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Mignovillard (ancienne commune)

commune déléguée du Jura, France
(Redirigé depuis Petit-Villard (Mignovillard))

Mignovillard
commune disparue
Mignovillard (ancienne commune)
Mairie de Mignovillard
Blason de Mignovillard commune disparue
Blason
Drapeau de Mignovillard commune disparue
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Laurent-en-Grandvaux
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Nozeroy
Code postal 39250
Code commune 39331
Démographie
Gentilé Mignovillageois
Population 743 hab. (2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 30″ nord, 6° 07′ 36″ est
Altitude Min. 799 m
Max. 1 189 m
Superficie 49,81 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Mignovillard
Localisation

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Mignovillard
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Mignovillard
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Mignovillard est une ancienne commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes du Plateau de Nozeroy.

Le elle fusionne avec sa voisine Communailles-en-Montagne pour donner naissance à la nouvelle commune de statut commune nouvelle nommée Mignovillard[1].

Ses habitants sont appelés les Mignovillageois. Ils étaient surnommés les Glorieux eu égard à la richesse de la commune en forêts.

GéographieModifier

Située à 900 mètres d’altitude, à mi-chemin entre Pontarlier et Champagnole et d’une superficie de 50 km2 dont une grande partie est boisée, Mignovillard est la quatrième plus vaste commune du département du Jura. La commune est également l’un des plus importants propriétaires forestiers de la région avec près de 1 000 ha, et a été, à ce titre, très touchée par la tempête de décembre 1999. L’exploitation du bois est, depuis plusieurs siècles, la principale richesse de la commune.

Cette caractéristique forestière est un identifiant fort pour la commune et ses habitants. Elle apporte une diversité des paysages, de la faune et de la flore (milieux naturels protégés, tourbières...). C’est, enfin, le support idéal pour la pratique du ski de fond l’hiver au Chalet de la Bourre, départ d’une dizaine de pistes (de 2 à 20 km) sur les hauteurs de la commune, mais aussi pour la pratique de la promenade et de la randonnée (pédestre, équestre, VTT) à travers les multiples chemins qui traversent la commune.

HistoireModifier

 
Carte de Cassini.

Moyen ÂgeModifier

La première mention de Mignovillard date du XIIIe siècle. À l’époque, le village dépendait de la seigneurie de Nozeroy.

Temps modernesModifier

Mignovillard a été incendié par l’armée de Saxe-Weimar en 1639 lors de la Guerre de Dix ans.

Époque contemporaineModifier

En 1803, un incendie a également détruit les deux-tiers du village de Magnovillard.

En 1837, Pierre Melet a découvert sur le bord du chemin conduisant à Mouthe, un trésor qui se composait de monnaies d’or, d’argent et de billon, aux types de Charles Quint, d’Emmanuel Philibert, comte de Savoie, de Philippe II, roi d’Espagne, d’Henri II, de Louis XIII et Louis XIV, rois de France et d’une petite pièce de Constantin le Grand, empereur romain.

À la faveur du mouvement de regroupement de communes lancé dans les années 1960-1970, Mignovillard a fusionné avec Petit-Villard en 1966 (la commune s'appelait alors Mignovillard-Petit-Villard) puis avec Froidefontaine et Essavilly en 1973[2].

Le 9 janvier 2019 en matinée, un avion militaire Dassault Mirage 2000-D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s'est écrasé sur les hauteurs de Mignovillard faisant deux morts, le capitaine Baptiste Chirié et le lieutenant Audrey Michelon[3].

HéraldiqueModifier

Article connexe : Armorial des communes du Jura.
  Blason D'or à la potence de sinople à dextre à laquelle est appendu un chaudron de tenné surchargé d'un bourg d'argent, à deux sapins de sinople mouvant du flanc senestre et brochant l'un sur l'autre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
29 novembre 1944 17 mai 1945 Marcel Bonnet   nommé par le CDL
17 mai 1945 26 octobre 1947 Marcel Bonnet   élu
26 octobre 1947 12 août 1948 Thérèse Serrette SE  
12 août 1948 mars 1965 Léon Serrette SE  
mars 1965 mai 1976 Henri Besançon SE  
mai 1976 février 1980 Pierre Landry SE  
février 1980 mars 1995 Pierre Paget SE  
mars 1995 mars 2008 Pierre Perret SE  
mars 2008 mars 2014 Anne Tarrius[4] SE  
mars 2014 31 décembre 2015 Florent Serrette[5],[6] SE  

Pas de maire délégué pour cette ancienne commune[1].

JumelagesModifier

  Walheim (France) depuis 1991

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 743 habitants, en augmentation de 21,6 % par rapport à 2008 (Jura : -0,23 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
636632656756721771770773734
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707726692699696734758725753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
680601543476461497480458504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
511529715662654649640719743
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

La nouvelle scierie Chauvin, implantée sur un terrain de 20 ha après avoir été pendant plusieurs décennies au cœur du village, témoigne d'ailleurs de ce fort attachement à la forêt.

Autre caractéristique de Mignovillard : c’est une commune rurale où l’activité agricole reste encore bien présente, avec une vingtaine d’exploitations agricoles de vaches laitières essentiellement. On remarquera aussi les deux coopératives fromagères, qui produisent en particulier du Comté AOC ou encore du Morbier. Ces activités agricoles sont essentielles car elles concourent aussi à l’entretien et la préservation du patrimoine naturel de la commune.

À côté de la forêt et de l’agriculture, Mignovillard est également un bourg actif et structurant au niveau du bassin de vie. On y trouve, entre autres, un grand nombre de commerces et de services à la population : épicerie, boulangerie, coiffeur, fromageries, garage, agence postale communale, artisans, entreprises diverses, médecin, accueil périscolaire, école, associations, équipements sportifs et de loisirs, nombreuses animations...

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

VoiesModifier

46 odonymes recensés à Mignovillard
au 17 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 0 0 0 0 0 1 [N 1] 0 0 2 38 0 5 [N 2] 46
Notes « N »
  1. Place du 19-Mars-1962
  2. Voie(s) en relation avec divers hameaux, quartiers, lieux-dits, écarts, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Église Saint-Michel[10]Modifier

Au début, Mignovillard et ses annexes dépendaient, du point de vue religieux, de l’église de Mièges. Les prieurs et moines étaient envoyés par l’abbé de Saint-Claude ou de Cluny. En 1300, Hugues, archevêque de Besançon, avait autorisé l’érection d’une chapelle à Mignovillard, mais sans dispenser les habitants de se rendre à Mièges pour leurs devoirs religieux.

En 1304, Honoré et Nicolas du Sapial (ou du Capital), au nom des communautés de Mignovillard, Froidefontaine, Boucherans, Communailles-en-Montagne, Bief-du-Fourg, Fontaine Demanges (aujourd’hui Fourg-Demanche), Mibois, etc. exposent à l’autorité qu’ils étaient si éloignés de Mièges qu’en hiver, ils ne peuvent sans grande difficulté et sans grave danger se réunir à Mièges pour les divins offices, ou s’y rendre en temps voulu. Les suppliants prièrent donc leurs supérieurs d’y apporter remède et les pouvoirs d’un chapelain qui leur administre les sacrements dans la chapelle déjà construite à Mignovillard.

La requête était trop bien fondée en raison pour n’être pas octroyée. L’autorité épiscopale se contente de réserver les droits du Recteur de Mièges, elle fixait d’autre part les honoraires du Chapelain qui ne pouvait être frustré de son salaire.

Chaque habitant cultivant avec un ou deux bœufs donnait douze deniers ou une mesure (appelée guba) du meilleur froment qu’il aura récolté.

M. Grillon parait avoir le premier joui de ce bénéfice, en qualité de vicaire de Mignovillard.

Les habitants demandèrent ensuite un cimetière à Mignovillard même, jusqu’alors, en effet, tous les défunts de la paroisse recevaient la sépulture dans l’église de Mièges ou dans le cimetière adjacent. Cette demande reçut également bon accueil et dès 1448, les défunts furent ensépulturés auprès de leur église de Saint-Michel. Les familiers assistaient aux obsèques et aux anniversaires qui se célébraient dans la chapelle vicariale.

Les habitants avaient à cœur l’entretien de leur église, qui devenait trop petite pour la population. Des réparations importantes en firent un édifice convenable, si bien que le 4 mai 1488, Monseigneur Henri Potin de Besançon, en fit la consécration solennelle, le lendemain de l’église de Nozeroy. Saint Michel en fût toujours titulaire.

Réserve naturelle régionale de la seigne des BarbouillonsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean-François-Xavier Girod, médecin de Louis XVI, originaire de Mignovillard où la maison natale est située au centre du village. Grâce à son intervention, la comtesse de Lauragais a fait une importante dotation de 700 ha de forêt par un acte du 23 septembre 1773. Cette donation privait les habitants des communes du canton de Nozeroy de certains droits sur les forêts remises en toute propriété aux habitants de Mignovillard, et ils manifestèrent leur mécontentement et leur jalousie en engageant plusieurs procès qui se terminèrent tous à l'avantage exclusif des habitants de Mignovillard qui en tirèrent gloire et profit. Depuis lors, les habitants de Mignovillard ont été surnommés les Glorieux.
Dans le registre paroissial de 1735, on trouve sa naissance avec comme mention en marge : « introducteur de la vaccine en Franche-Comté, médecin de Louis XVI »[11].

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. a et b « Recueil des actes administratifs de la préfecture du Jura, n° 57, page 19 »,
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Sophie Courageot, « Crash du Mirage 2000 dans le Jura : la boite noire de l'avion a été retrouvée », sur france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte, 15 javier 2019 (consulté le 21 janvier 2019)
  4. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  5. Commune de Mignovillard
  6. Réélu le 4 janvier 2016 à la suite de la création de la commune nouvelle. Source : compte-rendu du conseil municipal du 4 janvier 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  10. Extrait du Bulletin municipal de Mignovillard - Édition 1991
  11. Professeur Croulebois-Girod : "le docteur Girod de Mignovillard" 1880.