme de tête. Ses coéquipiers Harry Schell et Carlos Menditéguy, respectivement cinquième et sixième, sont beaucoup plus loin. Au quatorzième tour, Collins déborde Musso pour le gain de la seconde place, tandis que Menditéguy creuse l'écart sur la Ferrari de Mike Hawthorn et la BRM de MacKay-Fraser, qui se disputent âprement la septième place. Menditéguy rejoint bientôt Schell, les deux hommes vont pendant une dizaine de tours se livrer un duel fratricide pour la cinquième place, échangeant à plusieurs reprises leurs positions. Au dix-neuvième tour, le pilote argentin prend finalement le dessus, Schell devant lever le pied à cause d'un début de surchauffe de son moteur. Quelques boucles plus tard, Menditeguy va à son tour connaître des problèmes de moteur, rétrogradant en huitième position derrière Hawthorn, Lewis-Evans (bien revenu après un début de course prudent sur sa Vanwall) et Schell. À ce moment, Collins, qui se maintenait facilement en seconde position, commence à avoir des problèmes de sélecteur de vitesses et Musso en profite pour le dépasser au cours du vingt-septième tour.

Après trente tours, Fangio mène toujours très confortablement la course possédant près de vingt secondes d'avance sur Musso et vingt-cinq sur Collins. Behra, qui roule toujours isolé en quatrième position, est à plus d'une minute, son moteur ayant perdu de la puissance à cause d'un échappement fendu, et son avance sur Lewis-Evans et Hawthorn, qui roulent de concert, commence à se réduire. Lewis-Evans va cependant devoir abandonner peu après : le moteur surchauffe, et de plus la direction commence à lâcher[5]. Hawthorn retrouve la cinquième position et rattrape progressivement Behra, dont le moteur commence à perdre de l'huile, à cause d'une canalisation endommagée. En dix tours, le pilote français est rejoint, et au quarante-quatrième passage devant les tribunes Hawthorn est devant. Les Ferrari occupent désormais les seconde, troisième et quatrième places, seule celle de Maurice Trintignant ayant abandonné, l'allumage n'ayant jamais correctement fonctionné. Devant, Ayant battu à maintes reprises le record du tour, Fangio semble inaccessible, menant sa course avec aisance dans un style forçant l'admiration. Il a alors plus de quarante secondes d'avance sur Musso. Cependant, ses longs dérapages contrôlés ont généré une usure importante de ses pneus arrière[11], qui inquiète le directeur de course de l'équipe Maserati : à la fin du cinquantième tour, Nello Ugolini fait signe à son pilote de ralentir, et lui montre que son pneu arrière gauche est bon à changer[10]. Mais Fangio estime qu'il peut terminer la course sans s'arrêter. Il lève cependant légèrement le pied, permettant à Musso de revenir sur lui. Prévenu par son stand, le pilote italien fait le forcing. Il reprend environ deux secondes au tour à Fangio, et au soixante-cinquième tour, après avoir porté le record à plus de 165 km/h de moyenne, il n'est plus qu'à seize secondes du champion argentin. Celui-ci ne se départ pas de son calme, gérant son avance. Et c'est Musso qui commet l'erreur, un tête-à-queue au virage du Nouveau Monde annihilant tous ses efforts. Il parvient à repartir, toujours en seconde position, mais compte désormais cinquante secondes de retard et a perdu toute chance de victoire. La course s'achève sur un triomphe de Fangio, qui au terme d'une course magistrale remporte son quatrième Grand Prix de l'ACF. Interrogé à l'arrivée sur l'état de son pneu arrière gauche, dont le dessin a complètement disparu, il dira simplement : « ce pneu bien usé, bien lisse, me permettait précisément de mieux déraper dans les courbes[10]. » Second, Musso passe la ligne cinquante secondes, précédant ses coéquipiers Collins (qui malgré ses problèmes de boîte de vitesses a pu rallier l'arrivée) et Hawthorn, qui compte un tour de retard. Moteur hors d'usage à la fin de son soixante-dixième tour, Behra s'est arrêté juste avant la ligne d'arrivée et a attendu l'arrivée victorieuse de Fangio pour la franchir, ce qui lui permet d'être classé. Son dernier tour n'est cependant pas crédité car effectué dans un laps de temps trop important[12], et le pilote français perd ainsi le bénéfice de sa cinquième place au profit de Schell.

Classements intermédiairesModifier

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, troisième, cinquième, dixième, vingtième, trentième, quarantième, cinquantième et soixante-cinquième tours[13].

Classement de la courseModifier

 
Troisième victoire de rang pour Juan Manuel Fangio, à la conquête d'un cinquième titre mondial.
Pos No Pilote Voiture Tours Temps/Abandon Grille Points
1 2   Juan Manuel Fangio Maserati 77 3 h 07 min 46 s 4 1 8
2 10   Luigi Musso Ferrari 77 3 h 08 min 37 s 2 (+ 50 s 8) 3 7
3 12   Peter Collins Ferrari 77 3 h 09 min 52 s 4 (+ 2 min 06 s 0) 5 4
4 14   Mike Hawthorn Ferrari 76 3 h 08 min 35 s 1 (+ 1 tour) 7 3
5 6   Harry Schell Maserati 70 3 h 09 min 00 s 9 (+ 7 tours) 4 2
6 4   Jean Behra Maserati 69 3 h 07 min 50 s 2 (+ 8 tours) 2
7 24   Mike MacDowel
  Jack Brabham
Cooper-Climax 68 3 h 08 min 32 s 5 (+ 9 tours) 15
Abd. 8   Carlos Menditéguy Maserati 30 Panne moteur 9
Abd. 18   Stuart Lewis-Evans Vanwall 30 Direction 10
Abd. 20   Roy Salvadori Vanwall 25 Panne moteur 6
Abd. 28   Herbert MacKay-Fraser BRM 24 Transmission 12
Abd. 16   Maurice Trintignant Ferrari 23 Panne électrique 8
Abd. 22   Jack Brabham Cooper-Climax 4 Accident 13
Abd. 30   Horace Gould Maserati 4 Arbre de transmission 14
Abd. 26   Ron Flockhart BRM 2 Accident 11
  • Jean Behra a couvert 70 tours, seuls 69 étant crédités, son dernier tour n'ayant pas été accompli suffisamment rapidement pour être comptabilisé selon la réglementation de l'ACF[14].

Pole position et record du tourModifier

Tours en têteModifier

Classement général à l'issue de la courseModifier

  • attribution des points : 8, 6, 4, 3, 2 respectivement aux cinq premiers de chaque épreuve et 1 point supplémentaire pour le pilote ayant accompli le meilleur tour en course (signalé par un astérisque)
  • Le règlement permet aux pilotes de se relayer sur une même voiture, les points éventuellement acquis étant alors partagés. En Argentine, González et Portago marquent un point chacun pour leur cinquième place.
  • Sur neuf épreuves qualificatives initialement prévues pour le championnat du monde 1957, huit seront effectivement courues, le Grand Prix de Belgique, programmé le 2 juin, et le Grand Prix des Pays-Bas, programmé le 16 juin[15], ayant été annulés. À la suite de ces défections, la Commission sportive internationale intégrera le Grand Prix de Pescara (épreuve traditionnellement hors championnat) au calendrier mondial.
Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points  
ARG
 
MON
 
500
 
FRA
 
GBR
 
ALL
 
PES
 
ITA
1   Juan Manuel Fangio Maserati 25 8 9* - 8
2   Sam Hanks Epperly 8 - - 8 -
3   Jim Rathmann Epperly 7 - - 7* -
  Luigi Musso Ferrari 7 - - - 7*
5   Jean Behra Maserati 6 6 - - -
  Tony Brooks Vanwall 6 - 6 - -
7   Harry Schell Maserati 5 3 - - 2
8   Carlos Menditéguy Maserati 4 4 - - -
  Masten Gregory Maserati 4 - 4 - -
  Jimmy Bryan Kuzma 4 - - 4 -
  Peter Collins Ferrari 4 - - - 4
12   Stuart Lewis-Evans Connaught 3 - 3 - -
  Paul Russo Kurtis Kraft 3 - - 3 -
  Mike Hawthorn Ferrari 3 - - - 3
15   Maurice Trintignant Ferrari 2 - 2 - -
  Andy Linden Kurtis Kraft 2 - - 2 -
17   José Froilán González Ferrari 1 1 - - -
  Alfonso de Portago Ferrari 1 1 - - -
  Stirling Moss Maserati 1 1* - - -

À noterModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d (en) Adriano Cimarosti, The complete History of Grand Prix Motor racing, Aurum Press Limited, , 504 p. (ISBN 1-85410-500-0)
  2. a b et c Chris Nixon, Mon Ami Mate, Éditions Rétroviseur, , 378 p. (ISBN 2-84078-000-3)
  3. a et b L'année automobile 1957-1958 - éditeur : Edita S.A., Lausanne
  4. a et b Christian Moity et Serge Bellu, « La galerie des championnes : la Maserati 250 F », Revue L'Automobile, no 394,‎
  5. a et b Christian Moity, « Les Vanwall 1957, prélude à la gloire », Revue Automobile historique, no 13,‎
  6. Christian Moity et Gérard Flocon, « BRM, une tumultueuse histoire », Revue L'Automobile, no 382,‎
  7. Christian Naviaux, Les Grands Prix de Formule 1 hors championnat du monde, Éditions du Palmier, , 128 p. (ISBN 2-914920-05-9)
  8. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  9. (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  10. a b c et d Revue L'Automobile n°136 - août 1957
  11. Revue Moteurs - 3e trimestre 1957
  12. Gérard Crombac, 50 ans de formule 1 - Les années Clark, Editions E-T-A-I, , 271 p. (ISBN 2-7268-8464-4)
  13. Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière, , 882 p.
  14. (en) David Hayhoe et David Holland, Grand Prix data book, Duke Marketing Ltd, , 567 p. (ISBN 0 9529325 0 4)
  15. Revue Moteurs - 1er trimestre 1957