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OHB-System, édifice # 1 et SAR-Lupe, édifice d'intégration.
OHB-System, édifice # 3.

OHB-System (Orbitale Hochtechnologie Bremen - Orbital High-technology Bremen) est une entreprise du domaine spatial située à Brême, Allemagne du Nord, ayant son origine dans OHB-Technology AG.

OHB-System est un fournisseur de systèmes dans les domaines de la télématique, de la technologie spatiale, et des services pour la sécurité et les satellites.

La société est fondée en 1958 en tant qu'équipementier de systèmes pour la marine et ses activités glissèrent vers l'ingénierie spatiale en 1981 quand elle est reprise par le professeur Manfred Fuchs. En 2012, OHB-System emploie environ 1 900 personnes[1].

FilialesModifier

Après une première période allemande, OHB a racheté des petits constructeurs actifs dans le secteur spatial depuis 2006

  • OHB Teledata GmbH (secteur télématique jusqu'en 2002).
  • Aerotech Peissenberg GmbH (secteur aéronautique).
  • Kayser-Threde GmbH (secteur spatial).
  • MT Aerospace AG (secteur aérospatial).
  • LuxSpace Sàrl (secteur spatial).
  • Carlo Gavazzi Space S.p.A. (secteur spatial).
  • Antwerp Space N.V. (secteur spatial).
  • OHB Sweden (secteur spatial).

ProgrammesModifier

OHB-System travaille sur de nombreux programmes prestigieux nationaux et internationaux relatifs aux petits satellites, aux vols habités, ainsi qu'aux technologies pour la sécurité et la reconnaissance.

Lors du salon aéronautique international de Berlin en 2006, la société présente :

  • CONDOR / ARDS, un système modulaire de reconnaissance aérienne.
  • Mona Lisa, une étude de planification et de mise en œuvre d'un programme d'exploration lunaire.

En 2018, l'Institut Laue-Langevin et l'European Synchrotron Radiation Facility annoncent un partenariat avec OHB-System. Les capacités de ces organismes de recherche en matière de caractérisation des matériaux permettent à ce secteur de pointe d'accomplir de grands progrès techniques[2].

Satellites de télécommunications et de télédétectionModifier

  • BREMSAT
  • SAFIR 1 et 2
  • BIRD / RUBIN
  • ABRIXAS
  • SAR-Lupe, le premier système de reconnaissance par satellite allemand.
  • Heinrich Hertz, satellite de télécommunications.
  • HiROS, satellites d'observation infrarouge.

Micro-gravité à bord de l'ISSModifier

Réalisation des racks pour la Station spatiale internationale :

GalileoModifier

Le 7 janvier 2010, la Commission européenne attribue un contrat de 566 millions d'euros pour construire les 14 premiers satellites opérationnels du système de navigation satellitaire Galileo à OHB-System et Surrey Satellite Technology Limited (SSTL)[3]. Les deux premiers sont prêts en octobre 2012.

Le 2 février 2012, OHB-System remporte un nouveau contrat de 255 millions d'euros, portant sur 8 satellites complémentaires[1].

En 2013, un retard important est annoncé pour le programme à cause de la défaillance d'OHB, ceux-ci faisant appel à une aide d'Astrium et de Thales Alenia Space, valant une polémique quant à la gouvernance du programme et le choix d'OHB[4],[5].

Météosat troisième générationModifier

En 2011, OHB-System est choisie par Thales Alenia Space, maître d'œuvre du programme Météosat troisième génération (MTG) pour fournir les plates-formes des satellites, ainsi que la réalisation des deux sondeurs analysant la colonne d'atmosphère entre le satellite et la Terre, le tout pour un contrat de 750 millions d'euros, nécessitant l'embauche de 40 % d'effectifs supplémentaires[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Charles Foucault, « OHB, le paradoxe du Petit Poucet de l'espace », dans Air & Cosmos, No 2312, 11 mai 2012
  2. (en) « Institut Laue-Langevin (ILL) and ESRF collaborate on space technologies », sur scitecheuropa.eu, (consulté le 16 août 2018)
  3. Dow Jones, « Bruxelles attribue plus de EUR1 md de contrats pour Galileo », dans EasyBourse, 7 janvier 2010, en ligne www.easybourse.com
  4. Michel Cabirol, « Satellites : panne allemande pour le programme Galileo », dans La Tribune, 10 octobre 2013, en ligne sur le site www.latribune.fr
  5. Laurent Marcaillou, « Galileo : OHB appelle Thales à la rescousse », dans Les Echos, 29 octobre 2013, en ligne sur le site www.lesechos.fr

AnnexesModifier