Correspondant de guerre

journaliste qui rapporte des faits relatifs à un conflit militaire

Un correspondant de guerre est un journaliste qui rapporte des faits relatifs à un conflit militaire. Il peut se trouver dans les zones de combat, intégré dans une des forces en présence ou plus à l'arrière. Il peut étudier les aspects militaires, politiques et géopolitiques , mais aussi les aspects diplomatiques, économiques et humanitaires.

Correspondant de guerre
War correspondent typing his despatch.jpg
Correspondant de guerre britannique tapant sa dépêche près d'Arnhem en septembre 1944.
Secteur d'activité
Presse écrite et filmée
Compétences requises
Polyvalence, maitrise technique et rédactionnelle
Niveau de formation

Ces dernières décennies, le reportage de guerre, témoignage au combien précieux de tous les théâtres d'opérations militaires, a notamment trouvé ses lettres de noblesse lors du siège de Sarajevo, de la guerre d'Afghanistan, de celle d'Irak, du conflit israélo-palestinien et plus récemment en Libye.

DescriptionModifier

 
Protection individuel du journaliste dans une zone de guerre
Mesures de protection des journalistes (Article 79) [1].

1. Les journalistes qui accomplissent des missions professionnelles périlleuses dans des zones de conflit armé seront considérés comme des personnes civiles au sens de l'article 50 .

2. Ils seront protégés en tant que tels conformément aux Conventions et au présent Protocole, à la condition de n'entreprendre aucune action qui porte atteinte à leur statut de personnes civiles et sans préjudice du droit des correspondants de guerre accrédités auprès des forces armées de bénéficier du statut prévu par l'article 4 A.4, de la IIIe Convention.

3. Ils pourront obtenir une carte d'identité conforme au modèle joint à l'Annexe II au présent Protocole. Cette carte, qui sera délivrée par le gouvernement de l'Etat dont ils sont les ressortissants, ou sur le territoire duquel ils résident ou dans lequel se trouve l'agence ou l'organe de presse qui les emploie, attestera de la qualité de journaliste de son détenteur.

 
Intérieure de la carte de journaliste en mission périlleuse.
 
Extérieure de la carte de journaliste en mission périlleuse.
La carte d’identité de journaliste en mission périlleuse.

La présente carte d’identité est délivrée aux journalistes en mission professionnelle périlleuse dans des zones de conflit armé. Le porteur a le droit d’être traité comme une personne civile aux termes des Conventions de Genève du 12 août 1949 et de leur Protocole additionnel. La carte doit être portée en tout temps par son titulaire. Si celui-ci est arrêté, il la remettra immédiatement aux autorités qui le détiennent afin qu’elles puissent l’identifier [2].

Personnalités notablesModifier

Période ancienneModifier

Parmi les anciens grands correspondants de guerre figurent des écrivains tels que Ferdinando Petruccelli della Gattina, Blaise Cendrars, Ernest Hemingway, Joseph Kessel, George Orwell, Jack London, Albert Londres, Gaston Chérau[3], Lucien Bodard, Jean Lacouture, Curzio Malaparte, Evelyn Waugh, Ryszard Kapuściński, Olivier Todd, Michael Herr, Jean-Claude Guillebaud, Olivier Weber, Arturo Pérez-Reverte, Jean Rolin, Jean Hatzfeld, John Dos Passos, Patrick Denaud, Vassili Grossman[4],[5],[6].

Les femmes aussi couvrent l'actualité des conflits armés du XXe siècle, à l'instar de Martha Gellhorn, troisième femme d'Hemingway, journaliste et écrivain qui sera correspondante de guerre sur une période proche de soixante ans, assurant entre autres la guerre civile espagnole de 1936, la seconde guerre sino-japonaise en 1941 et accompagnera les troupes américaines le jour de la libération du Camp de concentration de Dachau[7].

Photographes et cinéastesModifier

 
Équipe de caméra polonaise en Irak
 
Équipe de National Geographic effectuant l'interview d'un officier de l'agrandissement du camp Leatherneck en Afghanistan.

Les correspondants de guerre ne sont pas tous des écrivains ; parmi eux il y a aussi les « faiseurs d'images », des photographes et cinéastes.

Pour la Seconde Guerre mondiale, on peut citer :

Parmi les cinéastes qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale, on peut citer les américains George Stevens et Samuel Fuller. George Stevens et son équipe furent les seuls à filmer la libération d'un camp de concentration avec une pellicule en couleurs, celui de Dachau, le .

Autres périodes :

  • Nick Ut, photographe vietnamien qui, au cœur du conflit de la guerre du Viêt Nam (1955-1975), a photographié la célèbre image de « la petite fille brulée au napalm », le .

Période récenteModifier

 
Reportage, interviewe de Marion von Haaren, correspondante de la chaîne de télévision publique allemande ARD

Parmi les grands correspondants de guerre depuis 1990, figurent les journalistes-écrivains John F. Burns, Marie Colvin, Robert Fisk, Sebastian Junger, Anne Nivat, Rémy Ourdan ; et les photojournalistes Patrick Chauvel (surnommé « l'homme aux 34 guerres »), Luc Delahaye, Christopher Morris, James Nachtwey ou Laurent Van der Stockt[9].

Dans la culture populaireModifier

CinémaModifier

Notes et référencesModifier

  1. Décret n°2001-565 du 25 juin 2001 Article 79
  2. Décret n°2001-565 du 25 juin 2001
  3. Le reportage photographique et écrit qu'il rapporte de Tripolitaine au moment de la guerre italo-turque (1911-1912) est un rare exemple d'une "plume" se faisant photographe sur le théâtre de la guerre. L'édition de son archive représente l'un des exemples les plus anciens de "photojournalisme". Pierre Schill, Réveiller l'archive d'une guerre coloniale. Photographies et écrits de Gaston Chérau, correspondant de guerre lors du conflit italo-turc pour la Libye (1911-1912), Créaphis, 2018 (ISBN 9782354281410).
  4. « Le correspondant de guerre n'est pas un héros », Robert Fisk, Courrier international.com, 14 mars 2012 (consulté le 2 août 2015).
  5. (en) « O'Reilly, Williams and Real War Correspondents », Jon Soltz, The Huffington.com, 23 février 2015 (consulté le 2 août 2015).
  6. « Reporter en zone de guerre », France Inter.fr, 28 juillet 2014 (consulté le 2 août 2015).
  7. (en) « Gellhorn's work for Collier's weekly » [« Le travail de Gellhorn pour le journal Collier's Weekly »], sur gellhornmartha.blogspot.fr (consulté le 11 avril 2016)
  8. Patrick Chauvel a photographié 34 guerres.
  9. Mediapart - Les reporters de guerre
  10. Fiche du film, sur Allociné.fr.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier