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Redoute (militaire)

fort ou un système de fortification consistant généralement en un emplacement fortifié défensif à l’extérieur d’un fort plus grand
Redoute à Devonshire, Bermudes, 1614
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Une redoute est un fort ou un système de fortification consistant généralement en un emplacement fortifié défensif à l’extérieur d’un fort plus grand. Elle sert à protéger les soldats hors de la ligne de défense principale. Elle est une œuvre fermée, qui diffère d'un redan ouvert à l'arrière, et peut être construite à la hâte ou être une structure permanente, comme la redoute Dauphine à Québec.

PrésentationModifier

Les redoutes étaient un composant des stratégies militaires de la majorité des empires européens de l'époque coloniale, bien que le concept de redoutes existât déjà dans l’antiquité et à l’époque médiévale. Par définition, les murailles d’une redoute contiennent toujours des angles saillants. La redoute est complètement fermée et ne présente pas d’angles rentrants[1]. Si l’ouvrage présente des angles rentrants, c’est un fort. (Voir les Lignes de Torres Vedras, la bataille de Borodino et le siège de Yorktown pour des exemples où les redoutes ont joué un rôle crucial dans l’histoire militaire.)

Exemples de redoutesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Librairie Hachette, 1882.

Pour approfondirModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

  • La redoute d'Harwich en Angleterre, sur Google Sightseeing.
  • « Des Redoutes » (chapitre second de l'ouvrage de Marc-René de Montalembert, La fortification perpendiculaire, ou Essai sur plusieurs manières de fortifier la ligne droite, le triangle, le quarré & tous les polygônes... en donnant à leur défense une direction perpendiculaire, vol. 2, P. D. Pierres, Paris, 1776-1784, p. 133-148)
  • « Ouvrages fermés : Redoutes » (Ch. de Fouan, Aide-mémoire militaire à l'usage des officiers d'infanterie et de cavalerie, J. Dumaine, Paris, 1844, p. 64-65)