Bataille des îles de Lérins (1635)

bataille de 1635
Bataille des îles de Lérins (1635)
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Carte de 1727 des Îles de Lérins
Informations générales
Date au
Lieu îles de Lérins, France
Issue Victoire espagnole
Belligérants
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnoleDrapeau du royaume de France Royaume de France
Commandants
Juan de Garay Otañez

Guerre de Trente Ans

Batailles

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Coordonnées 43° 31′ nord, 7° 03′ est

La bataille des îles de Lérins (du 13 au ) est un des combats de la guerre de Trente Ans entre la Monarchie catholique espagnole et le royaume de France.

AntécédentsModifier

Bien que la France soit un pays majoritairement catholique (à l'exception des huguenots, par exemple), elle était une rivale du Saint-Empire romain germanique et de l'Espagne et elle est entrée en guerre en 1635 du côté protestant. Le Cardinal de Richelieu, Premier Ministre du Roi Louis XIII, trouvait que les Habsbourg étaient trop puissants, car ils dominaient une série de territoires à l'est de la frontière française. Ils avaient de plus une influence sur les Provinces-Unies, de telle sorte que leur zone d'influence enveloppait la France. La France a commencé son engagement militaire en attaquant Oristano[1]en Sardaigne et les Avins, actuellement en Belgique.

Comme que la France disposait de sa première flotte de combat qui opérait dans l'Atlantique seulement depuis les années 1560, l'Espagne a pris l'initiative dans la guerre navale, en pensant que les îles de Lérins pouvaient servir comme base d'opérations pour attaquer les côtes de la Provence[2] et éviter l'interruption des communications maritimes[3] entre la péninsule Ibérique et les possessions de la couronne en Italie.

La batailleModifier

Les îles ont été prises par une opération amphibie préparée depuis le mois de février par Felipe da Silva (pt), Juan de Garay Otañez et Diego de Guzmán[4], le marquis de Leganés[5]. Entre le 13 et le , les troupes dirigées par Juan de Garay ont pris les îles de Saint-Honorat et Sainte-Marguerite.

ConséquencesModifier

La flotte française de l'Atlantique, plus récente et mieux équipée s'est dirigée vers les îles, qui ont été finalement reprises en mai 1637[6]. Les drapeaux espagnols ont été saisis pour être exposés dans la cathédrale Notre-Dame de Paris où un Te Deum a été célébré en l'honneur de la victoire française.

RéférencesModifier

  1. (ca) Antoni Jordà i Fernández, Església i poder a la Catalunya del segle XVII : la seu de Tarragona, L'Abadia de Montserrat, , 164 p. (ISBN 978-84-7826-379-0, lire en ligne)
  2. (en) David Parrott, Richelieu's army : war, government and society in France, 1624-1642, Cambridge, Cambridge Univ. Press, coll. « Cambridge studies in early modern history », , 600 p. (ISBN 978-0-521-02548-5 et 978-0-521-79209-7, lire en ligne), p. 117
  3. (en) Jan Glete, Warfare at Sea, 1500-1650 : Maritime Conflicts and the Transformation of Europe, Routledge, , 231 p. (ISBN 978-0-415-21455-1, lire en ligne)
  4. (es) Alicia Cámara Muñoz, Los ingenieros militares de la monarquía hispánica en los siglos XVII y XVIII, CEEH, , 381 p. (ISBN 978-84-934643-1-8, lire en ligne)
  5. 1965-Güell i Junkert Manel, « Juan de Garay, capità general de l'exèrcit de Catalunya (1649-1650) », Aplec de treballs,‎ , p. 59–80 (ISSN 2013-9314, lire en ligne, consulté le )
  6. Jacques Cru, Histoire des gorges du Verdon : du moyen âge à la révolution, Aix-en-Provence Moustiers-Sainte-Marie, Edisud Parc naturel régional du Verdon, , 326 p. (ISBN 978-2-7449-0139-3), p. 220

Articles connexesModifier

SourcesModifier