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Bataille des Échaubrognes

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bataille de Châtillon.

La bataille des Échaubrognes se déroula lors de la guerre de Vendée de 1815.

La batailleModifier

Le 17 mai 1815 une armée de 2 000 paysans insurgés partie des Aubiers et commandée par Auguste de La Rochejaquelein et Simon Canuel marchait sur Bressuire lorsqu’elle apprit à Maulévrier que 1 200 soldats impériaux du 26e régiment d'infanterie de ligne faisaient route depuis Cholet sur Châtillon-sur-Sèvre.

Les officiers vendéens décidèrent de les attaquer et se portèrent à leur rencontre. Celle-ci se produisit le lendemain dans le bourg de Saint-Pierre-des-Échaubrognes où les Impériaux tombèrent dans une embuscade.

Cependant les Vendéens manquaient d'armes et de munitions et les Impériaux parvinrent à se réfugier à Châtillon-sur-Sèvre où les troupes vendéennes de Langrenière furent aisément mises en fuite. Le colonel Prévost, qui commandait les Impériaux, fit reformer ses troupes et s'apercevant que les Vendéens qui les poursuivaient n'avaient plus de munitions et qu'un bon nombre n'étaient même pas équipés de fusils, il lança une contre-attaque qui lui permit de couvrir la retraite en bon ordre sur Cholet.

Les pertesModifier

Les pertes des Impériaux furent selon Canuel d'environ 30 morts et autant de blessés, en revanche selon le baron Saunier, inspecteur général de la cavalerie impériale, les pertes furent de 10 hommes tués, des blessés en proportion et des prisonniers.

Dans ses mémoires, André Mercier du Rocher affirme que 54 Impériaux furent capturés par les Vendéens, que 28 d'entre eux furent relâchés et les 26 autres fusillés. Cependant selon l'historien Aurélien Lignereux, les opinions très républicaines de Mercier du Rocher rendent ces allégations suspectes, aucune autre source ne fait mention d'exécutions de prisonniers aux Échaubrognes et il semble que tous les soldats impériaux capturés par les troupes de La Rochejaquelein aient été relâchés[2].

Les pertes vendéennes sont de 10 morts et 15 blessés selon Berthre de Bourniseaux, et celles des Impériaux de 40 tués ou blessés et 20 prisonniers.

Dressé après la fin de la guerre en vue du versement d'aides aux familles des victimes, l'état des pertes du 4e corps — celui commandé par Auguste de La Rochejaquelein — fait état de 14 soldats vendéens tués lors du combat des Échaubrognes[1].

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • Aurélien Lignereux, Chouans et Vendéens contre l'Empire, 1815. L'autre Guerre des Cent-Jours, Paris, Éditions Vendémiaire, , 384 p. (ISBN 2363581873).
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, , p.811.
  • Hervé Coutau-Bégarie et Charles Doré-Graslin (dir.), Histoire militaire des guerres de Vendée, Economica, , p.575-576.
  • Pierre Victor J. Berthre de Bourniseaux, Histoire des guerres de la Vendée et des Chouans, depuis l'année 1792 jusqu'en 1815, t. III, , p.34-37.