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Marie Gillain

actrice de cinéma, théâtre et télévision
Marie Gillain
Description de cette image, également commentée ci-après
Naissance (43 ans)
Rocourt, province de Liège, Belgique
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Profession Actrice
Films notables Mon père ce héros
L’Appât

Marie Gillain, née le à Rocourt, près de Liège, est une actrice belge.

Révélée très jeune en 1991 dans le film Mon père ce héros, ce rôle lui vaut d’être nommée pour le César du meilleur espoir féminin. En 1995, son rôle dans L’Appât de Bertrand Tavernier est salué par la critique et par le public. Elle enchaîne par la suite les succès au cinéma dans des registres aussi variés que la comédie, le drame, l’aventure ou le policier. Elle se consacre également au théâtre.

Depuis 2008, elle est ambassadrice bénévole de l'organisation Plan Belgique qui milite en faveur des enfants dans les pays en développement.

Sommaire

BiographieModifier

Enfance et débutsModifier

Marie Gillain passe son enfance en Belgique au hameau de Fêchereux près du village de Neufchâteau faisant partie de la commune de Dalhem dans le Pays de Herve. Elle fait ses études au collège Saint-Louis de Liège.

Très jeune, elle se passionne pour l’univers du spectacle et participe durant son adolescence à un atelier d’expression théâtrale. C’est en 1989 qu’elle tente de saisir sa chance dans le monde du cinéma. Alors âgée de 14 ans, elle passe des essais pour L'Amant, de Jean-Jacques Annaud, mais n'est finalement pas retenue.

Révélation critique (années 1990)Modifier

Marie Gillain attend un an avant sa révélation dans Mon père, ce héros, film où elle joue aux côtés de Gérard Depardieu et qui lui vaut sa première nomination aux César. Elle joue en Belgique, sa terre natale, pour son deuxième film Marie en 1993. Cette année est marquée par sa rencontre avec Bertrand Tavernier qui lui propose de tourner dans son prochain film L'Appât. Ce rôle, qui lui vaut une nouvelle nomination aux César, un ours d'or à Berlin et le Prix Romy-Schneider, marque un tournant dans sa carrière cinématographique. Elle devient une actrice à suivre, et sa carrière est bien lancée.

Cette année de reconnaissance cinématographique est pourtant marquée par une première grande expérience au théâtre : elle incarne Anne Frank dans une adaptation signée Frances Goodrich et Albert Hackett.

Mais l'année 1997 voit l'actrice confirmer son nouveau statut au cinéma : elle est dirigée par Paolo et Vittorio Taviani dans la co-production franco-italienne Les Affinités électives ; donne la réplique à André Dussollier et Fabrice Luchini pour la comédie dramatique Un air si pur..., écrite et réalisée par Yves Angelo ; et enfin incarne Aurore de Nevers, aux côtés de Luchini (encore une fois) et la star hexagonale du moment, Vincent Perez, pour la grosse production Le Bossu, réalisée par Philippe de Broca.

Elle s'aventure ensuite vers un cinéma moins populaire : d'abord en acceptant un rôle secondaire dans une production italienne, Le Dîner, sortie en En 1998, réalisée par Ettore Scola et portée par l'interprétation de l'actrice française Fanny Ardant ; puis en portant elle-même une co-production européenne, Le Dernier Harem, co-écrit et réalisé par le réalisateur turco-italien Ferzan Ozpetek.

Elle va néanmoins revenir vers des productions françaises.

Progression discrète (années 2000)Modifier

 
Marie Gillain au festival de Cannes 2006.

En 2000, alors âgée de 25 ans, Marie Gillain opère un retour discret dans le cinéma français, en faisant confiance à un inconnu, Emmanuel Mouret, pour son premier long-métrage en tant que scénariste/réalisateur, la comédie romantique décalée, Laissons Lucie faire !. Elle revient néanmoins vraiment sur le devant de la scène l'année suivante avec la comédie potache Absolument fabuleux, adaptation de la série britannique éponyme par Gabriel Aghion, et avec Nathalie Baye et Josiane Balasko dans les rôles principaux. Enfin, elle retrouve Fabrice Luchini pour la comédie de moeurs Barnie et ses petites contrariétés, de Bruno Chiche. Elle y joue Margot, la charmante et légère amante du personnage principal incarné par Luchini.

En 2002, elle revient au théâtre pour un projet attendu : elle est dirigée par John Malkovitch pour sa pièce Hystéria, de Terry Johnson, au Théâtre Marigny.

Suite au flop critique de Ab Fab, elle revient vers le drame pour ses projets suivants : en 2002, c'est Bertrand Tavernier qu'elle retrouve, en tenant l'un des rôles principaux de son ambitieux drame historique Laissez-passer, qui raconte le quotidien du tournage de films durant l'Occupation. En 2003, c'est Cédric Klapisch , fraichement sorti du succès de L'Auberge espagnole, qui la dirige, face à Vincent Elbaz, pour Ni pour ni contre (bien au contraire). En 2004, elle joue le premier rôle de la comédie dramatique Tout le plaisir est pour moi, première réalisation de Isabelle Broué. En 2005, elle seconde Emmanuelle Béart et Karine Viard dans L'Enfer, premier essai français du réalisateur d'origine bosniaque Danis Tanovic.

L'année 2007 sera très prolifique : elle revient d'abord à la comédie en partageant l'affiche, avec le alors quasi-inconnu Gilles Lellouche, de la décalée comédie Ma vie n'est pas une comédie romantique, co-écrite et réalisée par Marc Gibaja ; puis fait partie de la distribution chorale de la comédie dramatique Fragile(s), de Martin Valente, notamment menée par Jacques Gamblin et François Berléand ; puis s'aventure dans un registre noir en étant dirigé par Régis Wargnier pour son thriller Pars vite et reviens tard, avec un José Garcia à contre-emploi ; puis tient le premier rôle féminin, face à Guillaume Canet, du polar La Clef, de Guillaume Nicloux.

En 2008, elle remplace au débotté Laura Smet en intégrant le casting féminin quatre étoiles réuni par Jean-Paul Salomé pour son film historique Les Femmes de l'ombre, une grosse production qui ne convainc pas la critique. Puis elle donne la réplique au musicien Cali dans son premier rôle au cinéma, avec la comédie dramatique Magique, de Philippe Muyl. Puis fait partie de la bande formée par Pierre Jolivet pour sa fausse suite La Très Très Grande Entreprise.

En 2009, elle prête ses traits à Adrienne Chanel, la sœur de Coco Chanel, incarnée par Audrey Tautou pour le biopic Coco avant Chanel, co-écrit et réalisé par Anne Fontaine. Si Tautou est la star du film, Gillain prépare son retour au premier plan avec son projet suivant.

Reconnaissance sur les planches (années 2010)Modifier

 
Marie Gillain au déjeuner des nommés des Césars 2012.

En 2011, Marie Gillain incarne Claire, l'héroïne du film de Philippe Lioret Toutes nos envies aux côtés de Vincent Lindon, ce qui lui vaut une nouvelle nomination pour le César de la meilleure actrice. Elle enchaîne avec le premier film de François-Xavier Vives, Landes, avec pour partenaires Jalil Lespert et Miou-Miou. En décembre de cette même année, elle est membre du jury des courts métrages lors du Festival de Marrakech, présidée par Sigourney Weaver.

En 2014, elle est membre du jury du 6e Festival international du film policier de Beaune, et participe à la comédie de mœurs Valentin Valentin, de Pascal Thomas.

Entre 2014 et 2015, elle se consacre au théâtre : elle joue d'abord Lapin blanc, lapin rouge, de Nassim Soleimanpour, au Théâtre Le Public, de Bruxelles. Puis surtout incarne l'héroine de La Vénus à la fourrure, une pièce David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, et présentée au Théâtre Tristan-Bernard, à Paris. Sa couverture du magazine Lui en janvier 2015[1] et d'excellentes critiques attirent les regards sur la pièce. Le 27 avril 2015, à l'âge de 40 ans, elle obtient le Molière de la comédienne.

En août 2015, elle est membre du jury du Festival du film francophone d'Angoulême présidé par Jean-Hugues Anglade. Et le mois suivant, elle fait partie du jury de Benoît Jacquot lors du 41e Festival du cinéma américain de Deauville.

C'est au théâtre qu'elle persiste : en 2016, elle est à l'affiche de Constellations de Nick Payne, mise en scène par Marc Paquien, et jouée au Théâtre du Petit Saint-Martin. La même année, le long-métrage dont elle est la tête d'affiche, Mirage d’amour avec fanfare, d'Hubert Toint, passe inaperçu.

EngagementsModifier

Marie Gillain signe un contrat avec la maison Lancôme[Quand ?], puis [Quand ?] avec la marque de joaillerie Piaget pendant plusieurs années.[réf. nécessaire]

Depuis 2008, elle est ambassadrice bénévole de l'organisation non gouvernementale Plan Belgique qui milite en faveur des enfants dans les pays en développement[2].

Vie privéeModifier

Marie Gillain a deux enfants, Dune née en 2004 d'une union avec le musicien Martin Gamet[3], et Vega née en 2009 de son union avec l'acteur franco-italien Christophe d'Esposti[4].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

DoublageModifier

ThéâtreModifier

AutresModifier

  • Timouk, l’Enfant aux deux royaumes (Livre-Disque) sur une musique de Guillaume Connesson, textes de Yun Sun Limet, illustrations de Delphine Jacquot, piano de Claire-Marie Le Guay, récitante Marie Gillain (Didier Jeunesse).

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Marie Gillain : ses superbes photos dénudées dans Lui », sur Première.fr,
  2. « Marie Gillain », planbelgique.be (consulté le 20 février 2018).
  3. « Marie Gillain maman d'une petite Dune », Olivier Pirard, La Dernière Heure.be, 16 avril 2004.
  4. « Marie Gillain »
  5. Mérite wallon, « Marie Gillain - Officier (2012) », connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le 20 février 2018).
  6. [1]

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier