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Brunei

petit État, membre du Commonwealth, enclavé dans l’État malais de Sarawak

Brunei

(lang:ms) Negara Brunei Darussalam

Drapeau
Drapeau de Brunei.
Blason
Armoiries de Brunei.
Devise Sentiasa membuat kebajikan dengan petunjuk Allah
(en malais : « Toujours faire le bien sous la conduite de Dieu »)
Hymne Allah Peliharakan Sultan
Description de l'image Location Brunei ASEAN.svg.
Administration
Forme de l'État Monarchie absolue[1] islamique de droit divin
Sultan Hassanal Bolkiah
Langues officielles Malais[2]
Capitale Bandar Seri Begawan

4°56'27" N, 114°56'55" E

Géographie
Plus grande ville Bandar Seri Begawan
Superficie totale 5 765 km2
(classé 173e)
Superficie en eau 8,6 %
Fuseau horaire UTC +8
Histoire
Indépendance du Royaume-Uni
date 1er janvier 1984
Démographie
Gentilé Brunéien
Population totale (2018[3]) 450 565 hab.
(classé 170e)
Densité 78 hab./km2
Économie
PIB nominal par hab. (2013) 39 659$[4] (22e)
PIB (PPA) par hab. (2013) 73 823$[4] (4e)
IDH (2017) 0,853[5]  ; 39e)
Monnaie Dollar de Brunei (BND​)
Divers
Code ISO 3166-1 BRN, BN​
Domaine Internet .bn
Indicatif téléphonique +673

Brunei, en forme longue Negara Brunei Darussalam[6] (en malais : Negara Brunei Darussalam, État de Brunei, « demeure de la paix ») est un petit État situé dans le nord de l’île de Bornéo, en Asie du Sud-Est. Il partage l'île avec la Malaisie et l’Indonésie. Son territoire, coupé en deux parties, est bordé par la mer de Chine méridionale et totalement enclavé dans l'État malaisien de Sarawak. Il est dirigé depuis 1968 par le sultan Hassanal Bolkiah.

Ancien protectorat britannique, il est l'un des cinq membres du Commonwealth (avec l'Eswatini, le Lesotho, la Malaisie et les Tonga) qui possède sa propre monarchie.

Sommaire

ÉtymologieModifier

Depuis l'époque des dynasties du Sud (420-589), les textes chinois mentionnent un lieu nommé tour à tour « Boni », « Funi », « Polo », « Poli », « Wenlai », vraisemblablement situé dans la partie Nord-Ouest de Bornéo[7]. Selon l'historien Robert Nicholl, la plus ancienne mention de ce lieu se trouve dans le Manshu (蠻書) ou Document sur les barbares de Fan Chuo (樊綽, mort à la fin du IXe siècle), publié vers 860 de notre ère[8]. Pour Johannes L. Kurz, la plus ancienne mention de « Boni » (渤泥) se trouve dans la Taiping huanyuji (太平環宇記) ou Géographie universelle de l'ère de la Grande paix[9] de Yue Shi (樂史, 930‐1007)[10].

On ne connaît pas exactement les origines du nom « Brunei ». Une étymologie proposée est le nom de Varuna (devanāgarī वरुण [ʋəruɳə]), le dieu de l'océan dans l'hindouisme, qui au XIVe siècle aurait donné « Barunai »[11].

Brunei a donné son nom à l'île de Bornéo. Cette confusion entre l’île et un des États qui s’y trouvait vient des Portugais de Malacca (conquise en 1511), qui parlent de « Burney », de « Burneo » ou de « Burne »[12].

Le nom officiel du pays, « Negara Brunei Darussalam », semble avoir pour origine une expression que l'auteur chinois Huang Sheng-ts'eng traduit dans son Hsi-yang-chao-kunglien-lu (1520) par Chang-ning-chen, c'est-à-dire Marché de la Paix perpétuelle, pour désigner un des quartiers de Boni[13]. En effet Darussalam (بروني دارالسلام) signifie en arabe « demeure de la paix », tandis que negara signifie « État » en malais. Ce dernier terme vient lui-même du sanscrit Nagara (नगर) qui signifie « ville ».

GéographieModifier

Article détaillé : Géographie de Brunei.
 
Carte de Brunei.

Brunei a une superficie de 5 765 km2. Il possède des frontières terrestres de 381 km avec la Malaisie, dont une bande de territoire coupe le pays en deux. Son littoral a une longueur de 161 km. Le point le plus élevé du pays est à une altitude de 1 850 mètres.

FauneModifier

Brunei regorge de singes nasiques, de civettes-loutres, de chat à tête plate, d'ours des cocotiers, de pygargue blagre, d’écureuils géants, de chats marbrés, de cigognes de storm, de chat bai, de varan malais, de calaos, de gibbons, de pangolins, de panthères nébuleuses, de serpents verts… Autant d'espèces en voie de disparition dans les pays voisins. Il existe plus de 3 000 sortes de papillons. Conscientes de ce patrimoine exceptionnel, les autorités songent à multiplier les réserves ou les parcs nationaux.

HistoireModifier

Articles détaillés : Histoire de Brunei et Empire de Brunei.

Le sultanat de Brunei est un royaume vieux de plus d'un millénaire. Il était alors un grand port de commerce, ayant des relations commerciales tant avec l'Inde qu'avec la Chine, et cela dès 977. On sait que cette année-là, Brunei envoya une ambassade dans l'Empire du milieu.

On a trouvé à Brunei une tombe chinoise musulmane. Datée de 1264, elle est celle d'un « Maître Pu » et porte la plus ancienne tombe musulmane de Brunei[14].

En 1363, Awang Lak Betatar devient le premier souverain musulman de Brunei. Il est fondateur de la dynastie royale des Bolkiah.

Le nom de Brunei est attesté dès le XIVe siècle. Le Nagarakertagama, un poème épique écrit en 1365 dans le royaume javanais de Majapahit, mentionne en effet « Buruneng » parmi les quelque cent « contrées tributaires » du royaume. En réalité, le territoire contrôlé par Majapahit ne s'étendait que sur une partie de l'est et du centre de Java. Les contrées tributaires étaient en fait des comptoirs formant un réseau commercial dont Majapahit était le centre. Majapahit y envoyait des dignitaires dont le rôle était de s'assurer que ces comptoirs ne s'adonnaient pas à un commerce privé qui échapperait au royaume.

Le royaume de Brunei se développe rapidement après la chute de Majapahit, s'étendant à Bornéo et dans l'archipel philippin.

C'est à cette période de son apogée historique, dans les années 1520, que le royaume de Brunei, islamisé, devient un sultanat. Il s'affaiblit ensuite peu à peu alors que les régions voisines sont colonisées par les grandes puissances occidentales (Portugal, Royaume-Uni et Espagne) qui y établissent également des comptoirs commerciaux. Le pays perd peu à peu ses possessions, puis devient en 1906 un protectorat britannique.

Du pétrole y est découvert en 1903 et commence à être exploité en 1929, le premier puits de pétrole est installé à Séria. À l'époque de la décolonisation (deuxième moitié du XXe siècle), le pays change de nombreuses fois de statut. En 1959, toujours sous protectorat britannique, il accède à l'autonomie interne. Un mouvement nationaliste et démocratique se développe à cette période : il aboutit en 1962 à une violente rébellion, rapidement écrasée par les Britanniques. C'est alors que l'état d'urgence est décrété, et la Constitution abolie : depuis, le sultan gouverne seul et par décret. Conformément à un accord avec le Royaume-Uni, le sultanat accède à l'indépendance le . Le sultan actuel est Hassanal Bolkiah. La doctrine Melayu Islam Beraja (MIB) qui définit l'identité brunéienne comme « malaise, musulmane et monarchique », est érigée en idéologie d'État.

PolitiqueModifier

Article détaillé : Politique au Brunei.

Brunei est un sultanat. Le sultanat a vécu sous protectorat britannique du XIXe siècle jusqu'en 1984. Le pays est une monarchie islamique, le sultan est le chef religieux et joue par sa fonction monarchique le rôle de chef d’État et de chef du gouvernement, cumulant les statuts de Premier ministre, ministre de la Défense, ministre des Finances, recteur de l'université, chef de la police, chef suprême des forces armées et commandeur des croyants, depuis l'abolition de la Constitution en 1962. La dernière élection législative, en 1962, avait provoqué une rébellion, poussant l'ancien sultan, Omar Ali Saifuddien III, à déclarer l'état d'urgence, toujours en vigueur. Depuis, le sultanat surveille tout, notamment les médias. Les autorités peuvent ainsi fermer sans raison les organes de presse et mettre en prison les journalistes accusés d'articles « faux et malveillants ».

 
Hassanal Bolkiah, le sultan de Brunei, lors de sa visite au Pentagone en décembre 2002

Il reçoit des conseils en matière législative d'un corps de 21 membres non élus. Le seul parti autorisé, le Parti national solidarité, est sous les ordres du sultan et n'a aucune existence réelle.[réf. nécessaire]

Le pays est membre de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), du Commonwealth depuis son indépendance, après avoir été longtemps sous protectorat britannique.

En 2009, Hayati Salleh était la première femme à devenir procureur général. Et, en 2011, deux anciennes boursières parties à l'étranger, Salbiah Binti Sulaiman et Zatia binti Sirin, étaient nommées au Conseil législatif de Brunei (en).

En , avec une mise en application progressive au cours des six mois suivants[15] et après 17 ans d'efforts du sultan en ce sens (depuis 1996)[16], Brunei a instauré la charia (également appelée loi ou code pénal islamique) qui ne s'applique qu'aux musulmans, les deux tiers de la population de ce pays[17] qui compte environ 400 000 habitants (les bouddhistes représentent 13 % de la population, les chrétiens 10 %)[15]. Ce nouveau code prévoit notamment la flagellation comme punition à la consommation d'alcool (également requise pour l'avortement), l'amputation des membres pour les voleurs et la lapidation en cas d’adultère[15]. L'homosexualité, jusque là punie de 10 ans de prison, est désormais passible de mort par lapidation[18]. Le sultan a déclaré à cette occasion que les Brunéiens remplissaient ainsi leur devoir envers Allah[15]. Brunei devient le premier et jusqu'à présent le seul État d'Asie du Sud-Est à introduire la charia[19],[15] sur l'ensemble de son territoire. Ce qui n'est pas le cas pour l'Indonésie, pays musulman voisin, sauf pour la seule province autonome d'Aceh, sur l'île de Sumatra, qui avait déjà adopté cette loi[15]. Jusqu'en 2013, dans ce sultanat où l'Islam est la religion officielle, dont la pratique était déjà connue comme plus conservatrice qu'en Indonésie et en Malaisie (autre pays musulman limitrophe), il existait deux systèmes législatifs, l'un civil et l'autre islamique. Mais ce dernier se limitait alors à la gestion de litiges mineurs comme les différends matrimoniaux[16]. En 2019, plusieurs ONG qui s'appuient sur des documents gouvernementaux, pointent du doigt un nouveau durcissement de loi avec la mise en place dans le code pénal de la peine de mort pour les musulmans reconnus coupables de relations homosexuelles, d'adultère ou de sodomie, peine exécutée au moyen du fouet ou de la lapidation[20].

Certains habitants de Brunei voient une contradiction entre la mise en application de la charia et l'ouverture du sultanat au monde moderne[16]. Dans son discours du , le sultan a estimé que la charia n'entamait en rien la politique du pays en tant que membre de la famille des Nations[16]. L'Organisation de Défense des Droits de l'Homme, Human Rights Watch (pour l'Asie), représentée par Phil Robertson, directeur adjoint, pense que « Brunei montre ses caractéristiques féodales, comme un état qui appartient au XVIIIe siècle, plutôt que comme un membre important de l'Asie du Sud-Est du XXIe siècle ». Il qualifie cette loi islamique « d'abjecte et absolument injustifiable »[16]. En mai 2014, plusieurs personnalités, dont Richard Branson, propriétaire de la marque Virgin, ont déclaré qu'elles boycotteraient les hôtels appartenant au sultanat de Brunei, à la suite de l'instauration de la charia. L'entrepreneur britannique a indiqué sur Twitter qu'il demandait à son personnel de ne pas séjourner dans les hôtels de la chaîne Dorchester Collection qui inclut le Dorchester à Londres, l'Hôtel Bel-Air et le Beverly Hills Hotel à Los Angeles[21].

Par la suite, dès la mise en place effective de la charia, une autre interdiction a été décidée par le sultan, celle de fêter Noël[22]. Seule la population musulmane est concernée. Les autres habitants peuvent célébrer cette fête mais en privé uniquement et sans en faire la promotion. Les décorations et les chapeaux de Père Noël sont formellement interdits. Les contrevenants s'exposent à une peine de 5 ans de prison et 20 000 dollars d'amende[22]. Cette mesure a été motivée par la pensée selon laquelle fêter Noël consiste à imiter une autre religion. Sur Facebook, sous le hashtag #MyTreedom, des chrétiens vivant dans les pays où les personnalités de cette confession sont oppressés, en majorité des pays musulmans (pas seulement Brunei mais aussi l’Irak, l’Iran, le Pakistan, etc.), publièrent des photos de sapins et de décorations de Noël[23],[24]

Critiquer le gouvernement est passible d’une amende, voire d'une peine de prison[25].

Relations étrangèresModifier

Organisations internationales et régionalesModifier

C’est en 1984 que le tournant diplomatique du sultanat de Brunei s’opère sur la scène internationale. En effet, cette même année le pays intègre successivement les Nations Unies[26] (auxquelles il fait don d’un million de dollars américains le jour de son adhésion) : « En septembre 1984, lors de son entrée aux Nations Unies, il a fait don d'un million de dollars américains à l'Organisation des Nations Unies »[27].

Par la suite cette même année, le pays rejoint également l’ASEAN[28], le Commonwealth[29] et, de surcroît, le Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC)[30] Il est également membre du Dialogue Asie Europe depuis sa création en 1998, dont il est d’ailleurs un des membres fondateurs[31].

Le sultanat de Brunei a rejoint l’ASEAN au lendemain de son indépendance en 1984. Brunéi a, selon l’ASEAN, fortement contribué aux développement des relations diplomatiques entre l’association et la Chine. D’une part, le sultanat a mené un travail d’amélioration et d’augmentation des relations diplomatiques entre les dirigeants chinois et les responsables de l’ASEAN. De l’autre, il a également joué un rôle central dans les négociations concernant le conflit toujours présent, en mer de chine méridionale. En 2013, un sommet a été organisé au Brunéi, avec les membres du gouvernement chinois et les principaux responsables de l’ASEAN dans le but de discuter du conflit. À l’issue de ce sommet,  la Chine a accepté d’entrer en consultation avec l’ASEAN concernant la mise en place d’un code de conduite concernant cet enjeu maritime[32].  

Le 1er janvier 2018, le diplomate de Brunéi Lim Jock Hoi (en) est nommé quatorzième secrétaire général de l'ASEAN[33].

Relations bilatéralesModifier

JaponModifier

Le Japon est l’un des pays avec lequel Brunei échange le plus, économiquement parlant. En effet, en 2012 le pays est le premier partenaire économique du sultanat. 44 % du total des exportations sont à destination du Japon, dont 87 % sont représentés par la vente de gaz naturel. Ceci n’est pas un phénomène récent. Depuis plus de trente ans, les deux pays commercent ensemble dans la vente du gaz naturel. Depuis 1972, les deux pays ont signé des conventions bilatérales concernant les exportations de gaz naturel, renouvelées à quatre reprises. La dernière convention a été ratifiée en 2013 pour une durée de dix ans[34].

Cependant, les relations diplomatiques entre les deux États ne se limitent pas seulement à la coopération économique énergétique. Depuis des années, le Japon se montre coopératif dans le partage du savoir faire technologique avec Brunei dans leurs efforts de diversification économique, notamment, en matière d’énergie renouvelable. En 2011, aux alentours de Séria, l’entreprise automobile Nippone Mitsubishi a financé la constructions de champs de panneaux photovoltaïques[34].

Brunei possède une ambassade à Tokyo et le Japon en possède également une à Bandar Seri Begawan.

États-UnisModifier

Les relations diplomatiques entre les États-Unis et le sultanat de Brunei relèvent dans un premier temps du champ des alliances stratégiques et sécuritaires. Lors de la période la Guerre Froide, la position géographique de Brunei suscitait un intérêt particulier pour les États-Unis. En effet, Brunei se situait sur la route qui connectait les bases militaires américaines aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande et en Australie[35].

Depuis 2010, avec la nouvelle diplomatie américaine mise en place par l'administration Obama envers le sud est asiatique « Pivot to Asia », les États-Unis investissent et développent de plus en plus de relations bilatérales avec les États du sud est asiatique. De fait, Brunei est désormais un partenaire économique et diplomatique des États-Unis. En effet, les États-Unis et le sultanat de Brunei ont ainsi développé la mise en place et l'application de deux programmes bilatéraux :

  • Le « Brunei-US English-Language Enrichment Programme for ASEAN ». Ce programme vise a renforcer la présence et la bonne utilisation de l’anglais au sein de l’ASEAN a travers des formations linguistiques dispensées par des experts de Brunei et des États-Unis. Ces formations sont ainsi majoritairement suivies par les membres du gouvernement de Brunei et ou les membres de l’ASEAN.
  • Le « US-Asia Pacific Comprehensive Energy Partnership ». Ce programme inclut également la participation de l’Indonésie. Il vise à développer l’accès aux énergies pour les populations des régions d’Asie Pacifique.

ChineModifier

La Chine et Brunei ont une relation diplomatique vieille de plus de 2 000 ans remontant à la dynastie des Han. Jusque dans les années 1500, les deux pays commerçaient régulièrement. À la suite au protectorat britannique, ces relations se sont peu à peu éclipsées. Ce n’est que lors de la période de la Guerre Froide que les relations diplomatiques entre les deux pays se sont progressivement rétablies. En 1991, les deux pays ratifient des accords de relations diplomatiques[36].

En termes de géopolitique, les deux États ont des rivalités communes. En effet, Brunei et la Chine ont tous les deux des revendications quant à la souveraineté territoriale de la mer de Chine méridionale[32]. Les deux pays ont cependant signé des accords d’explorations communes sur la zone du litige. Contrairement aux autres États revendiquant aussi le territoire, les deux États n’ont pas mené de bataille frontale et physique. À l’instar de ce à quoi on a pu assister entre la Chine et les Philippines ou la Chine et le Vietnam. Par ailleurs, Brunei n'insiste pas non plus de manière formelle sur sa revendication envers le récif Luisa, qui fait pourtant partie de sa zone économique exclusive, comme notifié au sens de la Convention des Nations Unies régissant le droit de la mer. La gestion non conflictuelle et peu médiatisée du différend territorial entre Brunei et la Chine illustre la stratégie diplomatique de base de Brunei en matière de gestion des litiges à l’international[36].

AustralieModifier

En 1984, l’Australie est devenue l’un des premiers pays à établir des relations diplomatiques avec le sultanat de Brunei[37]. Les deux pays entretiennent des relations bilatérales animées par un passé historique commun ; les militaires australiens ayant libéré Brunei de l'occupation japonaise en juin 1945[27]. Au Brunei, sur la plage de Muara, à Bandar Seri Begawan, un monument commémorant cet événement fut érigé et est désormais le lieu ou se déroule une cérémonie annuelle. Celle ci est la journée de l’ANZAC (corps d'armée australien et néo-zélandais) célébré annuellement en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Samoa, aux Tonga, aux îles Cook, à Niue, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, et dorénavant au Brunei[27].

Les deux pays participent également aux négociations et aux Accord de partenariat transpacifique. Brunei dispose d’un haut-commissariat dans la capitale australienne Canberra et l'Australie possède un bureau à Bandar Seri Begawan. Les deux pays sont membres du Commonwealth[34].

BangladeshModifier

Le Bangladesh et Brunei ont des relations diplomatiques très fournies[38],[36]. Ils sont tous deux membres de l'Organisation de la coopération islamique, du Commonwealth et du Mouvement des pays non alignés et partagent des points de vue communs sur des questions régionales et internationales. Brunei a rapidement reconnu le Bangladesh et d’autres pays d’Asie du Sud-Est. Le Bangladesh dispose d'un haut-commissariat à Bandar Seri Begawan. Brunei a un haut-commissariat à Dhaka.

FranceModifier

La France dispose d’une ambassade à Bandar Seri Begawan. Depuis 2014, elle partage ses locaux avec l’Ambassade d’Allemagne à Brunei. La France est un des trois pays européens à disposer d’une ambassade à Brunei. Brunei a, quant à lui, ouvert un point de représentation diplomatique à Paris en juillet 1989. Un ambassadeur y siège depuis 1991. La première visite diplomatique de Brunei en France date de 1996. En 2006, le prince héritier, Al-Muhtadee Billah, s’est rendu à Paris dans le cadre d’une visite de travail. Il s’est par la suite entretenu avec le Président de la République de l’époque, Jacques Chirac.

La France et Brunei échangent commercialement à hauteur de 22 millions d’euros (selon les chiffres du gouvernement français) en 2016. Les deux principaux secteurs d’échanges commerciaux sont l’aviation (en majorité l’entreprise Airbus, qui a vendu sept avions au sultanat en 2014) et la banque. En effet, Brunéi cherchant à diversifier son économie encore largement dépendante de la rente pétrolière, a ainsi établi, à l’image de ce qui s’est fait avec le Japon, des partenariats de coopération économique[39].

De plus, le sultan de Brunei possède deux palaces emblématiques de la capitale française, le Meurice et le Plaza Athénée. Cet élément a cependant déclenché une vive polémique au sein de la société française. En effet, à l’annonce de cette acquisition, de nombreux médias et associations françaises ont alors appelé au boycottage des deux palaces. Quelques jours plus tard, le phénomène prend une ampleur mondiale. Le motif invoqué est le suivant : l’application de la loi islamique au sein du sultanat de Brunei. Depuis 2013, le pays applique la Charia. Celle ci implique notamment la lapidation des homosexuels et des femmes ayant des relations extra-conjugales (adultère) , l’amputation de la main en cas de vol, la pénalisation de la consommation d’alcool et de l’avortement, l'embrigadement des enfants… Ces éléments ont suscité une indignation de la part d’une grande partie de la population française, et de surcroît, de la communauté internationale. De nombreuses personnalités étant habituées de ces deux palaces, ont ainsi exprimé le fait que, par souci d’éthique et de conscience, elles ne pouvaient plus séjourner dans les établissements concernés. L’Organisation non gouvernementale Human Rights Campaign a ainsi relayé la parole de plusieurs de ces personnalités, notamment la rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine Vogue Anna Wintour[40]. Cette dernière a ainsi déclaré à propos de l’hôtel Meurice ne plus pouvoir y séjourner, ainsi que toute son équipe, en bon état de conscience. Le patron du groupe Kering, François-Henri Pinault, a également déclaré, par le biais de sa fondation Kering For Women, dans un tweet du 9 mai 2014 « Je condamne fermement la décision du Sultan de Brunei et boycotte ses hôtels »[40]. Depuis, le sujet est encore polémique.

Enfin, la France mène une politique culturelle abondante à Brunei. En effet, en 1986 se crée l’Alliance française de Brunei. Cette dernière met en place de nombreux événements promotionnels tel que la semaine de la francophonie, ou encore des bourses d’études en coopération entre les deux pays.

SingapourModifier

Brunéi entretient des relations diplomatiques importantes avec Singapour et cela dès 1984. Brunei possède un haut commissariat à Singapour et Singapour en possède également un à Bandar Seri Begawan.

Les deux pays collaborent activement économiquement. Tout comme avec les Philippines, de nombreux accords de coopération bilatérales ont été signés. De plus, les deux pays ont établi un accord monétaire d’interchangeabilité. En effet, le dollar de Singapour peut être utilisé au Brunéi et inversement[41].

Militairement, les deux pays coopèrent activement. Ainsi, les forces armées de Singapour ont formé des soldats de Brunei. Dès 1994, les deux pays organisent des exercices militaires communs, le plus connu étant l’exercice Pélican. entre les deux armées navales. Un des buts de cet exercice est notamment de s’entraîner à exercer une défense rapide dans le cadre du conflit en mer de Chine méridionale. Les exercices concernent les forces aériennes et navales. En 2017, les deux pays mettent en place une politique bilatérale de défense[34].

Depuis 2012, les deux pays ont mis en place un programme annuel institutionnalisé appelé Young Leaders Program. Celui-ci a été lancé afin de renforcer les liens entre les deux pays par le biais de la jeunesse[42].

PhilippinesModifier

Depuis l’Indépendance de Brunei en 1984, les deux pays ont commencé a établir des relations diplomatiques. Les Philippines ont même établi un consulat général en 1983, l’année précédant l’indépendance de Brunei, à Bandar Seri Begawan. Brunéi s’est quant à lui établi la même année dans la ville de Makati (située dans la périphérie de Manille), avec une ambassade[36].

Au regard de l’étude des relations entre les deux pays depuis les trente dernières années, l’Islam apparaît comme un point essentiel liant les deux nations. En effet, le sultanat de Brunei a financièrement soutenu de nombreux projets d’édifications de mosquées au sein du pays. En 2011, la mosquée Haji Hassanal Bolkiah a vu le jour dans la ville de Cotabo. La construction a entièrement été financée par le sultan de Brunei Haji Hassanal Bolkiah lui-même, dans l’optique de promouvoir et étendre la pratique de la religion musulmane dans le sud des Philippines. Le coût total de la construction s’étend à 48 millions de dollars américains.

Depuis le milieu des années 2000, la coopération économique s’est accélérée entre les deux pays. En effet, en 2009, Brunei et les Philippines ont signé un protocole d’entente bilatérale où la composante majeure concerne la coopération dans le secteur agricole. Celui ci regroupe les biotechnologies, l’agriculture, la gestion de l’eau et l’industrie Halal. En 2019, plus de vingt-et-un mille travailleurs philippins sont répertoriés à Brunei[35].

IndonésieModifier

Les deux pays disposent de relations diplomatiques anciennes, antérieures à l’ère coloniale européenne. Elles datent ainsi du quatorzième siècle. Pendant la période coloniale européenne, l'Indonésie était administrée par les Pays-Bas tandis que Brunéi était lui sous l’égide britannique, ce qui a peu à peu effacé la diplomatie entre les deux états. Au lendemain de son indépendance en 1984, Brunéi rétablit les relations diplomatiques avec l’Indonésie. Brunei a ouvert une ambassade à Jakarta. L’Indonésie, quant à elle, a une ambassade à Bandar Seri Begawan. Le sultanat et la province indonésienne de Bornéo sont tous deux situés sur la même île. Ce qui constitue ainsi une frontière terrestre entre les deux états. Les deux pays disposent d’un référentiel commun concernant leur histoire et leur culture, du notamment au passé colonial. Les deux pays ont une majorité de leur population qui pratiquent l’Islam. Les deux états sont de fait, membres de l’Organisation de la coopération islamique. En 2012, 58 000 indonésiens travaillent à Brunéi[34].

MalaisieModifier

Brunei et la Malaisie jouissent d’une culture et d’un passé commun du à l’appartenance de l’Est du pays à l'Empire de Brunei (1368-1888), qui favorisent ainsi la mise en place d’une diplomatie bilatérale[34]. De plus, la proximité géographique des deux États, tous deux situés sur l’île de Bornéo, facilitent ces processus. Les deux pays ont établi des institutions les représentant. Brunei possède un haut commissariat à Kuala Lumpur ainsi que deux consulats généraux à Kota Kinabalu et Kuching. La Malaisie possède un haut commissariat à Bandar Seri Begawan. Les deux États sont membres de l’ASEAN et du Commonwealth.

La frontière entre les deux États fut l’objet de conflits ; les deux pays revendiquant l’appartenance de la ville et région de Limbang (actuellement en Malaisie dans le nord du Sarawak). « Brunéi ne récupérera jamais le Limbang. Or, la rivière du Limbang était l’axe de circulation en direction de la cité portuaire du même nom, point d’articulation entre deux flux opposés : dans un sens les produits forestiers acheminés vers la Chine ou l’Inde »[43]. Ainsi, Brunei et la Malaisie durent conjointement cesser leurs explorations de ressources en hydrocarbures. En 2009, un accord officieux est passé entre les deux pays. Depuis, la région est toujours source de tensions[43],[44].

Les deux pays ont des revendications de souveraineté territoriale en mer de Chine méridionale. Cependant, ils ont tous deux décidé de suivre une diplomatie en adéquation avec les principes plus pacifistes et non frontaux de la ligne diplomatique de l'ASEAN. De plus, en novembre 2002, l'ASEAN ratifie la déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Brunei et la Malaisie, à l'instar d'autres États revendiquant des intérêts en mer de Chine méridionale, suivent cette déclaration[45].

SubdivisionsModifier

Article détaillé : Subdivisions de Brunei.

Actuellement, le sultanat de Brunei, d'une superficie de 5 765 km2, est séparé en quatre districts, ayant chacun un chef-lieu :

ÉconomieModifier

Article détaillé : Économie de Brunei.

L'économie de Brunei est fondée essentiellement sur une seule ressource : les hydrocarbures, et principalement le pétrole, exploité dans ce pays à partir de 1929. La commercialisation de cette ressource permet au pays d'atteindre une croissance annuelle importante (4,1 % en 2001), ce qui se répercute sur le développement humain du pays : Brunei, qui a un IDH de 0,865, est au 26e rang mondial (sur 135 pays) en 2010. Il affiche un PIB par habitant de 31 800 dollars, un taux de chômage insignifiant. Brunei est, selon la Banque mondiale, l'un des pays d'Asie où l'on vit le mieux. Sa dette en 2015 est de 3,17 %.

Bien que Brunei dispose sans doute du meilleur système social de la région (logements subventionnés voire gratuits, gratuité des soins hospitaliers, de l'éducation et de l'université, impôts inexistants etc.), sa société demeure plus disparate qu'il n'y paraît. En effet, près de 20 % des Brunéiens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Ces dernières années, la présence des étrangers et le dynamisme économique ont permis d'améliorer la condition des femmes sur le territoire. Seules 20 % d'entre elles travaillaient en 1971, elles sont 57 % en 2012, dont 28 % de cadres supérieures.

Le sultanat de Brunei fait partie de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) depuis 1989. Brunei est signataire de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) en 1992 et fait donc partie de l'OMC depuis 1995.

En , le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux[46].

L'État brunéien a lancé une politique facilitant l'installation d'entreprises étrangères : zones franches, exonération d'impôts… En dix ans, une cinquantaine de sociétés se sont déjà implantées à Brunei. Depuis 2007, Brunei tente aussi de développer le tourisme vert.

Contrairement à ses voisins (Malaisie, Indonésie), le sultanat n'a jamais encouragé le commerce du bois. Résultat : 75 % du territoire est encore occupé par la jungle.

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie de Brunei.
 
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Selon le recensement de 2011, la population de Brunei est de 393 162 habitants, contre 332 844 habitants en 2001[47]. En 2012, cette population était composé de manière estimée à 25 % de moins de 15 ans, à 71,3 % de personnes entre 15 et 65 ans et à 3,7 % de personnes de 65 ans ou plus. La densité de population est à cette date de 71,7 hab./km2. Le pays connait une espérance de vie de 76,6 ans en 2013. Le taux de croissance de la population de 1,6 % en 2012, avec un taux de natalité de 17,7 , un taux de mortalité de 3,3 , un taux de mortalité infantile de 11,1 , un taux de fécondité de 1,99 enfants/femme et un taux de migration de 2,51 .

Évolution démographique depuis 1950
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2016[48]
44 983 83 037 127 554 185 220 252 887 325 297 395 027 436 620

LangueModifier

Article détaillé : Langues au Brunei.

La langue des habitants de Brunei est Melayu Brunei, une forme de malais qui est classée dans le sous-groupe dit malais local des langues malaïques de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes.

Ancien protectorat britannique, le sultanat a au moins 50 % de sa population qui parle anglais (anglais de Brunei (en)), qui de plus, est la langue commerciale, avec le mandarin.

L'arabe est une langue de culture, et religieuse, connue surtout par des religieux ou des étudiants en madrasas islamique : il serait parlé parfaitement par environ 10 % de la population du royaume. De nombreux autres musulmans de Brunei ont des connaissances partielles, ou limitées de l'arabe.

ReligionsModifier

Articles détaillés : Islam au Brunei et Religion au Brunei.
 
Mosquée Omar Ali Saifuddin

La population de Brunei comprend 78,8 % de musulmans[49],[50]. Les habitants figurent parmi les musulmans les plus pratiquants et conservateurs d'Asie : obligation d'assister à la prière collective du vendredi (avec fermeture de tous les commerces conformément au 9e verset de la soixante-deuxième sourate, Al-Jumua, du Qorʾān)[15], enseignement obligatoire du Coran à l'école publique[51] et vente d'alcool interdite sur le territoire[52]. Si 78,8 % de la population est musulmane, 8,7 % est chrétienne, 7,8 % est bouddhiste, et 4,7 % autre, dont une part d'animistes[50].

Avant 1500, l'Hindouisme était la religion majoritaire au Brunei, suivie immédiatement par le Bouddhisme. De nos jours, les Hindous ne sont plus que quelques milliers dans le pays.[réf. nécessaire]

En mai 2014, Brunei instaure la charia[53],[16] ; cf. rubrique « Politique ».

 
Bandar Seri Begawan, capitale du pays et chef-lieu du district de Brunei-Muara.

CultureModifier

Article détaillé : Culture de Brunei.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l’An
23 février Fête nationale
1er juin Journée des Forces armées
15 juillet Anniversaire du sultan Les festivités durent un mois

CommunicationModifier

TransportsModifier

  • Routes : 1 712 km (dont 1 284 km goudronnés) (en 1996)
  • Voies ferrées : 13 km
  • Voies navigables : 209 km
  • Nombre d'aéroports : 2 (dont 1 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

TélécommunicationModifier

On compte en 2012, de source gouvernementale, 341 200 utilisateurs d'Internet dans le pays[52].

  • Lignes de téléphone : 80 000 (en 2011)
  • Téléphones portables : 44 000 (en 1996)
  • Postes de radio : 329 000 (en 1998)
  • Postes de télévision : 201 900 (en 1998)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)

CodesModifier

Le sultanat de Brunei a pour codes :

Notes et référencesModifier

  1. Sybille De Larocque, « Ces indétrônables monarques du XXIe siècle », sur jolpress.com, (consulté le 26 avril 2017)
  2. « Présentation du Sultanat de Brunei », sur diplomatie.gouv.fr (consulté le 18 août 2016)
  3. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/bx.html
  4. a et b Fonds monétaire international, World Economic Outlook Database - Données pour l'année 2013.
  5. (en) « Human Development Reports », sur hdr.undp.org (consulté le 14 octobre 2018).
  6. « Encyclopédie Larousse en ligne - Brunei État de Brunei Darussalam », sur www.larousse.fr (consulté le 29 décembre 2015)
  7. (en) Liu Yingsheng et Karim Osman, « Two Descriptions of Brunei in the Ming Period », en.unesco.org.
  8. (en) Robert Nicholl, « Notes on Some Controversial Issues in Brunei History », Archipel, vol. 19, 1980, p. 25.
  9. "Taiping" (太平), « l'ère de la Grande paix », sont les années 976-984.
  10. (en) Johannes L. Kurz, « Boni in Chinese Sources : Translations of Relevant Texts from the Song to the Qing Dynasties », Nalanda-Sriwijaya Centre Working Paper Series, no 4,‎ , p. 3.
  11. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, (Le Robert, 1994 (ISBN 285036195X).
  12. (en) Robert Nicholl, « Notes on Some Controversial Issues in Brunei History », Archipel, vol. 19, 1980, p. 33.
  13. (en) Robert Nicholl, « Notes on Some Controversial Issues in Brunei History », Archipel, vol. 19, 1980, p. 34.
  14. (pt + fr + de) Jorge Manuel dos Santos Alves, Claude Guillot et Roderich Ptak, Mirabilia Asiatica, Wiesbaden, Harrassowitz, coll. « South China and maritime Asia » (no 11), (ISBN 3-447-04704-6, ISSN 0945-9286, notice BnF no FRBNF40014278, présentation en ligne, lire en ligne).
  15. a b c d e f et g « Le sultanat due Brunei introduit la loi islamique », sur directmatin.fr (consulté le 26 décembre 2015).
  16. a b c d e et f « Le sultanat du Brunei introduit la loi islamique », sur directmatin.fr (consulté le 27 décembre 2015).
  17. Lucille Fonteny, « Sultanat du Brunei : lapidations et coups de fouet entrent dans la loi », Marianne,‎ (lire en ligne).
  18. Mark Seal, « Quand les stars boycottent le Beverly Hills Hotel », Vanity Fair, no 17,‎ , p. 166-177 (lire en ligne).
  19. http://www.ajib.fr/2013/10/brunei-charia/
  20. Sultanat de Brunei: les homosexuels bientôt fouettés à mort ou lapidés?, francesoir.fr, 26 mars 2019
  21. « Brunei : des célébrités boycottent des hôtels après l'instauration de la charia », sur www.directmatin.fr (consulté le 27 décembre 2015).
  22. a et b « Le sultan de Brunei interdit de fêter Noël sous peine de prison », sur directmatin.fr (consulté le 26 décembre 2015).
  23. « Le sultan de brunei interdit de feter noel sous peine de prison », sur directmatin.fr, (consulté le 26 décembre 2015)
  24. « My Treedom », sur www.facebook.com (consulté le 30 mars 2019)
  25. « Le sultan de Brunei, visage de la charia la plus stricte au monde », sur France 24, (consulté le 22 juin 2019)
  26. « Brunei Darussalam Permanent Mission to the United Nations », sur un.int (consulté le 9 février 2019)
  27. a b et c (en) Graham Saunders, A History of Brunei, Londres, Routledge, (ISBN 9781136873942, lire en ligne).
  28. (en) Denis Wei-Yen Hew, Brick by Brick: The Building of an ASEAN Economic Community, ISEAS–Yusof Ishak Institute, (ISBN 9789812307347, lire en ligne)
  29. « Brunei Darussalam | The Commonwealth », sur thecommonwealth.org (consulté le 9 février 2019).
  30. (en) « Brunei Darussalam », sur apec.org (consulté le 10 février 2019)
  31. « Asia-Europe Meeting (ASEM) », sur mfa.gov.bn (consulté le 9 février 2019).
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  33. (en-US) « ASEAN welcomes new Secretary-General from Brunei Darussalam », sur ASEAN | ONE VISION ONE IDENTITY ONE COMMUNITY, (consulté le 10 mars 2019)
  34. a b c d e et f (en) Ooi Keat Gin, Brunei - History, Islam, Society and Contemporary Issues, Londres, Routledge, , 274 p. (ISBN 9781317659983, lire en ligne).
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  36. a b c et d (en) Azman Ahmad, « Brunei Darussalam: Towards Reform and Sustainable Progress », Southeast Asian Affairs,‎ , p. 99-109 (JSTOR 27913278).
  37. « Australia », sur web.archive.org, (consulté le 9 février 2019).
  38. (en-US) gp, « Many opportunities for Brunei, Bangladesh to work together: Envoy | Borneo Bulletin Online » (consulté le 9 février 2019)
  39. Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, « Brunei- Sécurité », sur France Diplomatie : : Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le 10 mars 2019)
  40. a et b « Appel au boycott contre les hôtels détenus par le sultanat de Brunei », sur FIGARO, (consulté le 10 mars 2019)
  41. (en-US) Prashanth Parameswaran, The Diplomat, « Where Are Singapore-Brunei Defense Ties? », sur The Diplomat (consulté le 10 mars 2019)
  42. (en) « DPM Teo Chee Hean to lead delegation to Brunei for Young Leaders' Programme », sur Channel NewsAsia (consulté le 10 mars 2019)
  43. a et b Olaus Magnus et Benjamin Negroto, « Brunéi : la diplomatie du sultan », Outre-Terre, nos 25-26 « Les seigneurs de la mer »,‎ , p. 379-386 (DOI 10.3917/oute.025.0379).
  44. (en) Clyde Sanger, Malcolm MacDonald : Bringing an End to Empire, Montréal, McGill-Queen's University Press, (ISBN 9780773513037, lire en ligne).
  45. (en) « Malaysia and Brunei: An Analysis of their Claims in the South China Sea », sur cna.org, (consulté le 9 février 2019).
  46. https://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/20/bercy-sort-les-bermudes-et-jersey-des-paradis-fiscaux_4350727_3234.html [archive]
  47. http://www.geohive.com/cntry/brunei.aspx Recensement 2011
  48. (en) « The World Factbook — Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 7 juillet 2018).
  49. « Présentation du Sultanat de Brunei », sur diplomatie.gouv.fr, (consulté le 10 février 2019).
  50. a et b (en) « East Asia/Southeast Asia :: Brunei — The World Factbook », sur cia.gov, (consulté le 10 février 2019)
  51. « Le sultanat de brunei introduit la loi islamique », sur directmatin.fr, (consulté le 26 décembre 2015)
  52. a et b « Le monde merveilleux de Brunei », Geo, no 395,‎ , p. 61.
  53. « L’instauration de la charia à Brunei entraîne l’appel au boycott de palaces », sur la-croix.com, .

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Chen Dasheng, « Une pierre tombale du début du XIVe siècle retrouvée à Brunei », Archipel,‎ , p. 47-52 (lire en ligne).

Articles connexesModifier