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Bataille de Martignat (1637)

Bataille de Martignat
Description de cette image, également commentée ci-après
Dragon du XVIIème siècle
Informations générales
Date 1er - 14 février 1637
Lieu Martignat
Issue Victoire comtoise
Belligérants
Flag of Franche-Comté.svg Comté de BourgogneDrapeau du royaume de France Royaume de France
Commandants
Flag of Franche-Comté.svg Philippe-François de Bussolin

Flag of Franche-Comté.svg Antoine Duprel

Flag of Franche-Comté.svg Henri de Champagne
Royal Standard of the King of France.svg Claude de Briord
Forces en présence
1 500 fantassins
800 cavaliers
450 fantassins
300 cavaliers
Pertes
115 morts
15 prisonniers
Environ 50 morts ou prisonniers

Guerre de Trente Ans

Batailles

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Coordonnées 46° 12′ 36″ nord, 5° 36′ 34″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Martignat

La bataille de Martignat est une série de sièges et de combats qui ont lieu dans le secteur de Martignat entre le 1er et le 14 février 1637 durant l'épisode comtois de la guerre de trente ans. Elle oppose le régiment français du duc d'Enghein commandé de Claude de Briord à l'armée comtoise dirigée par Philippe-François de Bussolin dans le cadre de la campagne comtoise du Bugey de janvier à février 1637[1].

Déroulement des combatsModifier

Au début de l'année 1637 Gérard de Watteville marquis de Conflans charge son fils, le comte de Bussolin, de mener des expéditions dans le Bugey avec 1500 hommes et 800 cavaliers[2]. La défense du Bugey est assurée par le régiment d'Enghein dirigé par le comte de Briord. Dans cette campagne, les armées vont manœuvrer, parfois se rencontrer et se menacer mais rarement se combattre. Le 4 février, au bout de trois jours de siège, Bussolin s’empare du château de Martignat, défendue par une compagnie d'infanterie française, et laisse à proximité pour le garder, le sergent Duprel, avec trois compagnies de dragons[3]. Le 8 février, de Briord, depuis Montréal, ayant apprit la prise du château, rassemble une armée de 700 hommes dans l’espoir de le reprendre[4]. Il a également connaissance du faible nombre d'hommes qui le garde et souhaite agir tout de suite. Le contact avec les comtois s'effectue dès le lendemain avec les dragons du sergent Duprel, qui escortaient un convoi de 13 chariots de vivres et de munitions destiné au château de Martignat[5]. Les français attaquent le convoi et le détruisent entièrement avec 15 morts et 15 prisonniers dans les rangs comtois ; les dragons parviennent à battre en retraite sans trop de pertes, et se laissent enfermer dans le château de Martignat à proximité. Commence alors un siège de 5 jours ou les cavaliers comtois sont retranchés sans réserves de munitions, ni vivres, à un contre trois. Cette résistance va permettre à Duprel de s'illustrer et cet acte va rester dans les mémoires comtoises[6],[7]. Mais alors qu'il est sur le point de se rendre, des renforts comtois de 2000 hommes commandés par Henri de Champagne, sont en vue du château. Les français, après reconnaissances des forces comtoises, lèvent le siège dans la confusion et le désordre[8],[9], au soir du 14 février. Dans la nuit, les comtois évacuent le château et l'incendient, le jugeant trop difficile à défendre, ne pouvant permettre à l'ennemi de le reprendre. La prise de Martignat représente le plus gros engagement de cette campagne du Bugey. Bussolin pourra s'emparer d'Oyonnax puis du château de Dortant où les troupes comtoises et françaises se feront à nouveau face sans se combattre.

Notes et référencesModifier

  1. Charles Jules Dufay, Dictionnaire biographique des personnages notables du département de l'Ain ..., Martin-Bottier, (lire en ligne)
  2. La prise de Chavannes et le combat de Cornod: relations tirées de la Gazette de France, imprimerie du Courrier de l'Ain, (lire en ligne)
  3. Société d'émulation du Doubs Besançon, Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, La Société., (lire en ligne)
  4. Société d'émulation du Doubs Besançon, Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, La Société., (lire en ligne)
  5. Louis Lautrey, Vie du capitaine La Cuson, 1607-1681, Librairie H. Champion, (lire en ligne)
  6. Émile Longin, Notes historiques sur le château de Grimont: 1638-1643, Declume, (lire en ligne)
  7. Mémoires de la Société d'émulation du Jura, Société d'émulation du Jura, (lire en ligne)
  8. Emile Longin, La dernière campagne du Marquis de Conflans: 1636-1637, Dodivers, (lire en ligne)
  9. Jean Girardot de Noseroy, Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourgogne: 1632-1642, imprimerie d'Outhenin-Chalandre fils, (lire en ligne)