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Bataille de Sainte-Agnès (1637)

Bataille de Sainte-Agnès
Description de cette image, également commentée ci-après
Église Ste Agnès
Informations générales
Date 1 et 2 avril 1637
Lieu Sainte-Agnès (Jura) (Comté de Bourgogne)
Issue Egalité tactique,
Victoire stratégique française
Belligérants
Flag of Franche-Comté.svg Comté de Bourgogne
Drapeau de la Lorraine Duché de Lorraine
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Commandants
Flag of Franche-Comté.svg Gérard de Watteville de ConflansRoyal Standard of the King of France.svg Philippe de Chaumont-Guitry
Forces en présence
Flag of Franche-Comté.svgEnviron 600 fantassins
200 cavaliers
Flag of Lorraine.svg 1 000 cavaliers
1 300 fantassins
350 cavaliers
Pertes
Entre 200 et 350 tuésPlus de 100 tués

Guerre de Trente Ans
Guerre franco-espagnole

Batailles

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Coordonnées 46° 36′ 32″ nord, 5° 28′ 27″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Sainte-Agnès

Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Franche-Comté)
Bataille de Sainte-Agnès

La bataille de Sainte-Agnès est une bataille mineure qui eu lieu les 1er et 2 avril 1637 à Sainte-Agnès dans le comté de Bourgogne durant l'épisode comtois de la guerre franco-espagnole durant la guerre de Trente Ans. Elle oppose les troupes françaises du duc de Longueville, à l'armée comtoise de Gérard de Joux de Watteville, marquis de Conflans. Cette bataille fait suite à celle de Cornod et est parallèle à celle de Saint-Amour.

ContexteModifier

En 1637 la France et le Comté de Bourgogne sont en guerre. Louis XIII avait investi le comté de Bourgogne et ses troupes avaient d'abord échoué à prendre Dole en août 1636. Jusqu'en mars 1637 la guerre avait plutôt été favorable aux comtois portant inférieur en nombre. Mais l'armée comtoise mené par Gérard de Joux de Watteville a été décimée à la bataille de Cornod le 13 mars par un détachement de l'armée de Longueville, commandé par le Baron de Thianges. Fort de ce succès et débarrassé de l'armée comtoise, les Français peuvent s'en prendre aux riches villes du Revermont et notamment Lons le Saunier qui est l'objectif. Ils mettent alors le siège devant Saint-Amour, qui se trouve sur leur route. Ville prospère et importante, la place est commandée par Georges de Goux, fils du colonel de Goux qui participa quelques jours plutôt à la bataille de Cornod. De son côté, Watteville a rassemblé les débris de son armée et s'est fixé de venir en aide aux assiégés ou au moins faire diversion pour alléger la pression sur Saint-Amour[1]. Il fait route d'abord sur Lons le Saunier ou il apprend qu'il doit être rejoint par un régiment de cavalerie envoyé par Charles IV de Lorraine qui lui accorde sa confiance et lui en donne le commandement. Il quitte donc Lons pour faire sa jonction avec le régiment lorrain.

La batailleModifier

La jonction avec la cavalerie lorraine, doit se faire entre Gevingey et Sainte-Agnès. L'armée comtoise est alors forte d'à peu près 800 hommes qui ont échappé à la bataille de Cornod. L'infanterie est dirigée par le colonel de Raincourt qui s'est déjà illustré en protégeant courageusement la retraite; et la cavalerie environ 200 hommes, par le colonel de Saint-Germain[1]. En face Le détachement français commandé par Philippe de Chaumont-Guitry n'est initialement que de 550 hommes. Pendant ce temps, d'Arpajon, continu le siège de Saint-Amour qui progresse en faveur des Français. Le 31 mars au soir Watteville fait stationner ses hommes d'infanterie devant Gevingey et la cavalerie à Sainte-Agnès[2]. Le lendemain matin, les éclaireurs signalent les troupes françaises près de Rotallier, Watteville charge en personne avec sa cavalerie les Français, et les engage avec de lourdes pertes de deux cotés[3]. Des renforts français (un régiment de cuirassier liégeois et une compagnie de gentilshommes)[4] sauvent in extremis, le détachement de Guitry du désastre et rééquilibre les forces[4]. Ce dernier décide d’opérer un repli stratégique et se met alors en embuscade dans la forêt de Sainte-Agnès. Le régiment lorrain arrive pour faire sa jonction avec la cavalerie comtoise et ceux-ci tombent dans l'embuscade qui coûte alors la vie de deux colonels, un Lorrain et un Espagnol[5]. Cette embuscade est un élément contesté de cette bataille. Selon les Français, lors de cette embuscade, les alliés auraient perdu 200 hommes et selon les comtois les pertes se limiteraient à seulement quelques hommes, dont les deux colonels. Quoi qu'il en soit, l'embuscade n’empêche pas la jonction des troupes lorraines et comtoises de s'opérer avec un certain succès. Le soir, Chaumont-Guitry reçoit des renforts de son chef Longueville, soit 300 cavaliers et 800 fantassins[2], mais le rapport de forces est toujours en faveur des comtois. Watteville estimant qu'il ne pourra pas secourir Saint-Amour à temps, préfère se replier pour rejoindre des renforts levés par le marquis de la Baume de Saint-Martin qui les attendent à Château-Chalon[5]. Le lendemain il commence à donner ses ordres de marche à ses troupes stationnées à Gevingey. Pendant ce temps, de Guitry donne l'assaut sur Sainte-Agnès ou il en chasse la cavalerie alliée qui y avait encore ses quartiers et qui perd trois compagnies dans le combat.

Les conséquencesModifier

Longueville apprend l'issue de la bataille en fin de matinée du 2 avril. Il donne aussitôt l'ordre à son artillerie de pilonner le château de Saint-Amour. Guitry vers la fin d'après midi, arrive à Saint-amour. Les assiégés, sans espoirs de secours, acceptent alors la reddition. Pour les comtois Sainte-Agnès reste une bataille anecdotique qui demeure une défaite uniquement dans l'échec à sauver la ville assiégée. Le retour de Watteville dans le secteur de Lons, détournera provisoirement les Français de cette ville pour s'attaquer alors à Moirans. La ville de Saint-Amour est livrée au pillage et au saccage. Suite à ces deux échecs répétés, Watteville sera démis de ses fonctions et l'armée comtoise démoralisée et disséminée en diverses garnisons, n'existera plus en tant que telle.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean-Baptiste Perrin, Notes historiques sur la ville de Lons-le-Saunier, imprimerie et lithographie de F. Gauthier, (lire en ligne)
  2. a et b V. de Noailles, Le Maréchal de Guébriant (1602 - 1643), Рипол Классик (ISBN 9785881449865, lire en ligne)
  3. Alphonse Rousset et Moreau, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département. Tome premier [-VI] département du Jura, Bintot, (lire en ligne)
  4. a et b Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourgougne, (1632-1642). [Edited by J. Crestin.], (lire en ligne)
  5. a et b Jean Girardot de Noseroy, Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourgogne: 1632-1642, imprimerie d'Outhenin-Chalandre fils, (lire en ligne)