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Dommartin-lès-Toul

commune française du département de Meurthe-et-Moselle
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Dommartin-lès-Toul
Dommartin-lès-Toul
Mairie.
Blason de Dommartin-lès-Toul
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Laurent Guyot
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54167
Démographie
Population
municipale
2 007 hab. (2016 en diminution de 0,25 % par rapport à 2011)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 14″ nord, 5° 54′ 31″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 295 m
Superficie 6,87 km2
Localisation

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Dommartin-lès-Toul

Dommartin-lès-Toul est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

Le ban communal de Dommartin-lès-Toul, d'une superficie de 687 Hectares, est divisé en deux zones morphologiques. De part et d'autre de l'ancienne Route Toul-Nancy (et l'autoroute A31 aujourd'hui) se trouvent : au nord, la plaine alluviale de la Moselle dans son lit Majeur (altitude moyenne 202 m) au sud, le relief (env 266 m) laissé par le creusement de la rivière dans les couches plissées des fonds marins, aux âges géologiques.

 
Ban communal de Dommartin-lès-Toul

D'après les données Corine land Cover , le territoire de cette commune comprend (en 2017) près de 50 % de zones agricoles et prairies, à égalité 15 à 16 % de forêts et zones urbanisées et fait remarquable, 11 % de surfaces en eau.

Dans ce relief, arrosé par la Moselle (Rivière), le village (zonages cadastraux A) s'étend au sud de la route d'accès à Toul, tandis qu'un zone commerçante (Zonage ZL) a pris place au raccordement entre cette liaison et la route vers Villey-le-Sec (D 909). Les bois communaux (Zonage OB) ferment l'espace au sud-est et le ban de la commune voisine (Gondreville) au nord-est.

Les terres du lit de la Moselle sont en prairies ou cultures ou font l’objet d'exploitations de gravières (ZH et ZO)

ToponymieModifier

Ecclesia Domni Martini cum villa et sylva (890), Domnus Martinus secus Mosellam (XIIe siècle), Dompmartin-sus-Muselle (1346) et Dompnus Martinus ante Tullum (1384), sont les graphies rencontrées dans le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[1].

Le toponyme vient du latin médiéval Domnus Martinus, où Dom(i)nus, littéralement seigneur, maître désigne le saint. Ce type de toponyme, qui fait d'un saint le maître et le protecteur d'un lieu et de ses habitants, est particulièrement fréquent au Haut Moyen Âge. En l'espèce, le nom du village apparaît en 880 sous la forme latine (ecclesia) Domni Martini cum villa et sylva[2] (église de Saint-Martin/Dommartin avec le village et le bois).

Il a d'abord été situé par rapport à la Moselle : Domnus Martinus secus Mosellam au XIIe siècle et "Dommartin-sur-Moselle" en 1346, avant de l'être par rapport à Toul : Dompnus Martinus ante Tullum (littéralement Dommartin devant Toul) en 1384, enfin "Dommartin-les-Toul" en 1862[3].

HistoireModifier

La carte géologique du toulois[4] montre que des terrains mésozoïques appartenant aux Systèmes triasique et jurassique affleurent en Lorraine et notamment à Dommartin (Toarcien, bajocien...)

[5] Or, Les terrains toarciens (Jurassique Inférieur) d'Europe occidentale sont bien connus pour leurs grandes richesses paléontologiques. (Les falaises de Whitby, le long des côtes du Yorkshire (Angleterre) et, surtout, les célèbres carrières d'Holzmaden, dans le Baden-Wurttemberg (Allemagne), sont les gisements toarciens les mieux connus).

Ceci explique la découverte d'un squelette de Steneosaurus, et de dents de crocodiliens sur le ban de la commune.


PréhistoireModifier

[6] Dans une publication faisant l'état des connaissances de l'exploitation de la pierre avant l'age du bronze dans la vallée de la Moselle, Abel Lieger[7] et R Marquet expliquent ainsi la découverte régulière d'outils en quartzite taillés comme à Dommartin :

"Arrosé par la Moselle, qui dessine sa grande boucle à l'Ouest de Nancy, et par ses affluents, l'Ache, le Terrouin, la Bouvade, le Toulois est constitué par un plateau creusé de nombreuses vallées et dominé par des côtes boisées, dont les sommets atteignent 350 à 400 m. Sa situation privilégiée pour la pêche et la chasse dut attirer et fixer très tôt les populations primitives. Les sols sableux des vallées et des terrasses, faciles à cultiver, permirent de bonne heure des établissements sédentaires."

 
Nucléus pour le débitage d'outils (-Musée de Toul)

Epoque romaineModifier

Le répertoire archéologique de Jules Beaupré[8] cite M Dufresne qu'une publication des études touloises reprend en ces termes :

[9]A 3 km de Toul, à gauche de la route de Toul à Nancy, entre Dommartin et Gondreville, à "l'Ancien Couvent", sur une superficie considérable, s'étendaient les vestiges d'une villa gallo-romaine, recouverts d'une quantité de débris de tuileaux, de briques, de poteries. Sis sur le versant de la colline, face à Toul, le bâtiment principal comprenait un autel quadrangulaire décoré d'un bas-relief sur chaque face, enjolivé d'une quantité de marbre de toutes couleurs, avec peintures à fresques, poteries fines, fibules, médailles.

Abel Liéger signale la découverte d'une dépendance de la villa citée au moment de la construction de la station d'épuration de l'ancien hôpital militaire "Jeanne d'Arc".

D'autres découvertes dans la rivière Moselle, sur la ban de la commune sont signalées dans la carte archéologique de la Gaule (CAG) [10], fragments de stèles funéraires (portant ascia) et meule à grains .

 
Meule à grains (Rhyolithe des Vosges)

Moyen-âgeModifier

Dom Calmet évoque, au XVIIIe siècle entre autres les intérêts architecturaux dans cette commune par ces mots :

[11]"On voit dans ce lieu une belle maison avec une galerie ou colonnade , ornée de figures de pierres en sculpture , bâtie par messire Pierre Gaut(h)ier , doyen de la cathédrale de Toul , lequel a légué cette maison pour en faire un hôpital général, pour les pauvres de Toul, qui le possèdent aujourd'hui. Il y a une chapelle sous l'invocation de Saint Pierre, patron du fondateur. L'archevêque Herbert rapporte que Saint-Bernard opéra un miracle à Dommartin."

La paroisse, qui dépend de l'évêché de Toul, est située en Lotharingie, royaume issu du partage de l'empire de Charlemagne. Son nom fait référence à l'église de Saint-Martin de Tours et l'influence de l'Église est forte, à cette époque, dans toutes les décisions politiques.

Dommartin-lès-Toul est alors sous la protection du comte de Toul, qui ne parvint cependant pas à faire obstacle aux invasions hongroises[12] et normandes.

On estime alors la population à environ 180 habitants dont la vie était organisée autour de la culture du blé et de la vigne ainsi que de l'élevage au profit des moines de l'abbaye de Saint-Epvre. La traversée de la Moselle à cette époque, pour rejoindre Toul, reste encore une énigme de nos jours (pont, bac, gué).

Epoque moderneModifier

Il y a, sur le territoire communal, au lieu-dit du même nom, un ouvrage (redoute) du système fortifié Seré de Rivières. On rapporte la présence du Frontstalag 162 pendant la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Maurice Gerardin DVD  
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Laurent Guyot DVG Fonctionnaire
Vice-Président de la CC Terres Touloises

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 2 007 habitants[Note 1], en diminution de 0,25 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370415445496550537554563609
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
560566543621585594673878883
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
9699891 3011 0571 8201 9808929711 081
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
1 0041 2181 7141 6391 6441 9171 9561 9941 991
2016 - - - - - - - -
2 007--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église Saint-Martin.
 
Monument aux morts.
  • Vestiges de villa gallo-romaine au lieu-dit l'Ancien Couvent.
  • [17]Ancien château des comtes de Fontenoy.
  • Ancienne redoute.
  • Monument aux morts.

L'église Saint-Martin de Dommartin-lès-Toul a été construite en 1841 en remplacement de celle consacrée vers 750 et devenue trop exiguë. L'ancienne église avait été conçue de style roman mais son état de délabrement à l'époque ne permettait pas de réfection utile. La nouvelle église fut construite sur les plans de l'architecte Antoine dans le style des basiliques romaines.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason D'azur au pont de sable de cinq arches sur une rivière ondée d'argent accompagné de trois cailloux d'or posés en chef.
Détails
Les armoiries renvoient au pont sur la Moselle qui relie Dommartin à Toul.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  2. Benoit, Histoire ecclesiastique et politique de la ville et diocese de Toul, par le reverend pere Benoit de Toul .., chez Alexis Laurent, (lire en ligne)
  3. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  4. J.-C. FLAGEOLLET, J. LE ROUX et P.-L. VINCENT avec la collaboration de J. DELAUNAY, Ch. GUILLAUME, Ph. RENAUD, J. RICOUR, J. TIMBAL et J. VOGT, « NOTICE EXPLICATIVE DE LA FEUILLE TOUL A 1/50 000 », sur http://www.brgm.fr/ (consulté le 25 janvier 2019)
  5. Pascal GODEFROIT, « LES REPTILES MARINS DU TOARCIEN (JURASSIQUE INFERIEUR) BELGO-LUXEMBOURGEOIS », sur https://core.ac.uk,
  6. R. Marquet et Abel Liéger, « Stations à quartzites du Toulois », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 58, no 11,‎ , p. 748–755 (DOI 10.3406/bspf.1961.3794, lire en ligne, consulté le 24 janvier 2019)
  7. http://viaf.org/viaf/76431908|notice internationale d'autorité|Lieger, Abel, 1914-..
  8. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 57
  9. « L'inventaire du Toulois 2e partie : Sites archéologiques par Jean-Yves CHAUVET »
  10. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 287754091X et 9782877540919, OCLC 890475393, lire en ligne), Art 168 - § 008
  11. Calmet, Augustin (1672-1757)., Notice de la Lorraine, qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg, l'électorat de Trèves, les trois évèchés (Metz, Toul et Verdun). (OCLC 1005705084, lire en ligne), p. 503
  12. Csanád Bálint, « L'archéologie française et les incursions hongroises », Cahiers de Civilisation Médiévale, vol. 11, no 43,‎ , p. 371–377 (DOI 10.3406/ccmed.1968.1453, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2019) :

    « les territoires ravagés par les Normands et ceux qui l'ont été par les Hongrois se complètent . Les Normands ont préféré les parties occidentales de la France, alors que les Hongrois ont fréquenté le plus souvent l'Alsace, la Lorraine, et la Bourgogne. Nous ne sommes pas encore en mesure de dire si cela fut le résultat d'une sorte d'accord entre ces deux peuples. »

  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « LES COMTES DE FONTENOY », sur Etudes touloises (consulté le 25 janvier 2019)