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Chéroy

commune française du département de l'Yonne

Chéroy
Chéroy
La mairie pavoisée.
Blason de Chéroy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Gâtinais en Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne
(siège)
Maire
Mandat
Brigitte Berteigne
2014-2020
Code postal 89690
Code commune 89100
Démographie
Gentilé Caroissiens
Population
municipale
1 651 hab. (2016 en augmentation de 2,23 % par rapport à 2011)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 07″ nord, 2° 59′ 56″ est
Altitude Min. 123 m
Max. 159 m
Superficie 10,52 km2
Localisation

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Chéroy
Liens
Site web Mairie de Cheroy

Chéroy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Caroissiens.

Sommaire

GéographieModifier

Chéroy est une commune située dans le nord-ouest du département de l'Yonne, limitrophe de la région Île-de-France. Le village est traversé par une rivière : le Lunain. Chéroy est une des communes appartenant au Gâtinais en Bourgogne.

TransportsModifier

Chéroy est desservie par la ligne 15 du réseau interurbain Transyonne.

Les transports scolaires ne sont pas gratuits à Chéroy, du lundi au samedi. Des cars financés par le conseil départemental de l'Yonne font l'aller le matin et le retour le soir. Il y a trois passages : un pour desservir les écoles primaires de Dollot et de Vallery, un qui dessert le collège de Saint Valérien, et un qui dessert les lycées de Sens.

Il y a trois arrêts de bus à Chéroy : Bois Lunain, Mairie et Église.

Il y a aussi deux arrêts dans le lieu-dit des Pinçonnières : les Pinçonnières et le Beau-Site.

Les cars desservent aussi un lieu-dit de Vallery : la Justice.

Lieux-dits et écartsModifier

La commune dispose de plusieurs hameaux, qui lui sont rattachés. Il s'agit des lieux-dits de : la Chabouillerie, les Morteaux, les Pinçonnières et les Bedets.

Communes limitrophesModifier

dans le canton de Gâtinais-en-Bourgogne 
Dollot, Jouy, Montacher-Villegardin et Vallery ;
dans le canton de Nemours (arrondissement de Fontainebleau, département de Seine-et-Marne, région Île-de-France
Blennes et Vaux-sur-Lunain.

HistoireModifier

Histoire médiévaleModifier

En 1120, Salon, vicomte de Sens, possesseur d'immenses domaines, fit don aux religieux de l'abbaye de Saint-Jean-les Sens des villages de Chéroy, Brannay, Lixy et Voulx.

En 1155, une assemblée importante réunit de nombreux personnages de premier plan du royaume à Senlis. Elle décide d'autoriser le roi Louis VII à intervenir directement lorsque la paix intérieure est menacée. Pour la première fois, le souverain est fondé à mettre au pas un Puissant qui ne respecte pas l’Église ou la population civile. Immédiatement, Louis VII met en œuvre deux mesures : l'expédition militaire (contre le comte de Nevers molestant l'abbé de Vézelay) et la fiction de la présence royale (par le biais du pariage). Le pariage est un contrat d'association liant un propriétaire préexistant menacé de fait par son voisinage, et un puissant personnage (un seigneur, un comte ou le roi). En échange du partage des profits, l'associé protège les lieux. Le fait que les pariages du Sénonais soient institués à mi-gain, dit assez le désespoir des propriétaires initiaux acceptant la perte de la moitié de leurs revenus.

Ne pouvant remédier au brigandage qui sévissait, Gilbert, abbé, fit appel, en 1155, au bras séculier du roi de France Louis VII pour rétablir et maintenir l'ordre. Chéroy se trouva alors en pariage entre ces deux grands seigneurs. Il est le plus ancien pariage royal.

Les largesses royales envers les léproseries comme l'octroi de chartes ouvrant droit aux foires assurèrent au village une prospérité qui perdura plusieurs siècles, jusqu'à la guerre de Cent Ans, où le bourg de Chéroy a subi de nombreuses déprédations relatives à l'occupation anglaise comme à la résistance des places fortes de Dollot et Vallery.

Par la suite, d'autres pariages sont conclus aux environs : Flagy, Lorrez-le-Bocage, Dollot, Lixy, Voulx, Pont-sur-Yonne, Granges-le-Bocage. Les pariages de Dixmont et de Thorigny seront dissous rapidement. Sous Blanche de Castille, la politique centrale vise à émietter les grandes prévôtés qui rendent la Couronne trop dépendante des oligarchies financières. Des prévôtés plus modestes sont instituées dans tous les pariages. Un prévôt royal, fermier de son état, prend place à Chéroy. La Couronne prend l'habitude de confier aux reines douairières la gestion des pariages du Gâtinais durant tout le XIVe siècle. En 1404, cette politique est interrompue : l'ensemble des pariages est inclus dans le duché de Nemours, érigé pour l'occasion.

Histoire contemporaineModifier

Plus récemment à la Révolution française, la commune était en rivalité, avec Saint-Valérien, et ceci afin d'obtenir le titre de chef-lieu de canton. Finalement Chéroy l'emporte, on la préfère à l'autre commune car plus peuplée, bien que moins centrée géographiquement parlant.

Au XIXe siècle, une ligne de chemin de fer traversait la commune. La gare de Chéroy était d'ailleurs reconnue pour son architecture remarquable. La ligne de chemin de fer, faute de recettes suffisantes cessa de fonctionner dans les années 1950.

ÉconomieModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 2008 André Beze    
mars 2008   Brigitte Berteigne[1]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 1 651 habitants[Note 1], en augmentation de 2,23 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
894856824834889906886912900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
847844880824758738731752707
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
702686719575590534544512537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5485787631 0241 3261 4031 5261 6151 651
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

L'église de l'Assomption de Chéroy abrite un tableau du XVIe siècle, L'adoration des bergers, ainsi que deux autels du XVIIIe siècle; tous sont recensés aux objets des Monuments historiques sur notice de 1992.

Patrimoine civilModifier

Il existe une grange dimière au nord de Chéroy, l'un des quelques lieux notables de la commune.

Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale de Chéroy aurait fait polémique lors de son apparition : sur celui-ci se trouve une statue représentant une femme nue, les bras ouverts, brandissant une épée.

Personnalités liées à la communeModifier

  • François Leloup de Cheron (1807-), plus connu sous le pseudonyme de Leupol. Né à Chéroy, il est un savant indianiste, auteur, avec Émile-Louis Burnouf, d'un bon Dictionnaire sanscrit-français. Le plus important de ses travaux est le Dictionnaire sanscrit, 1863-1865, avec la transcription en caractères français.
  • André Boulanger (1886-1958), né et inhumé à Chéroy, professeur de langue et littérature latines à la Sorbonne.
  • Hippolyte Rossignol (1837-1919), vétérinaire, s'y maria en 1865

ÉvénementsModifier

  • La Ronde des 16 clochers est une animation sportive voire une course sportive qui traverse seize communes dont Chéroy, ce qui explique son nom.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.