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Douvrend

commune française du département de la Seine-Maritime

Douvrend
Douvrend
La rue principale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Dieppe-2
Intercommunalité Communauté de communes Falaises du Talou
Maire
Mandat
Luc Piquet
2014-2020
Code postal 76630
Code commune 76220
Démographie
Population
municipale
523 hab. (2016 en augmentation de 5,44 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 12″ nord, 1° 19′ 25″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 186 m
Superficie 17,96 km2
Localisation

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Douvrend est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

GéographieModifier

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ToponymieModifier

Mentionné sous les formes Dowrenc (1034), Douvrenc (vers 1060), Dovrent (1111 - 1131), Douvrendo (1263)[1].

Les formes les plus anciennes impliquent une formation germanique en -ing-, corroborée par la découverte d'une nécropole mérovingienne de type nettement francique (voir ci-dessous).

Cependant, les formes les plus récentes pourraient constituer un retour à l'archétype originel *Dubrentum, dont l'existence est renforcée par la présence du hameau de Douvrendel (attesté vers 1240). Il est formé du mot gaulois dubron eau (*dubron, plur. dubra, eaux). Ce terme est attesté en celtique insulaire vieil irlandais dobur, eau, ainsi qu'en gallois dwr, eau, et en breton dour, eau[2].

En toponymie, on le retrouve dans Douvres (Calvados, Dovero 1035 - 1037 ; Jura ; Haute-Savoie), Douvres (GB) et avec le suffixe -inum dans Douvrin (Pas-de-Calais, Dovrin XIIe siècle)[3].

Le second élément est alors le suffixe gaulois -entum, qui a servi à former les dérivés Nogent (Novientum, sur novio, nouveau, neuf) et Drevant (Derventum, sur dervo, chêne).

HistoireModifier

Au hameau de Beauvert, dans le Champ de l'Arbre ont été exhumés au XIXe siècle, 150 à 200 cadavres placés dans des fosses de craie et accompagnés d'un mobilier funéraire du Haut Moyen Âge. Les objets recueillis furent déposés à la bibliothèque de Dieppe ou au Musée départemental des antiquités (Rouen). En 1865, l'abbé Cochet, assisté de P. H. Cahingt[4], entreprit une fouille sur une portion de cette ancienne nécropole qu'il data du VIe siècle et du VIIe siècle. Il découvrit 140 sépultures disposées en 25 rangées nord-sud et orientées est-ouest comme à Londinières, ce que les archéologues allemands nomment Reihengräberfriedhof. Aucun plan précis de ce cimetière ne nous est parvenu.

Parmi le mobilier, on distingue :

  • une paire de grandes fibules ansées en argent doré, une épingle en argent doré, une paire de fibules ansées en bronze doré, une applique en bronze estampé, des boucles d'oreille en argent, un argenteus (monnaie en argent) de Justinien du VIe siècle et un antoninien de Claude le Gothique, percé, il devait servir d'ornement, une aiguille en argent, une bague en or ;
  • vingt-quatre vases de terre, dont certains étaient remplis de coquillages ;
  • un vase de verre à ocelles de couleur verdâtre, un bol verdâtre bullé de forme évasée, un collier de perles de verres, une boule de cristal ;
  • un fauchard (32 cm), une petite hache (11 cm) dissymétrique à tranchant incliné vers le bas, une hache en fer (11,2 cm), un Langsax (un scramasaxe long, de 45,5 cm), une pointe de lance à flamme triangulaire, 11 autres fers de lance, quatre saxes courts (poignard), un bouclier rond (de type germanique) avec son umbo et son manipule, un « sabre », cinq francisques et vingt-et-une autres scramasaxes[5], etc.

On a repéré les restes d'un cheval dans une fosse, selon une coutume déjà évoquée par Tacite au Ier siècle dans La Germanie, mais cette pratique se développe surtout aux VIe-VIIe siècles. Cependant, rares sont les découvertes de ce type en Gaule mérovingienne, mais on peut citer l'exemple de la nécropole d'Envermeu où plusieurs squelettes de chevaux ont été identifiés avec leurs mors à côté ou des tombes mérovingiennes de Saint-Dizier. En revanche, cette pratique d'enterrer des chevaux entiers ou des quartiers du même animal est répandue en Europe du Nord[6].

Le circuit de Dieppe sur lequel se sont courus quatre Grands prix de l'ACF passait par Douvrend.

Le village a été desservi par la ligne de chemin de fer secondaire Amiens - Aumale - Envermeu de 1906 à 1947.

Depuis le 1er mai 1956, la Fête du travail de Douvrend est marquée par la Fête des tracteurs. En effet, chaque année, les agriculteurs de la commune et des alentours se réunissent et défilent dans Douvrend avec leurs tracteurs. Après une messe dédiée au travail des agriculteurs, le curé bénit les tracteurs qui défilent devant lui. Il s'ensuit le verre de l'amitié puis la dégustation du cochon de lait. Cet évènement est devenu une véritable tradition dans la commune qui se développe de plus en plus.

Politique et administrationModifier

 
Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 André Pegard    
mars 2008 mars 2014 Claude François    
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Luc Piquet    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 523 habitants[Note 1], en augmentation de 5,44 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
890572615657711807736760784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
768711650637660648649596603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
591591556496514485463483509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
503476461414449465488492495
2013 2016 - - - - - - -
509523-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Sainte-Madeleine.

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, OCLC 6403150, LCCN 80100776)
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003.
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Originaire de Londinières
  5. Isabelle Rogeret, Seine-Maritime 76 in Carte archéologique de la Gaule, éditions Maison des sciences de l'Homme, Paris, 1998.
  6. Marie Cécile Truc, « Une tombe de cheval », Archéologia, n°461, décembre 2008, p.38.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.