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Gy-l'Évêque

commune française du département de l'Yonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gy et L'Évêque.

Gy-l'Évêque
Gy-l'Évêque
Église Saint-Phal de Gy-l'Évêque.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité CC du Pays Coulangeois
Maire
Mandat
Jean-Luc Bretagne
2014-2020
Code postal 89580
Code commune 89199
Démographie
Population
municipale
453 hab. (2016 en diminution de 1,74 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 20″ nord, 3° 32′ 57″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 298 m
Superficie 15,02 km2
Localisation

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Gy-l'Évêque

Gy-l'Évêque est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

  Chevannes Vallan  
Escamps N Jussy
O    Gy-l'Évêque    E
S
Migé

HistoireModifier

Dans son ensemble, le territoire paroissial est la propriété des évêques d'Auxerre depuis le règne de Charles le Chauve. Il est principalement traversé par un chemin allant d'Auxerre à Courson, les chemins d'Avigneau, d'Escamps, de Coulanges n'étant que des dessertes de finages. Le grand chemin d'origine romaine passe très au large au Nord (voie romaine d'Auxerre à Entrains).

Aliéné entre 912 et 914 par le vicomte d'Auxerre pendant cinq ou six ans, le domaine est racheté à grand frais par l'évêque saint Betton (év. 915-918) peu avant 918[1]. Pour autant, le lieu ne dispute pas à Regennes (paroisse d'Appoigny) et à Varzy (Nièvre) le statut de résidence épiscopale. Les évêques y investissent régulièrement, bâtissant maison de pierre, chapelle, plantant des vignes (peu avant 1114) ; grange de pierre, maisons, autres vignes (entre 1152 et 1167) ; maisons, four, toujours des vignes (peu avant 1182). La "Maison de l'évêque" citée dans le terrier des environs de 1325 précède le château ruiné de 1612. Ce bâtiment n'est pas documenté après la guerre de Cent Ans.

Le censier des environs de 1325 cite la maison et le clos de l'évêque, l'église, la halle, le four et des rues : la Grande Rue, la rue Chievre, la rue de Coste-Boire, la rue de la Fontaine et la rue de Chanion[2]. Cette voirie subsiste de nos jours malgré les destructions considérables survenues localement durant la phase terminale du combat opposant le duc Charles le Téméraire à Louis XI.

Aux XIIIe et XIVe siècles un maire et un forestier gèrent les droits épiscopaux, le premier rendant en outre la justice la plus modeste.

Au début du XVIe siècle, la paysannerie du village entre majoritairement sous le contrôle de la bourgeoisie d'Auxerre, ce qui n'était pas le cas précédemment. Cette faiblesse est confirmée par l'absence de fortification du village, comme au moins 65 autres paroisses des pays de l'Yonne sauront le faire, après le désastre de Pavie. Il est vrai que le hameau de Vallan partage avec le siège de la paroisse les habitants.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, un receveur gère les droits locaux de l'évêque.

La paroisse s'étend jusqu'à la Révolution à la fois sur le village de Gy-l'Évêque et sur l'annexe de Vallan. Cette dernière devient tardivement une commune de plein exercice.

Ancien RégimeModifier

Prés, vignobles et labours fournissent la subsistance de la population agricole durant des siècles. Le village est dans l'orbite économique de la ville d'Auxerre.

Sur le plan judiciaire, il est administré par un lieutenant et un procureur fiscal de la seigneurie (épiscopale). Par ce biais, la famille Ansel se fait connaître dans les environs et y administre de nombreuses justices seigneuriales[3].

Aux XVIe et XVIIe siècles, des notables d'Auxerre d'apparence noble (les Fouldriat[4] et les Leclerc) croisent des écuyers locaux (de La Ferrière et de La Roche).

Le passage de la route d'Auxerre à Nevers procure une importance routière au village jamais connue alors, et justifiant un temps la présence de commerces et d'artisans.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 2010 en cours Jean-Charles Guillaume[5]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 453 habitants[Note 1], en diminution de 1,74 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
486514505541575574619650609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586635655621623630640614581
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
588580533466420391405404458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
396381430354443417459465457
2016 - - - - - - - -
453--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

L'église paroissiale est patronnée par saint Phal[10]. Appuyée contre un talus, faisant face à une place publique, elle a été victime de deux effondrements. À l'issue du second effondrement (1924), les pouvoirs publics ont classé les ruines, s'engageant de ce fait à "les maintenir en état". Seul le clocher a survécu, la sonnerie des cloches ayant son utilité. La presse internationale[réf. souhaitée] cite la statue de bois du "Christ aux orties" (en fait un grand Christ en croix) trouvé dans les décombres par un apprenti bouilleur de cru à la recherche de combustible.

L'action du curé Paul Verrier, doyen de Coulanges-la-Vineuse, puis de Jean Meunier (1927-2012), ont permis à l'Association du Christ aux orties de financer la remise à niveau des murs de l'église, la couverture de la nef, du chœur, des bas-côtés, la pose des vitraux et le rangement des moellons et éboulis dans un hangar.

Sur le monument aux morts pacifiste se trouvent les inscriptions « GUERRE à la GUERRE » et « PAIX entre tous les PEUPLES ». C'est un des monuments aux morts pacifistes français.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'église Saint-Phal de Gy-l'Évêque s'est effondrée deux fois, au XVIe siècle et en 1924. Elle a été classée par arrêté en 1925 et 1929.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Paul Nicolas en 1957.
  • Mariette Brion, ancienne députée et sénatrice de la Charente y est née le 6 avril 1908[11].
  • L'ancien international football puis président de la LFP, Paul Nicolas, y est mort dans un accident de voiture le 3 mars 1959.

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 211.
  2. Étienne Meunier. Le censier de Gy-l'Évêque. Cahier généalogiques de l'Yonne, tome XXI, 2015, p. 15 à 48.
  3. Étienne Meunier, « La famille Ansel, de Gy-l'Évêque », Bulletin de liaison de la Société Généalogique de l'Yonne, no 3, 1982.
  4. Étienne Meunier, « La famille (de) Fouldriat, de Coulanges-la-Vineuse et d'Auxerre », Cahiers généalogiques de l'Yonne, tome VIII, 1992.
  5. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Saint Phal sur paroisses89.cef.fr.
  11. Biographie de Mariette Brion sur le site de l’Assemblée nationale.