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Asfeld

commune française du département des Ardennes

Asfeld
Asfeld
Mairie.
Blason de Asfeld
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Canton Château-Porcien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rethélois
Maire
Mandat
Jean-Marc Briois
2014-2020
Code postal 08190
Code commune 08024
Démographie
Population
municipale
1 113 hab. (2016 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 11″ nord, 4° 07′ 09″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 118 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Asfeld

Asfeld est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

C'est le chef-lieu du canton d'Asfeld. Asfeld a intégré l'ancienne commune de Juzancourt en 1971[1].

Sommaire

GéographieModifier

 
Entrée d'Asfeld.

Asfeld est située sur l'Aisne et le canal des Ardennes, dans le sud-ouest du département des Ardennes, au sein d'une région naturelle nommée le Porcien. La commune fait partie de l'aire urbaine de Reims.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Ferme dans le centre d'Asfeld.

Un point fortifié au bord de l'AisneModifier

Appelé jadis Écry, les Vikings y furent battus en 883.

Au Moyen Âge, les seigneurs d'Escry y bâtissent une demeure fortifiée. Passé à la famille de Grandpré puis aux Bossut, ce château subit de nombreux assauts. En 1199 Thibault III y organisait un grand tournoi qui servait de cadre a l'organisation de la Quatrième croisade. En 1359, il est saccagé par les troupes d'Édouard III d'Angleterre, chevauchant de Calais à Reims, puis par les Bourguignons vers 1425.

En 1625, il est à nouveau attaqué par Charles IV de Lorraine profitant de la Fronde pour piller la Champagne et menacer l'Ile-de-France.

En 1671, Jean-Jacques de Mesmes, comte d'Avaux, achète, pour compléter ses terres, ce fief d'Ecry dévasté par ces invasions successives. La principale ville, Ecry, est désormais nommée Avaux-la-Ville.

D'Avaux-la-Ville à AsfeldModifier

Jean-Jacques de Mesmes stimule l'économie locale par l'instauration d'un marché hebdomadaire et de deux foires annuelles. Il fait renforcer et agrandir le château et y réside.

En 1680, il décide de la construction d'une nouvelle église, l'église existante étant particulièrement en mauvais état. Cette construction s'inscrit dans un plan d'ensemble aux abords du château[2]. Le nouvel édifice religieux est béni le 15 juin 1685.

Le 20 mars 1728, Claude François Bidal d'Asfeld achète le comté d'Avaux, formé d'Avaux-le-Château, Avaux-la-Ville, Aire, Vieux et Vauboison, il est chevalier d'Asfeld puis baron d'Asfeld. En 1730, cette seigneurie est érigée en marquisat. Avaux-la-Ville qui s'était appelé Ecry jusqu'en 1671, change à nouveau de nom et prend le nom actuel : Asfeld.

Claude François Bidal d'Asfeld est lieutenant-général des armées du Roi et directeur général des fortifications, succédant dans cette fonction à Vauban.

À la même époque, un Rémois, Nicolas Bidet, viticulteur et auteur d'un traité botanique sur la nature et la culture du vin, devient seigneur de Juzancourt, à proximité d'Asfeld.

Révolutions et bouleversements politiquesModifier

Le fils de Claude François Bidal d'Asfeld, Claude Etienne,second marquis d'Asfeld, réside essentiellement à Paris mais a des relations dures avec les habitants d'Asfeld. La Révolution de 1789 accentue encore les contestations.

Les portes du château sont forcées le 13 juin 1790. Le marquis d'Asfeld fait condamner les meneurs. Mais le 25 août 1792, apprenant la chute de la monarchie, des émeutiers pénètrent à nouveau dans la propriété du marquis et brûlent symboliquement le chartier[2]. Le marquis préfère émigrer à Aachen (Aix-la-Chapelle), à la suite de la Révolution française. Ses biens sont saisis et vendus comme biens nationaux. Le château est démoli les années suivantes. L'église est épargnée.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d’Écry-le-Franc ou d’Escry-le-Franc[3].

En 1814, lors de la campagne de France, la région de Berry-au-Bac à Asfeld est le théâtre de combats entre le feld-maréchal Blücher, le duc de Raguse et le général Ricard[4].

En février 1848, un enfant d'Asfeld, brillant scientifique, Jean-Baptiste Payer, participe aux événements révolutionnaires de Paris, devient chef de cabinet de Lamartine puis, bénéficiant d'une popularité naissante dans sa région d'origine, se fait élire député des Ardennes dans cette Deuxième République bien éphémère.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la construction de voies ferrées est favorisée par le trafic marchandises, grâce notamment à l'industrie betteravière. Sous l'impulsion des frères Jules et Désiré Linard, celle-ci se développe avec dynamisme et crée une possibilité de diversification complémentaire pour les agriculteurs.

Conflits du XXe siècleModifier

Pendant toute la guerre de 1914-1918, la localité reste proche des zones de combats, jusqu'aux derniers jours[5], et subit de nombreux dégâts. En 1940, après la percée de Sedan en mai, c'est à nouveau sur l'Aisne et en particulier à Asfeld que tente de s'organiser début juin une ligne de défense face à l'invasion allemande, sans grand succès. Dans les années qui suivront, des mouvements de résistance émergeront, tels les FTP.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 Diancourt[6]    
mars 2001 En cours Jean-Marc Briois[7] DVD Agriculteur propriétaire-exploitant

Instances administratives et judiciairesModifier

Un groupe de secours et une gendarmerie sont implantés à Asfeld.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 1 113 habitants[Note 1], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9471 0561 0841 1211 2481 2841 2211 2201 238
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 1511 1021 0571 078961965950913932
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
9071 020849840812772812843803
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 -
9261 0151 0619769721 0771 1161 113-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

SantéModifier

SportModifier

EnseignementModifier

 
Collège Jean-Baptiste-Payer.

ÉconomieModifier

Asfeld joue de bourg vis-à-vis des localités voisines. Par conséquent, on y trouve plusieurs commerces:

  • une boulangerie
  • un fleuriste
  • une station d'essence
  • un magasin de meubles
  • un supermarché Carrefour Contact
  • deux boucheries

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Didier.
Article détaillé : Église Saint-Didier d'Asfeld.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé : au premier et au quatrième de gueules à la bande cousue d'azur chargée de trois couronnes d'or et accompagnée de deux palmes du même, au deuxième et au troisième d'azur au lion naissant d'argent couronné du même, celui du troisième contourné ; sur le tout d'or aux quatre pals de gueules, le petit écu timbré d'une couronne ducale d'or au cimier d'un griffon issant du même.
Détails
Création Paul Laurent, 1904.

Décorations françaisesModifier

 
Croix de guerre 1914-1918 : 17 septembre 1921

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Voir l'article Wikipedia sur les anciennes communes des Ardennes
  2. a et b Philippe Seydoux, Gentilhommières et Maisons fortes en Champagne : Marne et Ardennes, t. 1, Éditions de La Morande, , 320 p. (ISBN 2-902091-30-3), p. 94-97 et Plan du Chasteau d'Avaux-la-Ville p.95
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Jean Baptiste Frédéric Koch, Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814,, volume 2, Paris, 1819 - Ouvrage en ligne
  5. Joseph Prudhon, Journal d'un soldat 1914-1918: Recueil des misères de la Grande Guerre, L'Harmattan, 2010, (ISBN 978-2-296-12855-2) Ouvrage en ligne
  6. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1877, p234.
  7. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Notice no PA00078333, base Mérimée, ministère français de la Culture