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Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune, voir Warluzel.
Dominique Warluzel
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Biographie
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PauVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Dominique Warluzel (né le à Pau) est un avocat suisse.

Travaillant au barreau de Genève, il est aussi producteur de télévision et auteur dramatique.

Sommaire

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Fils d'un parachutiste, mort alors qu'il avait quinze ans[1], Dominique Warluzel fréquente l'Institut Florimont de 1965 à 1977 jusqu'à l'obtention de sa maturité fédérale type B (latine)[2].

Sur le plan sportif, il remporte en 1969 un titre de champion genevois cadet de tennis de table puis de champion suisse junior par équipes en 1972 sous les couleurs du Silver Star d'Hugo Urchetti. Il est par ailleurs ceinture noire de jujitsu.

De 1974 à 1977, il suit les cours d'art dramatique du comédien et professeur Michel Cassagne[3] auprès du conservatoire de Genève.

AvocatModifier

Il obtient sa licence en droit à l'Université de Genève en 1981 et son brevet d'avocat en avril 1983.

De 1983 à 1990, il est, stagiaire, collaborateur puis associé en l'étude Poncet Turrettini Amaudruz & Neyroud[2].

En 1983, il défend le ravisseur de la fille de Frédéric Dard, puis plaide la plupart des affaires pénales retentissantes[4] que connaît la cité de Calvin telles que l’affaire Medenica, l’affaire Nicolo, l'affaire de la Banque cantonale de Genève, ainsi qu'à Lausanne l’affaire Lagonico[5].

Dès 1989, il est en outre connu du grand public pour être devenu l'avocat de nombreuses stars du cinéma français telles qu'Isabelle Adjani, Christophe Lambert, Henri Verneuil ou encore Alain Delon[2].

En 1996, il fonde avec le bâtonnier Marc Bonnant l'étude Bonnant Warluzel & associés[2].

TélévisionModifier

En 1987, il présente à la Télévision suisse romande sa première émission, « Profil de... » consacrée au portait de diverses personnalités[2] telles que Christophe Lambert, Alain Prost, Alain Delon ou Renaud.

De 1989 à 1990, il a assumé la Présidence du Servette Football Club de Genève.

Puis, il devient producteur et présentateur de magazines d'information judiciaires : « Justice en marche » avec Valérie Bierens de Hahn (24 émissions),« Vérité, vérités » avec Bernard Pichon (40 émissions), « Au-delà des grilles » (8 émissions), « Duel » (32 émissions) et « L'Étude » (8 émissions) avec Béatrice Barton[6].

Passionné de cinéma, il crée également avec Béatrice Barton et anime dès 2010 l'émission Dans mon cinéma[7] diffusée par la Radio télévision suisse, Orange Cinéma Géants en France et la RTBF en Belgique.

Il y reçoit successivement Alain Delon (2 émissions), Mireille Darc, Claudia Cardinale, Claude Brasseur, Pierre Arditi, Marthe Keller, Christophe Lambert, Nathalie Baye, Robert Hossein, Carole Bouquet, Gérard Jugnot, Anouk Aimée, Guy Marchand, Brigitte Fossey, Thierry Lhermitte, Michel Galabru, Michel Aumont, André Dussollier, Leslie Caron, Pascal Elbé, Tchéky Karyo, Karin Viard, Marie Gillain, soit 24 émissions.

ThéâtreModifier

En 2012, il signe une pièce de théâtre intitulée « FRATRICIDE » dont la première en tournée a eu lieu le 1er octobre 2013 au BFM à Genève[2],[8].

Du 4 au 27 juillet 2014, sa pièce a été jouée dans le cadre du Festival d’Avignon 2014 au Théâtre la Luna, soit 24 représentations[9].

Au vu du succès rencontré, de l’accueil favorable de la critique et du public, une série de représentations est agendée au Théâtre de Poche-Montparnasse à Paris dont la première eut lieu le 4 novembre 2014, les représentations étant appelées à se poursuivre jusqu’au 1er mars 2015[10].

Cette pièce réunit sur scène Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini[11] ainsi qu’alternativement Bertrand Nadler ou Franck Borde.

Delphine de Malherbe en assure la mise en scène[11].

Pascal Legros[12] et Patrick Messmer en sont les producteurs.

Légion d’honneurModifier

En 2005, Dominique Warluzel se voit conférer le grade de chevalier de la Légion d’honneur[13]. Cette distinction lui est remise le 7 octobre 2005 par Jean Piat, sociétaire de la Comédie française.

SantéModifier

Le 2 janvier 2013, Dominique Warluzel est victime d'un accident vasculaire cérébral ischémique[14] (AVC) à Nassau aux Bahamas où il réside[15]. Il est opéré en urgence et subit une trépanation[2].

Le 7 juillet 2013, lors de l'émission de la RTS « Pardonnez-moi », interviewé par le journaliste Darius Rochebin, il apparaît affaibli, victime d'une hémiplégie latérale gauche[16]. Au cours de cet entretien, il reconnaît que sa pugnacité dans sa vie professionnelle constitue l'un des facteurs qui ont pu déclencher cet AVC[17].

Dominique Warluzel continue d’œuvrer à sa rééducation physique et neurologique[2]. Malheureusement, une mauvaise chute[18] survenue en janvier 2014 fait heurter sa tête sur le sol et provoque de nouvelles complications, dont un hématome sous-dural qui le laisse à nouveau paralysé, réduisant concomitamment à néant les précédents résultats prometteurs obtenus jusqu'alors par le biais de la rééducation couronnée de succès. Les médecins soulignent alors combien, après une récidive, la rééducation s'avère « infiniment plus difficile ». Ce revirement le décourage en anéantissant une partie de sa motivation première tout en le plongeant dans un état de profond désarroi[2].

Fait diversModifier

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Le 2 janvier 2016, Dominique Warluzel est arrêté après avoir fait feu dans le cadre de la suite médicalisée qu'il occupe au palace genevois La Réserve[19],[20] alors qu'une aide soignante à son service[21] quittait la pièce[22],[23]. Son avocat, Me Nicholas Antenen, invoque un conflit d'ordre financier pour un montant de 2 600 CHF.-[24], que le coup ne serait parti qu'en vue d'impressionner pour marquer vigoureusement un désaccord, affirmant du surcroît qu'à aucun moment l'intention de tuer n'aurait prévalu. C'est également la thèse relayée par Me Marc Bonnant qui fait part de son intention de participer conjointement à la défense de son confrère[25],[26]. Le 12 janvier 2016 a lieu une confrontation entre les deux parties. L'aide soignante, par le biais de son avocate Me Yaël Hayat, indique ne pas ressentir de colère mais plutôt de la peine et de l'empathie envers son employeur tout en précisant ne pas avoir eu le sentiment qu'il ait existé une quelconque intention homicide lors du coup de feu[27],[28],[29]. Le 19 janvier 2016, Me Marc Bonnant et Me Nicholas Antenen annoncent toutefois se retirer — provisoirement — de la défense, arguant un conflit d'intérêts potentiel[30] — voire une possible implication involontaire indirectement supputée quoique non encore formellement élucidée en l'état[31] — subordonné à leur appartenance conjointe au même cabinet d'avocat que le prévenu[32]. De plus, la décision de permettre la livraison par chauffeur de l'arme à feu incriminée a finalement été prise par Me Antenen — après certes moult hésitations mais faisant néanmoins suite à la demande insistante et réitérée de Me Dominique Warluzel[33]. L'implication précitée nécessite donc de facto quelque investigation complémentaire plus exhaustive. La suite des démarches en cours est donc momentanément confiée à l'ancien bâtonnier en la personne de Me Pascal Maurer — affilié, lui, à une autre étude — jusqu'à ce que ce que davantage de lumière soit faite sur les diverses interactions orbitales ayant précédé l'événement déclencheur[34].

Notes et référencesModifier

  1. https://www.letemps.ch/societe/gens-dominique-warluzel-fils-claude-rita.
  2. a b c d e f g h et i « Avec la vie que j'avais », RTS Deux, Télévision suisse romande « Documentaires »,‎ (lire en ligne [vidéo])
  3. Bertrand Monnard, « L'avocat qui se rêvait acteur », L'Hebdo,‎ (lire en ligne)
  4. http://journal.tdg.ch/adieux-pretoire-2012-02-08
  5. Frédéric Burnand, « Rapt Lagonico : un procès-fleuve s'ouvre à Lausanne », Swissinfo,‎ (lire en ligne)
  6. http://www.hebdo.ch/archives/lavocat_qui_se_recircvait_acteur_5954_.php
  7. http://www.rts.ch/play/tv/grand-angle/video/dans-mon-cinema?id=20808
  8. https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/dominique-warluzel-glisse-tribunal-scene-fratricide/story/17948475
  9. http://www.avignonleoff.com/programme/2014/par-titre/f/fratricide-13456/
  10. http://www.theatredepoche-montparnasse.com/project/fratricide/
  11. a et b « Fratricide : "Interprétation vertigineuse" », La Nouvelle République, Indre - Issoudun - Théâtre,‎ (lire en ligne)
  12. http://www.plegros.com/spectacle/saison-2015-2016/fratricide
  13. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000632772
  14. Isabelle Falconnier, « Béatrice Barton et Dominique Warluzel, à la vie, à l’AVC », L'Hebdo « Cadrages »,‎ (lire en ligne)
  15. « Dominique Warluzel a une vie itinérante depuis son AVC », RTS Info « 19h30 »,‎ (lire en ligne [vidéo])
    « Actuellement aux États-Unis pour des traitements, il nous parle des facteurs qui amènent l’AVC. »
  16. Darius Rochebin (journaliste), « Dominique Warluzel », RTS Un, Radio télévision suisse « Pardonnez-moi »,‎ (lire en ligne [vidéo])
    « Darius Rochebin reçoit Dominique Warluzel. Après avoir subi un accident vasculaire cérébral, il revient sur la scène publique et parle de cet événement qui a failli lui coûter la vie. »
  17. Darius Rochebin (journaliste), « Dominique Warluzel : j'ai été puni », RTS Un, Radio télévision suisse « Pardonnez-moi » « Moments forts »,‎ (lire en ligne [vidéo])
    « Extrait de Pardonnez-moi du 7 juillet 2013 . »
  18. Fati Mansour, « Dominique Warluzel, une âme troublée », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  19. Arnaud Bédat, « Affaire Warluzel : "Je n’ai pas peur, tu n’as qu’à tirer !" », L'Illustré,‎ (lire en ligne)
    « Le 2 janvier, dans un palace genevois, le célèbre avocat Dominique Warluzel tire sur son « aide-soignante », en réalité son amante du moment, une ancienne escort-girl. »
  20. « Genève : l'ex-avocat d'Alain Delon en détention pour tentative de meurtre », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  21. Valérie Duby, « La mystérieuse soignante de Dominique Warluzel », Le Matin,‎ (lire en ligne)
  22. « Warluzel en détention pour tentative de meurtre », sur 24 heures
  23. Olivier Perrin, « Une énorme émotion médiatique autour de Dominique Warluzel », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  24. Catherine Focas et Fedele Mendicino, « Dominique Warluzel en prison pour 2600 francs », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  25. Catherine Focas et Fedele Mendicino, « Me Bonnant : On ne tue pas pour une somme si dérisoire », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  26. Fati Mansour, « Dominique Warluzel a tiré comme on passe une bordée », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  27. « Dominique Warluzel a été confronté à la femme sur qui il a tiré », RTS Info « 19h30 »,‎ (lire en ligne [vidéo])
  28. Tania Sazpinar, « Dominique Warluzel admet "un comportement inacceptable" », RTS Info,‎ (lire en ligne)
  29. Fati Mansour, « L’aide-soignante n’accable pas Dominique Warluzel », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  30. « Marc Bonnant renonce provisoirement à défendre Dominique Warluzel », RTS Info,‎ (lire en ligne [audio])
  31. « GE/ Justice: Me Bonnant ne défendra finalement pas Dominique Warluzel », RTS Info, Radio télévision suisse « 19h30 »,‎ (lire en ligne [vidéo])
  32. Catherine Focas et Fedele Mendicino, « Affaire Warluzel : Me Marc Bonnant quitte la défense », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  33. Fati Mansour, « Un chauffeur de taxi convoqué comme prévenu dans l'affaire Warluzel », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  34. Evelyne Emeri, « Le plan pour libérer Dominique Warluzel », Le Matin,‎ (lire en ligne)