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Mignovillard

commune nouvelle du Jura, France
(Redirigé depuis Froidefontaine (Jura))

Mignovillard
Mignovillard
La mairie.
Blason de Mignovillard
Blason
Mignovillard
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Laurent-en-Grandvaux
Intercommunalité Champagnole Nozeroy Jura
Maire
Mandat
Florent Serrette
2016-2020
Code postal 39250
Code commune 39331
Démographie
Gentilé Mignovillageois
Population
municipale
804 hab. (2016)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 30″ nord, 6° 07′ 36″ est
Altitude Min. 770 m
Max. 1 189 m
Superficie 53,82 km2
Localisation

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Mignovillard
Liens
Site web mignovillard.fr

Mignovillard est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura.

Le elle est créée sous le statut de commune nouvelle après la fusion de l'ancienne commune de Mignovillard et de Communailles-en-Montagne[1].

Ses habitants sont appelés les Mignovillageois et Mignovillageoises. Ils étaient surnommés les Glorieux, eu égard à la richesse de la commune en forêts.

GéographieModifier

Située à mi-chemin entre Pontarlier et Champagnole et d’une superficie de 54 km2 (après la fusion avec Communailes) dont une grande partie est boisée, Mignovillard est la troisième plus vaste commune du département du Jura. La commune est également l’un des plus importants propriétaires forestiers de la région avec près de 1 000 ha, et a été, à ce titre, très touchée par la tempête de décembre 1999. L’exploitation du bois est, depuis plusieurs siècles, la principale richesse de la commune.

Cette caractéristique forestière est un identifiant fort pour la commune et ses habitants. Elle apporte une diversité des paysages, de la faune et de la flore (milieux naturels protégés,tourbières...). C’est, enfin, le support idéal pour la pratique du ski de fond l’hiver au Chalet de la Bourre, départ d’une dizaine de pistes (de 2 à 20 km) sur les hauteurs de la commune, mais aussi pour la pratique de la promenade et de la randonnée (pédestre, équestre, VTT) à travers les multiples chemins qui traversent la commune.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Carte de Cassini.

Moyen ÂgeModifier

La première mention de Mignovillard date du XIIIe siècle. À l’époque, le village dépendait de la seigneurie de Nozeroy.

Temps modernesModifier

Mignovillard a été incendié par l’armée de Saxe-Weimar en 1639 lors de la Guerre de Dix ans.

Par l'intervention de Jean-François-Xavier Girod (1735-1783), médecin de Louis XVI et natif de Mignovillard, la comtesse de Lauragais (Pauline Louise de Brancas de Villars ?) a fait une importante dotation de 700 hectares de forêt par un acte du . Cette donation privait les habitants des communes du canton de Nozeroy de certains droits sur les forêts remises en toute propriété aux habitants de Mignovillard, et ils manifestèrent leur mécontentement et leur jalousie en engageant plusieurs procès rendus tous à l'avantage exclusif des habitants de Mignovillard qui en tirèrent gloire et profit. Depuis lors, les habitants de Mignovillard ont été surnommés les Glorieux.

Époque contemporaineModifier

En 1803, un incendie a également détruit les deux-tiers du village de Magnovillard.

En 1813, Communailles absorbe Boucherans.

En 1837, Pierre Melet a découvert sur le bord du chemin conduisant à Mouthe, un trésor qui se composait de monnaies d’or, d’argent et de billon, aux types de Charles Quint, d’Emmanuel Philibert, comte de Savoie, de Philippe II, roi d’Espagne, d’Henri II, de Louis XIII et Louis XIV, rois de France et d’une petite pièce de Constantin le Grand, empereur romain.

Magnovillard, Petit-Villard et Communailles étaient desservis de 1927 jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale par la ligne électrifiée de Sirod à Boujailles des Chemins de fer vicinaux du Jura.

À la faveur du mouvement de regroupement de communes lancé dans les années 1960-1970, Mignovillard a fusionné avec Petit-Villard en 1966 (la commune s'appelait alors Mignovillard-Petit-Villard) puis avec Froidefontaine et Essavilly en 19732.

Mignovillard (ancienne commune) et Communailles-en-Montagne forment ensemble la commune nouvelle de Mignovillard, au . Cette création initiée par les conseils municipaux a été approuvée par la population des deux communes lors d'une consultation le [2], et officialisée par un arrêté préfectoral du 30 novembre 2015[1].

Le , en matinée, un avion militaire Dassault Mirage 2000-D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s'est écrasé sur les hauteurs de la commune faisant deux morts, le capitaine Baptiste Chirié et le lieutenant Audrey Michelon[3].

Politique et administrationModifier

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Mignovillard (ancienne commune)
(siège)
39331 CC du Plateau de Nozeroy 49,81 743 (2013) 15


Communailles-en-Montagne 39161 CC du Plateau de Nozeroy 4,01 48 (2013) 12

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 En cours Florent Serrette[4] SE  

Jusqu'aux prochaines élections municipales de 2020, le conseil municipal de la nouvelle commune est constitué de tous les conseillers municipaux issus des conseils des anciennes communes[1].

JumelagesModifier

  Walheim (France) depuis 1991

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2014. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2016[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 797 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
2014
797
Population municipale [8].
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

La nouvelle scierie Chauvin, implantée sur un terrain de 20 ha après avoir été pendant plusieurs décennies au cœur du village, témoigne du fort attachement à la forêt.

Mignovillard est une commune rurale où l’activité agricole reste encore bien présente, avec une vingtaine d’exploitations agricoles de vaches laitières essentiellement. On remarquera aussi les deux coopératives fromagères, qui produisent en particulier du Comté AOC ou encore du Morbier. Ces activités agricoles sont essentielles car elles concourent aussi à l’entretien et la préservation du patrimoine naturel.

À côté de la forêt et de l’agriculture, Mignovillard est également un bourg actif et structurant au niveau du bassin de vie. S'y trouvent, entre autres, nombre de commerces et de services à la population : épicerie, boulangerie, coiffeur, fromageries, garage, agence postale communale, artisans, entreprises diverses, médecin, accueil périscolaire, école, associations, équipements sportifs et de loisirs, nombreuses animations...

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-Michel[9]Modifier

Au début, Mignovillard et ses annexes dépendaient, du point de vue religieux, de l’église de Mièges. Les prieurs et moines étaient envoyés par l’abbé de Saint-Claude ou de Cluny. En 1300, Hugues, archevêque de Besançon, avait autorisé l’érection d’une chapelle à Mignovillard, mais sans dispenser les habitants de se rendre à Mièges pour leurs devoirs religieux.

En 1304, Honoré et Nicolas du Sapial (ou du Capital), au nom des communautés de Mignovillard, Froidefontaine, Boucherans, Communailles-en-Montagne, Bief-du-Fourg, Fontaine Demanges (aujourd’hui Fourg-Demanche), Mibois, etc. exposent à l’autorité qu’ils étaient si éloignés de Mièges qu’en hiver, ils ne peuvent sans grande difficulté et sans grave danger se réunir à Mièges pour les divins offices, ou s’y rendre en temps voulu. Les suppliants prièrent donc leurs supérieurs d’y apporter remède et les pouvoirs d’un chapelain qui leur administre les sacrements dans la chapelle déjà construite à Mignovillard.

La requête était trop bien fondée en raison pour n’être pas octroyée. L’autorité épiscopale se contente de réserver les droits du Recteur de Mièges, elle fixait d’autre part les honoraires du Chapelain qui ne pouvait être frustré de son salaire.

Chaque habitant cultivant avec un ou deux bœufs donnait douze deniers ou une mesure (appelée guba) du meilleur froment qu’il aura récolté.

M. grillon parait avoir le premier joui de ce bénéfice, en qualité de vicaire de Mignovillard.

Les habitants demandèrent ensuite un cimetière à Mignovillard même, jusqu’alors, en effet, tous les défunts de la paroisse recevaient la sépulture dans l’église de Mièges ou dans le cimetière adjacent. Cette demande reçut également bon accueil et dès 1448, les défunts furent ensépulturés auprès de leur église de Saint-Michel. Les familiers assistaient aux obsèques et aux anniversaires qui se célébraient dans la chapelle vicariale.

Les habitants avaient à cœur l’entretien de leur église, qui devenait trop petite pour la population. Des réparations importantes en firent un édifice convenable, si bien que le , Monseigneur Henri Potin de Besançon, en fit la consécration solennelle, le lendemain de l’église de Nozeroy. Saint Michel en fût toujours titulaire.

Réserve naturelle régionale de la seigne des BarbouillonsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean-François-Xavier Girod, médecin de Louis XVI, dont la maison natale est située au centre de Magnovillard. Dans le registre paroissial de 1735, on trouve sa naissance avec comme mention en marge : « introducteur de la vaccine en Franche-Comté, médecin de Louis XVI »[10].

HéraldiqueModifier

  Blason D’or à une potence de sinople à dextre, à laquelle est appendu un chaudron de tenné surchargé d’un bourg d’argent, à deux sapins de sinople mouvant du flanc senestre et brochant l’un sur l’autre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. a b et c « Recueil des actes administratifs de la préfecture du Jura, no 57, page 19 », .
  2. « Mignovillard - Commune nouvelle : résultats de la consultation des électeurs », sur www.mignovillard.fr (consulté le 27 décembre 2015).
  3. Sophie Courageot, « Crash du Mirage 2000 dans le Jura : la boite noire de l'avion a été retrouvée », sur france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte, 15 javier 2019 (consulté le 21 janvier 2019).
  4. Compte-rendu du conseil municipal du 4 janvier 2016.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2009 .
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années [ 2012]
  9. Extrait du Bulletin municipal de Mignovillard - Édition 1991
  10. Professeur Croulebois-Girod : "le docteur Girod de Mignovillard" 1880.