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George Stevens

réalisateur, producteur, scénariste américain
George Stevens
Description de cette image, également commentée ci-après
George Stevens en 1957, avec son Oscar du meilleur réalisateur pour Géant.
Naissance
Oakland (Californie)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 70 ans)
Lancaster (Californie)
Profession Réalisateur, producteur, scénariste, directeur de la photographie
Films notables Sur les ailes de la danse
La Femme de l'année
Une place au soleil
L'Homme des vallées perdues
Géant
Le Journal d'Anne Frank

George Cooper Stevens est un réalisateur, producteur, scénariste et directeur de la photographie américain, né le à Oakland et mort le à Lancaster.

Réalisateur prolifique, il laisse comme films notables Une place au soleil (1951), L'Homme des vallées perdues (1953), Géant (1956) et Le Journal d'Anne Frank (1959). Alors que plusieurs de ses œuvres sont nommées ou récompensés aux Oscars, il lui-même par deux fois récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur, en 1952 pour Une place au soleil et en 1957 pour Géant.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

George Stevens[1], [2] est né d'une famille d'acteurs de théâtre[3]: Landers Stevens et de Georgie Cooper qui avaient leur propre troupe de théâtre, la Ye Liberty Playhouse, à Oakland. Il se marie deux fois : d'abord avec Yvonne Howell (en) de 1930 à 1947, puis avec Joan McTavish de 1968 jusqu'à sa mort.

De son premier mariage naît George Stevens Jr., qui devient par la suite producteur, scénariste et réalisateur. En 1984, il tourne un film en hommage à son père George Stevens: A Filmmaker's Journey[4],[5], [6].

Débuts de carrièreModifier

George Cooper Stevens[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14] commence sa carrière comme directeur de la photographie du Hal Roach Studio's[15] sur de nombreux courts métrages de Laurel et Hardy[16] et collabore notamment avec Leo McCarey et James Parrott.

Le réalisateur de films à succèsModifier

 
George Stevens et Barbara Bel Geddes lors du tournage de Tendresse (I Remember Mama)

En 1935, Katharine Hepburn fit appel à lui pour diriger son film, Désirs secrets (Alice Adams) d'après le roman de Booth Tarkington, c'est le début du succès en tant que réalisateur. Deux ans plus tard en 1937, Stevens dirigea à nouveau Katharine Hepburn dans une adaptation de la pièce de théâtre de J.M.Barrie, Pour un baiser (Quality Street). Sa collaboration avec Katharina Hepburn s'achève en 1941, par le tournage de La Femme de l'année (Woman of the Year ) avec Spencer Tracy, premier film que les deux acteurs ont fait ensemble.

Toujours en 1935, il réalise un film La Gloire du cirque (Annie Oakley) avec Barbara Stanwyck dans le rôle principal.

En 1936, il tourne l'une meilleurs films du couple Fred Astaire-Ginger Rogers, Sur les ailes de la danse (Swing Time)[17]. En 1937, toujours avec Fred Astaire en compagnie de Joan Fontaine, George Burns et Gracie Allen, il réalise le film Une demoiselle en détresse (A Damsel in Distress) sur une musique de George Gershwin.

En 1939, il réalise et produit un film Gunga Din, d'après un poème de Rudyard Kipling, avec Cary Gant, Joan Fontaine, Victor McLaglen, Douglas Fairbanks Jr.

Avant de s'engager dans l'armée, il tourne trois nouveaux succès La Chanson du passé (Penny Serenade), La Femme de l'année (Woman of the Year ) et déjà cité, Plus on est de fous (The More the Merrier).

Le documentariste de la Seconde Guerre mondialeModifier

Comme d'autres anti-nazi, il quitte sa carrière pour s'engager, lors de la Seconde Guerre mondiale, dans les services cinématographiques de l'armée américaine avec le grade de Lieutenant Colonel[18]. Il participe à la production de films destinés à l'instruction des GI's, souvent mal préparés au début de la participation des États-Unis à la Seconde Guerre mondiale. Il filme le débarquement de Normandie[19] et également la libération du camp de concentration de Dachau[20],[21],[22],[23],[24] ce qui le marquera durablement[25],[26], selon l'éditeur François Guérif, « Stevens a été massacré par cette expérience et ne s'en est jamais remis »[27]. Certains extraits seront projetés lors du procès de Nuremberg[28],[29],[30]. Parallèlement il tourne un journal intime ayant pour objet cette période, ces bobines, au nombre de 14, resteront inconnues jusqu'à son décès, c'est son fils George Stevens Jr. qui les découvre en explorant le grenier de la résidence son père[31].

Retour à Hollywood et finModifier

Revenu aux États-Unis, il fonde avec William Wyler et Frank Capra la société de production Liberty Film[32],[27] qui fait faillite en 1948.

George Stevens retourne à la comédie et avec Irene Dunne, il réalise en 1948 Tendresse (I Remember Mama), adaptation du roman Mama's Bank Account de Kathryn Forbes, George Stevens y fait preuve de sa maestria, c'est le succès qui couvre un budget de 3 millions de dollars.

Puis il est engagé par la Paramount, pour laquelle il réalise trois films. Il met d'abord en scène Une place au soleil (A Place in the Sun), adaptation du roman Une tragédie américaine de Theodore Dreiser, avec trois grands acteurs : Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters ; le film remporte six Oscars, dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté. Il tourne ensuite L'Ivresse et l'Amour (Something to Live For), avec Joan Fontaine. Enfin, il est derrière l'un des westerns les plus remarquables, L'Homme des vallées perdues (Shane)[33],[34] d'après le roman de Jack Schaefer, avec John Wayne. L'Homme des vallées perdues est inscrit au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès en 1993, pour « son importance culturelle, historique ou esthétique »[35].

La Warner Bros l'engage, pour laquelle il tourne, en 1956, le film Géant (Giant)[36],[37],[38] adaptation du roman d'Edna Ferber, avec en vedette Elizabeth Taylor, Rock Hudson, et James Dean, dont c'était le dernier rôle avant son décès suite à un accident automobile.

 
George Stevens lors d'une conférence de presse à l'Amstel Hotel, le 14 juillet 1958, à propos du film Le Journal d'Anne Frank alors bientôt tourné à Amsterdam.

La Twentieth Century Fox, ayant obtenu les droits pour l'adaptation de la pièce de théâtre de Frances Goodrich et Albert Hackett, Le Journal d'Anne Frank (The Diary of Anne Frank), fait appel à George Stevens pour la réaliser, le film[39] sortira en 1959, avec en vedette Millie Perkins, Joseph Schildkraut[40] et Shelley Winters[41], Le Journal d'Anne Frank remporte trois Oscars et demeure son dernier grand succès.

Il se lance dans une super production pour l'United Artists relatant la vie de Jésus Christ d'après un roman de Fulton Oursler, La Plus Grande Histoire jamais contée (The Greatest Story Ever Told)[42]. Le film d'une durée de quatre heures et malgré une distributions prestigieuse — Max von Sydow, Carroll Baker, José Ferrer, Charlton Heston, Martin Landau, Angela Lansbury, David McCallum , Donald Pleasence, Sidney Poitier, Joseph Schildkraut, Telly Savalas, John Wayne… — est un échec[43].

Il tourne un dernier film Las Vegas, un couple (The Only Game in Town) qui sort en 1970 et s'avère être un nouvel échec, malgré la présence d'Elizabeth Taylor et de Warren Beatty.

Amer, Georges Stevens se retire du cinéma et en , il décède des suites d'un infarctus dans son ranch à Lancaster (Californie). George Stevens repose au Forest Lawn Memorial Park (Hollywood Hills) de Los Angeles[44]. Ses archives sont consultables à la Margaret Herrick Library (en)[45].

FilmographieModifier

comme directeur de la photographieModifier

comme réalisateurModifier

comme scénaristeModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Autre hommageModifier

Le 8 février 1960, George Stevens obtient son étoile sur le Walk of Fame[47].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b c d et e Également nommé à l'Oscar du meilleur film, décerné au producteur.

RéférencesModifier

  1. (en-US) « Who was George Stevens? Everything You Need to Know », sur www.thefamouspeople.com (consulté le 17 mai 2019)
  2. « George Stevens », sur www.nndb.com (consulté le 17 mai 2019)
  3. cinestranger, « GEORGES STEVENS », sur ACTERIEUR DU CINEMA (consulté le 17 mai 2019)
  4. (en-US) Esther B. Fein et Special to The New York Times, « 'George Stevens,' a Son's Tribute », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 18 mai 2019)
  5. (en) « George Stevens: A Filmmaker's Journey (1984) » (consulté le 18 mai 2019)
  6. (en) Roger Ebert, « George Stevens: A Filmmaker's Journey Movie Review (1984) | Roger Ebert », sur www.rogerebert.com (consulté le 18 mai 2019)
  7. (en) « George Stevens | American director », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 17 mai 2019)
  8. (it) « Stevens George », sur Enciclopedia Treccani
  9. « Ciné-club : George Stevens », sur www.cineclubdecaen.com (consulté le 17 mai 2019)
  10. « George Stevens - Cinémathèque française », sur cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr (consulté le 17 mai 2019)
  11. « George Cooper Stevens Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le 17 mai 2019)
  12. « George Stevens », sur www.institut-lumiere.org (consulté le 18 mai 2019)
  13. « Dictionnaire du cinéma anglo-saxon|L'enfer de la Réussite - L'insuccès story du grand George Stevens », sur Dictionnaire du cinéma anglo-saxon (consulté le 18 mai 2019)
  14. « George Stevens - Director - Films as Director:, Other Films:, Publications », sur www.filmreference.com (consulté le 18 mai 2019)
  15. « GEORGE STEVENS », sur www.cinememorial.com (consulté le 17 mai 2019)
  16. (en-US) « George Stevens », sur latimes.com (consulté le 17 mai 2019)
  17. « Objectif Cinéma : Sur les ailes de la danse / Swing Time de George Stevens », sur www.objectif-cinema.com (consulté le 18 mai 2019)
  18. (en-US) « Film as Witness: Screening Nazi Concentration Camps before the Nuremberg Tribunal », sur UiOUiO Universitetet i Oslo, The Yale Law Journal, Vol. 105, No. 2 (Nov., 1995), pp. 449-481
  19. « From the opening salvo of D-Day to the horrors of Dachau and onwards to the fall of Berlin. Hollywood director's rare color footage of WW2 is finally released », sur Mail Online, (consulté le 17 mai 2019)
  20. (en-US) « Filming the Camps, from Hollywood to Nuremberg: John Ford, Samuel Fuller, George Stevens », sur Mémorial de la Shoah (consulté le 17 mai 2019)
  21. « George Stevens et la Special Coverage Unit - Exposition Filmer les camps - Mémorial de la Shoah », sur www.memorialdelashoah.com (consulté le 17 mai 2019)
  22. (en-US) « How the Holocaust Changed 'Giant' Director George Stevens », sur Hollywood in Toto, (consulté le 17 mai 2019)
  23. (en-US) Susan King, « 'From Hollywood to Nuremberg': How three noted filmmakers used their cameras to document Nazi atrocities », sur latimes.com (consulté le 17 mai 2019)
  24. « L’horreur plein cadre », sur Libération.fr, (consulté le 17 mai 2019)
  25. (en-US) « Filming the camp shows how directors chronicled horrors of WWII », sur Jewish Journal
  26. (en-US) « Review: Hollywood's WWII legacy, war's impact on directors revealed in "Filming the Camps" at history center », sur ARTS ATL, (consulté le 17 mai 2019)
  27. a et b « Filmer après la Shoah », sur LExpress.fr, (consulté le 18 mai 2019)
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  29. (en) « "We will show you their own films": Film at the Nuremberg Trial », sur encyclopedia.ushmm.org (consulté le 17 mai 2019)
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  31. « Premier regard sur la scène des camps », sur Cairn Info, Revue d’Histoire de la Shoah 2011/2 (N° 195), pages 255 à 293
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  39. (en) « The Diary of Anne Frank | film by Stevens [1959] », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 18 mai 2019)
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  43. (en-US) Bosley Crowther, « Screen: 'The Greatest Story Ever Told':Max von Sydow Stars in Biblical Film », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 18 mai 2019)
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  45. (en) « George Stevens Collection », sur Oscars.org | Academy of Motion Picture Arts and Sciences, (consulté le 17 mai 2019)
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  47. (en-US) « George Stevens | Hollywood Walk of Fame », sur www.walkoffame.com (consulté le 17 mai 2019)

AnnexesModifier