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Escamps (Yonne)

commune française du département de l'Yonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Escamps.

Escamps
Escamps (Yonne)
Le château d'Avigneau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Auxerrois
Maire
Mandat
Christian Chaton
2014-2020
Code postal 89240
Code commune 89154
Démographie
Gentilé Escampois
Population
municipale
890 hab. (2016 en augmentation de 1,83 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 49″ nord, 3° 28′ 27″ est
Altitude Min. 141 m
Max. 300 m
Superficie 22,21 km2
Localisation

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Escamps

Escamps est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Escampois.

Sommaire

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Jusqu'au XVIIe siècle, la paroisse d'Escamps porte très majoritairement le nom d'Escamps-Saint-Germain. L'abbaye bénédictine de Saint-Germain d'Auxerre possédait en effet plusieurs des hameaux du finage. Pour autant, le finage comprenait de très nombreux autres hameaux ne relevant pas des moines, mais de la seigneurie d'Avigneau.

Hameaux de la paroisseModifier

Escamps (bourg), Avigneau, Vaumarlou, la Grilletière, Semilly, Pouligny, Nantennes, les Huilliers, une partie de Crosles (l'autre partie relevant de Coulangeron).

Antiquité et Haut Moyen ÂgeModifier

La voie romaine d'Auxerre à la Loire passant par Entrains, arrivait du plateau de Trémilly, franchissait le ru de Beaulches à Avigneau, et poursuivait ensuite sur la ligne de crête entre Nantennes et Chery. Il aurait existé un atelier de frappe monétaire à Avigneau à l'époque mérovingienne.

Époque médiévaleModifier

Vers 1158, le comte Guillaume de Nevers mène la guerre contre Narjot de Toucy, Gibaud de Saint-Vérain et Guillaume de Dampierre. Il met des garnisons à Diges et à Escamps durant les combats. Pour compenser les dégâts, il donne aux moines de Saint-Germain d'Auxerre la moitié du nouveau village qu'il bâtit dans le bois de Tuaul près d'Auxerre en 1159. Par la suite en 1171, les habitants empêchent les soldats du comte Gui de Nevers de loger au château d'Escamps : il y a des morts. En compensation, le comte donne la famille d'un serf. En 1176, ce même comte abandonne son droit de gîte à Escamps.

Guerre de Cent AnsModifier

Dans la première phase de la guerre de Cent Ans, à la suite du traité de Brétigny en 1360, les compagnies françaises, anglaises et navarraises sont licenciées. Désœuvrées, elles se répandent sur le territoire et y vivent sur les populations qu'elles « écorchent ». Malgré les ordres royaux contraires donnés pour diminuer le nombre de points fortifiés à reprendre et à défendre, les habitants décident de se défendre en fortifiant leurs églises. C'est le cas à Escamps. Membre du Conseil de Régence à l'origine de cette doctrine militaire, l'évêque d'Auxerre excommunie les habitants. Le pape annule l'excommunication en 1364, considérant que les habitants avaient déjà assez à faire avec les horreurs de l'époque sans que l'Église y ajoute des sanctions aussi lourdes[1].

En 1405, les troupes de Bertrand Boétard et de Thomas Cybale viennent depuis la Loire ravager Diges et Escamps. Dans la seconde phase de la guerre de Cent Ans, au printemps 1419, cette même église fortifiée servira de point de défense à des Armagnacs qui y soutiendront un siège de dix-sept jours contre une compagnie bourguignonne[2] venue de Troyes : l'écuyer Guyot de Corbetrin et le chevalier Ferrandos de Sarrabie sont blessés dans les rangs bourguignons. Dès le début de l'année 1421, Escamps retombe au pouvoir des Armagnac.

Seigneurie d'AvigneauModifier

Le hameau d'Avigneau est le siège du château et de la seigneurie du même nom[3]. Le château accueille François Ier le 13 novembre 1541. La seigneurie couvre plusieurs hameaux et a des fiefs vassaux. La chapelle Sainte-Reine a accueilli une messe locale jusque récemment.

La famille Marie, issue de la magistrature et plus anciennement du milieu marchand d'Auxerre, reprend cette seigneurie et la conserve jusqu'en 1789.

Personnalités liées à la communeModifier

  • François de Maraffin, capitaine huguenot durant les guerres de Religion, il est tué à Paris le 24 août 1572, lors de la Saint-Barthelémy.
  • Nicolas Ansel, lieutenant (c'est-à-dire juge) d'Avigneau, il demeure à Gy-l'Évêque où sa descendance se fixe aux XVIIe et XVIIIe siècles[4]. Il abjure le protestantisme dans les jours qui suivent la Saint-Barthélémy. Époux de Catherine Leviste. On peut suspecter qu'il soit en lien avec Thomas Ancel, originaire d'Entrains, brûlé à Auxerre pour fait d'hérésie.
  • Thomas Marie, né en 1616 à Auxerre. Seigneur des Chesnez et du Petit Monéteau en 1653. En 1652, la bataille de Bléneau est une victoire pour les armées royales. Pourtant dans les jours précédant cette bataille, l'armée royale était en déliquescence. Magistrat d'Auxerre, Thomas Marie a su rallier les troupes affolées et les envoyer à la bataille. Il est anobli en 1660. Il acquiert la seigneurie d'Avigneau vers 1661. Il meurt en 1689. Sa descendance, tout en conservant la seigneurie, domine le bailliage-présidial d'Auxerre jusqu'à la Révolution.
  • Le chanoine Clavel de Saint-Geniez, curé de la paroisse du 14 février 1848 au 1er juillet 1850.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Christian Chaton[5] DVG Retraité de l'enseignement

Il ne faut pas confondre Christian Chaton avec son homonyme, l'ancien conseiller général (UMP) du canton de Sainte-Marie-aux-Mines.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 890 habitants[Note 1], en augmentation de 1,83 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0081 0291 0101 0021 0531 0751 0801 1101 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0841 0671 0451 0541 0651 0231 002923871
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
838815773683691605651612619
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
554505469564685710792804893
2016 - - - - - - - -
890--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
Chapelle d'Avigneau.
 
Ru d'Escamp près du château.

Pour approfondirModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

OuvrageModifier

  • Nicolas Martin, La France fortifiée : Châteaux, villes et places fortes, Paris, Nathan, (ISBN 2-09-284371-0).

ArticleModifier

  • Étienne Meunier, « Les églises et les bourgs fortifiés du Sénonais et des pays de l'Yonne », Bulletin de la Société Archéologique de Sens, no 33,‎ .

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Meunier 1990
  2. Martin 1990, p. 146
  3. Antoine Gullois. Le château d'Avigneau. Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, année 1913, 67e volume
  4. Etienne Meunier. La famille Ansel, de Gy-l'Evêque. Bulletin de la Société généalogique de l'Yonne
  5. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 22 décembre 2013.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Notice no PA00113682, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, , 544 p. (présentation en ligne), p. 245
  12. Notice no PA00113681, base Mérimée, ministère français de la Culture