Electron (fusée)

lanceur spatial à deux étages

Electron
Microlanceur spatial
Lancement d'une fusée Electron en 2020
Lancement d'une fusée Electron en 2020
Données générales
Pays d’origine Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau des États-Unis États-Unis
Constructeur Rocket Lab
Premier vol
Période développement 2014-2018
Statut Opérationnel
Lancements (échecs) 20 (3 échecs)
Hauteur 18 mètres
Diamètre 1,2 mètre
Masse au décollage 12 500 kg
Étage(s) 2 + 1 (option)
Base(s) de lancement Māhia, Nouvelle Zélande
Charge utile
Orbite basse version initiale 225 kg
version améliorée : 300 kg
Orbite héliosynchrone version initiale 150 kg
version améliorée : 200 kg
Motorisation
Ergols LOX + RP-1
1er étage 9 x Rutherford
Poussée : 162 knewtons
2e étage 1 x Rutherford
Poussée : 22 kN
3e étage Photon (option)
Missions
Nano-satellites orbite basse ou
haute/interplanétaire (étage Photon)

Electron est un micro lanceur conçu pour placer en orbite de petits satellites et développé par la société Rocket Lab en Nouvelle-Zélande. Son premier vol a eu lieu en 2017. Ce lanceur présente plusieurs particularités originales comme l'utilisation de moteurs électriques pour faire tourner les turbopompes, une structure réalisée majoritairement en matériau composite à base de fibre de carbone pour alléger sa masse et le recours systématique à l'impression 3D pour la fabrication des composants de ses moteurs-fusées. Electron est un lanceur bi-étages de 18 mètres de haut, de 1,2 mètre de diamètre et d'une masse de 12,5 tonnes. La propulsion est assurée par des moteurs-fusées développés par le constructeur brûlant un mélange de kérosène et d'oxygène liquide. Le lanceur est conçu pour placer une charge utile de plus de 150 kilogrammes sur une orbite héliosynchrone (environ 500 km). Le vol est commercialisé au prix de cinq millions de dollars américains.

Le constructeur du lanceur Electron, la société Rocket Lab, est créée en 2006 par l'ingénieur Peter Beck dans le but de fabriquer et commercialiser des fusées-sondes. La décision de développer le lanceur Electron découle d'une étude réalisée au début de la décennie 2010 pour le compte du département de la Défense des États-Unis. Rocket Lab décide de se positionner sur le marché du lancement des nanosatellites (satellites d'une masse maximale de quelques dizaines de kilogrammes), en tablant sur une forte croissance de ce segment. La société développe l'Electron à l'aide de fonds privés fournis par des sociétés américaines et néo-zélandaises. En 2015, la NASA passe commande d'un vol d'essai avec l'objectif d'évaluer l'utilisation du lanceur Electron pour la mise en orbite de ses nanosatellites. Après un premier vol infructueux en 2017, le lanceur, lancé depuis un site aménagé par la société dans la péninsule de Mahia (Île du Nord en Nouvelle-Zélande), réussit à placer sa charge utile en orbite le 21 janvier 2018.

HistoriqueModifier

Rocket Lab constructeur de fusées-sondesModifier

Le lanceur Electron est développé par la société aérospatiale Rocket Lab créée en juin 2006[1] en Nouvelle-Zélande par l'ingénieur aérospatial Peter Beck. La société a fait ses débuts en développant la fusée-sonde Ātea-1 lancée pour la première fois avec succès en novembre 2009.

Développement du lanceur ElectronModifier

En décembre 2010, le constructeur néo-zélandais obtient un contrat auprès de l'Operationally Responsive Space Office (ORS), un service du département de la Défense des États-Unis chargé de mettre à disposition des solutions de lancement de petits satellites souples et économiques. Celui-ci lui demande d'étudier la conception d'un lanceur léger à faible coût spécialisé dans le lancement de nanosatellites (satellites d'une masse maximale de quelques dizaines de kilogrammes comprenant les CubeSats). Le développement du lanceur Electron est décidé en reprenant l'objectif d'abaissement des coûts de lancement des nanosatellites, dont le marché est en pleine expansion. Ces petits satellites sont jusque-là placés en orbite en tant que charge utile secondaire par des lanceurs traditionnels[2]. Electron vise à fournir une solution plus souple que celle de ces lanceurs. De par sa conception, le lanceur est optimisé pour une fréquence de tirs élevée et pour la desserte de l'orbite héliosynchrone. Rocket Lab table à l'époque sur une croissance de 60 % de ce marché au cours des cinq années à venir. L'Electron est commercialisé avec un coût de lancement de cinq millions de dollars américain. Il peut placer une charge utile totale de 150 kg sur une orbite héliosynchrone (environ 500 km) et de 225 kg sur une orbite terrestre basse. Le financement du développement du nouveau lanceur, évalué à 100 millions de dollars américains, est fourni par plusieurs sociétés de capital risque américaines et néo-zélandaises[3].

Durant l'année 2015, Rocket Lab a effectué 87 tirs de fusées-sondes qui lui permettent d'accumuler une grande expérience. À cette date, les moteurs-fusées Rutherford, qui doivent propulser le nouveau lanceur, subissent avec succès de nombreuses mises à feu sur banc d'essais et un premier lancement de l'Electron est alors prévu fin 2015. En octobre 2015, la NASA annonce qu'elle décide de financer le développement du lanceur néo-zélandais ainsi que celui de deux autres mini-lanceurs pour disposer d'un lanceur adapté à la mise en orbite des satellites CubeSats. Rocket Lab doit recevoir, de la NASA, 6,9 millions de dollars américains pour réaliser un vol orbital de démonstration d'ici avril 2018[4].

Implantation sur le territoire américainModifier

Pour capter une clientèle majoritairement américaine (DARPA, Aerojet Rocketdyne et Lockheed Martin), la société installe officiellement son siège social à Los Angeles en 2013, le site de conception et de fabrication restant en Nouvelle-Zélande[2]. Un site de 14 000 m2 réunissant un atelier d'assemblage et le siège social est créé au 14520, Delta Lane au Huntington Beach en Californie à cette date[5]. En octobre 2019, la société emploie 500 personnes dont 400 en Nouvelle-Zélande[6].

Premiers volsModifier

Vol inaugural (25 mai 2017)Modifier

Le premier des trois tirs d'essai, baptisé « It's a Test », est effectué le [7],[8]. Le vol n'emporte aucun satellite mais seulement une masse inerte et des instruments de mesure destinés à évaluer le comportement du lanceur en vol. L'orbite visée est 300 x 500 km avec une inclinaison orbitale de 83°. Les différentes phases semblent se dérouler correctement. Les séparations des étages puis de la coiffe se déroulent comme prévu mais le lanceur ne parvient pas à placer en orbite sa charge utile[9].

L'analyse des télémesures transmises durant le vol permettent par la suite de déterminer l'origine de la défaillance. Le lanceur est monté jusqu'à une altitude de 224 kilomètres mais 4 minutes après le décollage, le sous-traitant chargé de la réception des télémesures perd le contact avec le lanceur. En application des procédures de sûreté standard, les opérateurs déclenchent les commandes de destruction du lanceur. Au moment de sa destruction, le lanceur suit la trajectoire prévue et son fonctionnement est normal. La perte des télémesures découle d'une erreur dans le paramétrage de la transmission. Le code correcteur (typiquement transmission de bits de parité), qui permet de corriger les erreurs de transmission, n'est pas activé. Le problème est apparu lorsque la distance s'est accrue réduisant le rapport signal sur bruit dans la transmission et introduisant des erreurs rendant illisible les données émises par les systèmes du lanceur. Selon le constructeur d'Electron, la correction de cette erreur est très simple[10].

Premier succès (21 janvier 2018)Modifier

Pour le vol suivant, Rocket Lab corrige le mouvement de rotation excessif du lanceur qui s'est manifesté durant le vol. Le premier vol hormis ce point s'est bien déroulé et la seule modification apportée au lanceur est l'allongement du réservoir du deuxième étage de 50 cm, ce qui permet de prolonger la durée de fonctionnement de 50 secondes. Ce deuxième vol, baptisé « Still Testing », est retardé 6 fois entre décembre 2017 et janvier 2018 en raison des conditions météorologiques, du trafic orbital, des lanceurs et des problèmes de sécurité de l'aire de répartition[10],[11]. Il a finalement lieu le 21 janvier 2018 et place avec succès sa charge utile sur une orbite héliosynchrone. Sa charge utile est constituée par trois satellites CubeSats : 2 Lemur conçus pour le suivi de navires et un Dove[12].

Un succès commercialModifier

Dès le deuxième vol de l'Electron, un troisième étage optionnel (kick stage), baptisé Photon, est utilisé. Celui-ci comporte un moteur-fusée à ergols liquides réallumable baptisé Curie d'une poussée de 120 Newtons qui permet de déployer les satellites sur différentes orbites. Il peut emporter 150 kilogrammes[13]. L'Electron devient rapidement un succès commercial qui domine le marché occidental des lanceurs légers. Trois vols sont effectués en 2028, six en 2019, sept en 2020 (1 échec) et six en 2021 (1 échec)[14]. En aout 2020 une augmentation des performances d'une prochaine version est annoncée principalement grâce à une amélioration des batteries. La capacité en orbite basse passe à 300 kilogrammes et en orbite héliosynchrone (500 km) à 200 kg. Pour les missions qui utilisent la plateforme Photon, la nouvelle version permet de lancer une charge utile (instrments) de 180 kilogrammes[15].

Développement d'une version réutilisableModifier

Pour faire face à la cadence élevée des lancements (3 vols ont lieu en 2018 et 6 en 2019), Rocket Lab étudie la réutilisation du premier étage. L'objectif n'est pas de réduire les coûts. Il n'est pas prévu qu'à l'image de la Falcon 9, l'étage remette à feu ses moteurs pour ralentir. La version réutilisable aurait donc une charge utile à peu près similaire à la version actuelle (225 kg en orbite basse). Le scénario de récupération comprend l'utilisation des moteurs pour orienter l'étage en maintenant les moteurs à l'avant. La base de l'étage et les moteurs sont modifiés pour résister aux températures subies durant le retour sur Terre (jusqu'à 2400°C). Une fois que la vitesse a chuté, un parachute pilote est ouvert puis un parachute principal. L'étage doit être récupéré en vol par un hélicoptère pour récupérer l'étage en vol. Celui-ci doit ensuite le déposer sur un navire positionné au large des côtes[16],[17]. En 2021 la première phase de la récupération (le retournement et le freinage passif) est testée avec succès. Pour ces tests l'étage amerrit et il n'est pas réutilisable[18].

Version interplanétaireModifier

En octobre 2019, Rocket Labs annonce qu'elle développe une nouvelle version du troisième étage Photon pouvant remplir toutes les fonctions d'une plateforme (propulsion, navigation, énergie, télécommunications, contrôle d'attitude) pour une charge utile avec la capacité de placer un engin en orbite basse ou sur une orbite interplanétaire. Dans ce dernier cas sa capacité est de 40 kilogrammes grâce à l'adoption d'une nouvelle version de son moteur Curie baptisée HyperCurie[19]. L'étage Photon dans sa version interplanétaire doit être testé avec le lancement du CubeSat 6U Capstone de la NASA qui sera lancé vers la Lune en 2022. L'étage doit être également utilisé pour lancer les sondes spatiales jumelles EscaPADE de l'agence spatiale américaine qui doivent se placer en orbite autour de la planète Mars en 2024 ainsi qu'une sonde atmosphérique du MIT à destination de la planète Vénus (Rocket Lab Venus Mission)[20].

Caractéristiques techniquesModifier

Electron est un lanceur bi-étages de 17 mètres de haut et de 1,2 mètre de diamètre dont la structure est réalisée majoritairement en matériau composite à base de fibre de carbone pour alléger sa masse. La masse totale au lancement est de 12,55 tonnes. Reprenant l'architecture du lanceur Falcon 9, les deux étages sont propulsés par le même modèle de moteur-fusée à ergols liquides brûlant un mélange de kérosène et d'oxygène liquide. Ces moteurs, mis au point par le constructeur de l'Electron et baptisés Rutherford, utilisent des turbopompes qui ne tournent pas grâce à des turbines à gaz mais sont entraînées par des moteurs électriques sans balais. Cette technique permet d'obtenir un rendement de 95% au lieu des 50% habituels d'un cycle générateur de gaz et simplifie de manière significative la construction des moteurs en limitant le nombre de pièces (vannes, tuyauterie) tout en réduisant les contraintes thermodynamiques. Les deux moteurs électriques associés à chaque moteur-fusée, de la taille d'une canette, tournent à 40 000 tours par minute en fournissant une puissance de 50 chevaux. Ils sont alimentés par des accumulateurs lithium-ion. La chambre de combustion du moteur est fabriquée en utilisant l'impression 3D[21]. Le moteur Rutherford mis en œuvre au niveau du premier étage a une poussée au sol de 18 kilonewtons (kN) et de 21 kN dans le vide avec une impulsion spécifique de 303 secondes. Chaque moteur consomme environ 7 kilogrammes d'ergols par seconde lorsque sa poussée est nominale[22],[3].

Premier étageModifier

Le premier étage est haut de 12,1 mètres pour un diamètre de 1,2 mètre et une masse à vide 950 kg. Sa masse au lancement est de 9,25 tonnes. Le premier étage est propulsé par huit moteurs Rutherford disposés en cercle plus un moteur situé au milieu. La poussée totale au décollage est de 162 kilonewtons avec un pic de 192 kN lorsque l'atmosphère se raréfie. L'énergie est fournie par 13 accumulateurs lithium-ion installées à la périphérie de la jupe arrière de l'étage. Les accumulateurs fournissent 1 mégawatt durant la phase propulsée de l'étage qui dure environ 152 secondes. Les ergols sont injectés dans les turbopompes en étant mis sous pression par de l'hélium. Le contrôle d'attitude du lanceur est réalisé en agissant sur l'orientation de chacun des 9 moteurs. Après l'extinction des moteurs, l'étage est largué à l'aide d'un système pneumatique développé en interne[22].

Deuxième étageModifier

Le second étage est long de 2,4 mètres pour un diamètre de 1,2 mètre et une masse à vide de 250 kg. Il emporte 2 150 kg d'ergols. Il est propulsé par un unique moteur Rutherford comportant une tuyère allongée et ayant une poussée de 22 kN avec une impulsion spécifique de 333 secondes. La phase propulsive dure environ 310 secondes. L'énergie est fournie aux turbopompes par 3 accumulateurs lithium-ion, dont deux sont largués en cours de vol après épuisement de leur charge pour réduire la masse à propulser. Le moteur est orientable pour le contrôle en lacet et roulis. Un propulseur à gaz froid est utilisé pour le contrôle du roulis durant la phase propulsée et pour le contrôle d'attitude dans les 3 axes durant les phases non propulsées[3].

CoiffeModifier

La coiffe réalisée en matériau composite a un diamètre de 1,2 mètre pour une hauteur de 2,5 mètres et une masse de 50 kg. Son largage est réalisée par un système pneumatique qui la sépare en deux demi-coques. Le volume disponible sous la coiffe permet d'accueillir les satellites de la classe prise en charge par le lanceur. Le lanceur est conçu pour que le client puisse réaliser dans ses propres installations l'intégration de la charge utile dans la coiffe. Le composite résultant est alors envoyé dans un conteneur climatisé à Rocket Lab qui peut le placer au sommet du lanceur en quelques heures. Cette offre permet également de répondre aux contraintes de confidentialité des charges utiles du gouvernement américain[3].

Etage photonModifier

Selon la version utilisée, le troisième étage optionnel Photon peut être utilisé pour simplement placer les satellites sur des orbites différentes ou en tant que plateforme d'un engin placé sur une orbite terrestre ou interplanétaire. Il fournit l'énergie grâce à ses panneaux solaires et dispose d'une capacité de changement de vitesse de 4 km/s dans sa version interplanétaire. Il est stabilisé 3 axes à l'aide de moteurs à gaz froid et comporte un système de communications fonctionnant en bande S et en bande X. La propulsion est assurée par un moteur baptisé Hyper Curie dans la version interplanétaire qui peu être allumé à plusieurs reprises. Celui-ci brûle un mélange d'ergols hypergoliques et est alimenté par mise sous pression des réservoirs.

Le lanceur Electron et les autres lanceurs de nanosatellites en cours de développement (mise à jour : 14 avril 2019)
Lanceur : Electron LauncherOne Vector-R SPARK SS-520
Constructeur Rocket Lab Virgin Orbit Vector Launch (en) Université d'Hawaï
Laboratoires Sandia
JAXA
Pays   Nouvelle-Zélande¹   États-Unis   Japon
Charge utile Orbite terrestre basse : 225 kg
Orbite héliosynchrone : 150 kg
Orbite terrestre basse : 500 kg
Orbite héliosynchrone : 300 kg
Orbite héliosynchrone : 50 kg Orbite héliosynchrone : 275 kg Orbite terrestre basse : 4 kg
Statut Opérationnel Tests en vol En développement Tests en vol Tests en vol
Premier vol 2017 2020 Prévu en 2019 2015 2017
Vols / Échecs 13/2 2/1 0 1/1 2/1
Masse 12,5 tonnes ~30 tonnes 5-6 tonnes 25 tonnes 2,6 tonnes
Dimension Hauteur :14 m, Diamètre : 1,2 m H : ~21 m, D : 1,8 m H : 12 m, D : 1,2 m H : 18 m, D : 1,32 m H : 9,54 m, D : 0,52 m
Autres caractéristiques techniques Turbopompes électriques Lanceur aéroporté Dérivé de la fusée-sonde Strypi Dérivé d'une fusée-sonde
Cout d'un lancement 5 millions de dollars américains visé : 12 million de dollars américains 1,5 million de dollars américains
¹Société américaine d'un point de vue juridique

Installations de lancementModifier

 
Le Rocket Lab Launch Complex 1, le 3 septembre 2016.

Rocket Lab construit en 2016 une base de lancement en Nouvelle-Zélande dans la péninsule de Māhia sur l'île du Nord sur la côte de l'océan Pacifique qui est inaugurée le 26 septembre 2016. Le Rocket Lab Launch Complex 1 (en) permet d'effectuer des tirs permettant d'atteindre toutes les orbites pertinentes pour la clientèle visée en particulier l'orbite héliosynchrone utilisée par les satellites d'observation de la Terre. Le site de lancement comprend une station de poursuite, un hangar permettant l'assemblage du lanceur et une aire de lancement. Le lanceur est transporté depuis le bâtiment d'assemblage à l'horizontale suspendu à un véhicule combinant le mât érecteur et la plate-forme de tir puis redressé à la verticale une fois le pas de tir atteint. Le centre de contrôle de mission se trouve dans la capitale néo-zélandaise Auckland, à environ 500 km de la base de lancement. Rocket Lab prévoit de créer une ligne de fabrication et des installations de lancement également aux États-Unis au centre spatial Kennedy et en Alaska. Elle prévoit d'augmenter sa capacité de production pour permettre si nécessaire d'effectuer 2 vols par semaine[9].

Déroulement d'un lancementModifier

Déroulement d'un lancement (2e vol)[23].
Heure (T : heure décollage) Événement
T-180 secondes Début de la séquence automatique du compte à rebours
T-2 s Mise à feu des moteurs du premier étage
T Décollage
T+150 s Extinction des moteurs du premier étage
T+154 s Largage du premier étage qui tombe dans l'océan Pacifique
T+156 s Mise à feu du moteur du second étage
T+184 s Largage de la coiffe
T+494 s Extinction du second étage
T+511 s Largage des nanosatellites

Historique des volsModifier


1
2
3
4
5
6
7
8
  •   Échecs
  •   Succès
  •   Prévus

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Rocket Lab Celebrates Rich Ten-Year », sur https://www.rocketlabusa.com, (consulté le ).
  2. a et b (en) « Rocket Lab: the Electron, the Rutherford, and why Peter Beck started it in the first place », spaceflightinsider.com, .
  3. a b c et d (en) Patric Blau, « Electron The first “battery-powered” Rocket », sur spaceflight101 (consulté le )
  4. (en) Jason Davis, « NASA-sponsored SmallSats Get Dedicated Rides to Space », The Planetary Society, .
  5. (en) Hannah Madans, « Rocket Lab moves HQ to Huntington Beach, near Boeing complex, and is hiring », sur https://www.ocregister.com/, (consulté le ).
  6. (en) John Anthony, « 'Complex and diverse': New Zealand Space Agency reveals Rocket Lab customers' satellite plans », sur stuff.co.nz, .
  7. Futura, « Electron, le lanceur de Rocket Lab, va voler pour la première fois », Futura,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (en) « Rocket Lab successfully makes it to space », sur https://www.rocketlabusa.com/, (consulté le ).
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  10. a et b (en) Patric Blau, « Maiden Electron Launch Cut Short by Faulty Ground Equipment », sur spaceflight101, .
  11. Loren Grush, « Rocket Lab's rocket is launching again soon — and this time it'll carry satellites to space », The Verge,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Patric Blau, « “Still Testing” – Rocket Lab’s Electron Reaches Orbit on Second Test Flight », sur spaceflight101,
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  17. (en) Mihir Neal, « Rocket Lab suffers failure on Electron’s 20th mission », sur nasaspaceflight.com,
  18. (en) Jeff Foust, « Rocket Lab launches BlackSky satellites », sur spacenews.com,
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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier