Ouvrir le menu principal

La guerre napolitaine est une courte guerre, en 1815, entre le roi de Naples Joachim Murat, par ailleurs maréchal d'Empire français, et l’empire autrichien, à la fin des guerres napoléoniennes.

ContexteModifier

À la fin de la campagne de Russie, Murat, qui était chargé de ramener la Grande Armée, l’avait abandonnée pour tenter de sauver son royaume de Naples. En 1813, il balança entre la loyauté envers Napoléon et les négociations avec les Alliés. Il finit par signer la convention de Naples avec l’Autriche, et fournit une armée pour combattre l’Empereur.

Par la suite, le congrès de Vienne décida de restaurer les dynasties de l’Europe pré-révolutionnaire, et donc de rétablir les Bourbons à Naples. Aussi, Murat tire parti de l’évasion de Napoléon de l’île d'Elbe, et déclare la guerre à l’Autriche le 15 mars 1815.

FaitsModifier

Le 30 mars, il lance la proclamation de Rimini pour soulever l’Italie contre celle-ci. Mais il est battu à Ceprano, puis à Tolentino, il doit fuir : le 18 mai à Naples, le 25 mai à Cannes, où il apprend l’entrée des Autrichiens à Naples le 23 mai.

ConséquencesModifier

Après Waterloo, Murat, qui doit voyager caché, part pour la Corse où il arrive le 25 août. Sur la base de renseignements trompeurs selon lesquels il serait favorablement attendu à Naples, il tente de reconquérir son royaume avec quelques fidèles.

Ayant perdu quatre de ses six navires dans une tempête, il débarque à Pizzo de Calabria avec vingt-six compagnons. Capturé sur la route de Monteleone, il est emprisonné au château de Pizzo. Jugé par une commission militaire, il est fusillé le .

Malgré sa brièveté et son échec, cette épopée, initiée par la proclamation de Rimini, est considérée par les Italiens comme le point de départ du Risorgimento, mouvement de renaissance culturelle et nationale qui allait conduire à l'unité italienne, en 1860, et à la naissance du royaume d'Italie. Lorsque Giuseppe Garibaldi conquiert le royaume de Naples en 1860, il rend hommage à Murat en donnant une des balles l’ayant tué à la marquise de Pepoli, arrière-petite-fille du maréchal.

Sur les autres projets Wikimedia :