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Bataille de Rivoli (1797)

bataille napoléonienne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bataille de Rivoli.
Bataille de Rivoli
Description de cette image, également commentée ci-après
Bonaparte à la bataille de Rivoli, tableau de Félix Philippoteaux, 1844.
Informations générales
Date 13 - (24 et 25 nivôse an 5)
Lieu Rivoli Veronese
nord de l'Italie
Issue Victoire française décisive
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Napoléon BonaparteJosef Alvinczy
Forces en présence
22 000 hommes28 000 hommes
Pertes
3 000 morts ou blessés12 000 morts, blessés ou prisonniers

Première Coalition

Batailles

Coordonnées 45° 34′ 00″ nord, 10° 49′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Vénétie

(Voir situation sur carte : Vénétie)
Bataille de Rivoli

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Bataille de Rivoli

La bataille de Rivoli a eu lieu les 13 et (24 et 25 nivôse an V) aux environs de Rivoli Veronese dans le nord de l'Italie, entre l'armée française et l'armée autrichienne. Elle s’inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l’armée d'Italie du général français Bonaparte et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

PréludeModifier

Après la victoire d'Arcole, le général autrichien Josef Alvinczy, trouvant que cette dernière victoire de Bonaparte avait été chanceuse alors que les effectifs français étaient bien inférieurs aux siens (19 000 Autrichiens et moins de 13 000 Français), décide d'attaquer pour soulager Mantoue assiégée.

Chargée de surveiller la vallée de la Brenta, les 3 500 hommes de la brigade Mittrowsky ne participent pas à la bataille[1].

Bonaparte a distribué ses troupes à moins de trois jours de marche de la région de Mantoue, Rivoli et Vérone.

DéroulementModifier

Alvinczy, avec 28 000 hommes, attaque Barthélemy Joubert à la tête de 10 000 hommes, le . Ce dernier se replie sur le plateau de Rivoli où il est rejoint par Louis-Alexandre Berthier et par Bonaparte à 2 heures du matin le 13 janvier. On comprend que le général autrichien a fait l'erreur de diviser ses forces. Joubert reçoit l'ordre de reprendre la chapelle de San Marco, et il attaque à 4 heures du matin.

Mais les Français du corps de Joubert sont presque défaits, quand vers dix heures, après douze heures d'une marche forcée, la division d'André Masséna arrive sur le champ de bataille et change le cours des événements. Sur l'aile gauche autrichienne, avec en outre les 2 000 hommes de la 32e demi-brigade, Liptay est à nouveau repoussé.

Pendant ce temps, les autres colonnes autrichiennes ont avancé et apparaissent à leur tour sur les lieux du combat. Pour autant, épuisés par des combats commencés à l'aube, et alors que leurs troupes ne sont pas encore toutes arrivées, menacées sur leurs arrières par l'arrivée des troupes du général Rey (3 000 hommes), l'aile gauche autrichienne est rapidement repoussée. Bonaparte lançant ces réserves dans le combat, le recul de l'aile gauche autrichienne se transforme en déroute. Les Autrichiens, paniqués par les tirs venant des hauteurs et par l'explosion de deux de leurs caissons d'artillerie, s'enfuient.

Les troupes françaises se concentrent alors contre le centre autrichien qui cède vers midi.

L'aile droite autrichienne se trouve alors relativement isolée et mal préparée à lutter contre une grande partie du dispositif français. Les Autrichiens se rendent alors massivement.

ConséquencesModifier

Bonaparte est libre d'achever le siège de Mantoue, qui capitule le 2 février.

Anecdote : Napoléon appellera Masséna, qui a fait 148 km en deux jours, l'enfant chéri de la victoire. Il dira même mieux que les légions de César. Sous l'Empire, le 24 avril 1808, Masséna recevra le titre de duc de Rivoli, en souvenir de son action lors de cette bataille.

Dans la littératureModifier

  • Dans Le Médecin de campagne d'Honoré de Balzac, l'ex-fantassin Goguelat fait le récit de la campagne d'Italie et cite toutes les batailles : « Nous étions trente mille va-nu-pieds contre quatre-vingt mille fendants d'Allemands, tous beaux hommes, bien garnis, que je vois encore. Alors Napoléon, qui n'était encore que Bonaparte, nous souffle je ne sais quoi dans le ventre. Et l'on marche la nuit, et l'on marche le jour, l'on te les tape à Montenotte, on court les rosser à Rivoli, Lodi, Arcole, Millesimo, et on ne te les lâche pas. Le soldat prend goût à être vainqueur[2]. »

Jeux de simulations historiquesModifier


Notes et référencesModifier

  1. (en) Martin Boycott-Brown, The Road to Rivoli: Napoleon's First Campaign, Londres, Cassell & Co, (ISBN 0-304-35305-1), p. 474 et 475.
  2. Édition Charles Furne, 1845, vol.13 p. 433.