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La bataille de Saint-Gilles-sur-Vie se déroula lors de la guerre de Vendée de 1815.

La batailleModifier

Le 2 juin, à Napoléonville, le général Travot apprit que les Britanniques débarquaient des munitions aux Vendéens à Saint-Gilles-sur-Vie. Il était prioritaire, pour les Impériaux, d'empêcher ce débarquement. Aussitôt Travot ordonna au général Grobon se porter à Saint-Gilles, et au général Estève de gagner Saint-Jean-de-Monts.

Le même jour en fin d'après-midi les soldats du général Grobon entraient dans Saint-Gilles-sur-Vie, faibles en nombre, ils se retranchèrent dans des maisons et dans l'église. Kitoë, le capitaine anglais de la frégate l'Astrée fit apporter une obusier mais celui-ci se révéla inefficace. Finalement les deux camps restèrent sur leurs positions et la nuit mit fin au combat. Le lendemain la fusillade reprit et le général Grobon en observation au sommet du clocher fut grièvement blessé par une balle tirée par un soldat vendéen.

Néanmoins Louis de La Rochejaquelein devina que les Impériaux attendaient des renforts, il ordonna de mettre fin au débarquement et fit dispercer les convois d'armes et de munitions, puis il se replia sur Saint-Jean-de-Monts. Les pertes vendéennes ne furent, selon les mémoires de Canuel que de 2 à 3 morts et quelques blessés. Le général Grobon ne se remit pas de sa blessure, transporté à Nantes, il mourut quatre jours plus tard.

SourcesModifier

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, , p.823.