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Combat d'Issy (1815)

bataille de 1815
(Redirigé depuis Bataille d'Issy (1815))
Page d'aide sur l'homonymie Pour la bataille du fort d'Issy durant la Commune de Paris, voir bataille d'Issy (1871).

Le combat d'Issy eut lieu le 3 juillet 1815 au village d'Issy, à une courte distance au sud-ouest de Paris parallèlement au combat de Sèvres. Le résultat fut une victoire du maréchal Blücher sur une armée française qui défendait Paris.

PréludeModifier

Après la défaite française le à Waterloo, les armées du duc de Wellington et de Blücher avancèrent sur Paris. Bien qu'une brigade prussienne eût été défaite le à Rocquencourt, près de Versailles, le mouvement des Prussiens ne fut pas arrêté. Un corps de Prussiens sous les ordres du général Zieten avança le 2 juillet vers les hauteurs de Meudon et Châtillon et, après de durs combats contre les troupes du général Vandamme, se rendit maître des localités de Sèvres, les Moulineaux et Issy.

BatailleModifier

Alors que le combat de Sèvres faisait rage, le 3 juillet le général Vandamme fit sortir de Vaugirard deux fortes colonnes d'infanterie, appuyées par la cavalerie et un fort train d'artillerie, et semblait résolu à reprendre le terrain perdu la veille. Mais bien que les Français eussent l'avantage du nombre, ils ne réussirent pas à reprendre le village d'Issy. Après plusieurs assauts, à chaque fois précédés de préparation d'artillerie, les Français battirent en retraite, poursuivis par les tirailleurs prussiens jusqu'aux abords de l'enceinte de Paris.

RépercussionsModifier

Issy fut la dernière tentative de l'armée française pour dégager Paris, avant l'armistice qui intervint le même jour entre la France et les alliés. Napoléon avait déjà annoncé son abdication le . Sans avenir en France et renonçant aux projets d'évasion qui lui étaient proposés, il se rendit le 15 juillet au capitaine Frederick Maitland du HMS Bellerophon et fut transporté à Plymouth. La restauration complète de Louis XVIII suivit le départ de l'empereur. Transféré à bord du HMS Northumberland commandé par l'amiral George Cockburn, Napoléon entama le 7 août son voyage d'exil vers l'île de Sainte-Hélène, où il devait mourir le .

SourceModifier