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André Lhote

peintre, graveur et sculpteur français
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André Lhote
Edmond Boissonnet, photograph of André Lhote 0023.jpg
André Lhote en 1925, photographié par Edmond Boissonnet (Archives Boissonnet)
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Mouvement
Baigneuses (1917), huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Caen, 2017.

André Lhote, né à Bordeaux le et mort à Paris le , est un peintre, graveur, illustrateur, théoricien de l'art et enseignant français. Il est l'un des représentants du mouvement cubiste.

BiographieModifier

À Bordeaux, André Lhote, fils d'un employé de la ville et d'une brodeuse[1], passe dix ans en apprentissage chez un sculpteur décorateur et suit les cours de sculpture décorative à l'école des beaux-arts de Bordeaux jusqu'en 1904. C'est en lisant les Salons de Diderot, le Journal de Delacroix et les Curiosités esthétiques de Baudelaire qu'il vient à la peinture. Il s'installe à Paris en 1907. La galerie Eugène Druet organise sa première exposition en 1910.

Il se rattache au mouvement cubiste en 1912, avec sa toile Paysage français, cependant il rejette ce qu'il y a de trop abstrait dans cette forme de peinture et il cherchera toujours à conserver un lien avec la peinture classique, que ce soit par les sujets ou par la rigueur de ses compositions. Il veut inscrire la modernité, non pas dans la rupture, mais dans la continuité de la tradition[2].

Trois de ses œuvres sont exposées au Salon des indépendants en 1913.

Il est réformé en raison d'une maladie de la rétine et ne participe donc pas à la guerre[1].

En 1919, grâce à Jacques Rivière qu'il connait, il tient une chronique de critique d'art dans la Nouvelle Revue Française.

Dès 1918, il professe dans différentes académies jusqu'à la fondation, en 1922, de sa propre académie au no 18 rue d'Odessa, dans le quartier du Montparnasse. Il y professera jusqu'à la fin de sa vie. Il réunit des textes de grands maîtres, parmi lesquels Léonard de Vinci, sous le titre De la palette à l'écritoire. L'essentiel de son enseignement réside dans ses deux traités : Traité du paysage et Traité de la figure[3].

Lhote organise également des stages d'été pour ses élèves dans la maison qu'il a acheté en 1926 à Mirmande dans la Drôme. À partir de 1940 et pendant toute l'Occupation, nombre d'artistes y trouveront refuge, comme Alexandre Garbell, Pierre Palué, Marcelle Rivier et Guy Marandet qui y demeureront.

En 1938 il découvre Gordes où il achète une maison de style Louis XIII qu'il rénove. Il y réside, en alternance avec Mirmande, de 1939 à 1942. Il fait connaître à ses amis l'attrait du village. Marc Chagall, Jean Grenier, Willy Ronis et d'autres deviennent ses voisins[1].

Dès ses débuts, Lhote s'est senti très en phase avec le mot d'ordre du « tout décoratif » de l'Art déco. Il gardera jusqu'à la fin ce goût pour la décoration. C'est ainsi qu'il exécute les peintures murales de la faculté de médecine de Bordeaux en 1957.

ŒuvresModifier

PublicationsModifier

André Lhote a écrit des ouvrages théoriques importants sur la peinture moderne et des ouvrages de critique d'art.

  • La peinture, le cœur et l'esprit. Correspondance inédite (1907-1924). André Lhote, Alain-Fournier, Jacques Rivière
  • Parlons peinture, Denoël Et Steele, 1936
  • Traité du paysage, Floury, 1939
  • Traité de la figure, Floury, 1950
  • Petits itinéraires à l'usage des artistes, 1943
  • Les Invariants plastiques, Hermann
  • Jean Paulhan, André Lhote : Correspondance, Gallimard, 2009

Ouvrages critiqueModifier

  • Corot, Stock, 1923
  • Les Peintres français nouveaux, Gallimard, 1926
  • Peinture d'abord, Denoël, 1942
  • De la palette à l’écritoire, anthologie d'écrits d'artistes, Corrêa, 1946
  • Les Chefs-d’œuvre de la peinture égyptienne, Hachette, 1954
  • La Peinture libérée, Grasset, 1956
  • André Lhote a pendant longtemps assuré la critique d'art dans la Nouvelle Revue française (NRF)

IllustrationsModifier

Collections publiquesModifier

  • Belgique : musée d'art moderne et contemporain de Liège
  • Canada :
  • Hongrie : musée des beaux arts de Budapest
  • Espagne : Fundación Telefónica à Madrid
  • Suisse : Musée d'art de Pully
  • Suède : Waldemarsudde à Stockholm
  • Irlande du Nord : Ulster Museum à Belfast
  • Angleterre : Tate Britain à Londres
  • États-Unis : Museum of Fine Arts de Boston et Museum of Modern Art de San Francisco
En France

ExpositionsModifier

ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Gérard Lebouchet, Gordes. Le temps des artistes, C'est-à-dire édiitons, , 396 p., p. 53-72
  2. Philippe Dufieux, « Lhote et le décor monumental », dans André Lhote 1885-1962, Hèlène Moulin (dir.), Musée des beaux-arts de Valence, 2003, cat. exp., p. 80-93.
  3. (fr)Bénézit 1999, p. 629.
  4. Les exemplaires sur premier et deuxième grands papiers sont accompagnés de deux suites des gravures (on omet volontairement le vrai « premier » grand papier, sur « Arches-mill handmade paper », édité à un seul exemplaire, au nom du souscripteur, Alexandre Gaspard-Michel, qui fut à l'origine de ce travail d'édition). Les autres ont été édités à 729 exemplaires, sur « Dutch v.G.z handmade laid paper » (Hollande), sans suite des gravures.
  5. « André Lhote | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 21 juillet 2019)
  6. « Recherche œuvres en ligne », sur musba-bordeaux.fr (consulté le 28 avril 2016).
  7. « Le port de Bordeaux : Andre Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  8. « Pins à Arcachon : André Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  9. « La porteuse de panier : André Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  10. « Autoportrait : André Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  11. « Portrait de Mademoiselle Hering : André Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  12. « Bacchante : André Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  13. « Marin à l'accordéon : André Lhote », sur http://www.musba-bordeaux.fr/fr (consulté le 1er août 2017)
  14. « Gainsbourg élève d'André Lhote après la Libération », sur universalis.fr (consulté le 28 avril 2016).
  15. Norberto Angeletti, Alberto Oliva et al. (trad. Dominique Letellier, Alice Pétillot), En Vogue : L'histoire illustrée du plus célèbre magazine de mode, White Star, , 410 p. (ISBN 978-8861120594, présentation en ligne), « Le style Liberman », p. 131

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Philippe Dufieux, " Lhote et le décor monumental ", in André Lhote 1885-1962, Hèlène Moulin (dir.), Musée des beaux-arts de Valence, 2003, cat. exp., p. 80-93 – 258 p.
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 8, Paris, éditions Gründ, , 4e éd., 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3018-1, LCCN 2001442437), p. 629-630.
  • Maximilien Gauthier, Bernard Nebout et Émile-Henry Tilmans, André Lhote, František Kupka, Jean-Gabriel Daragnès, Société des artistes rouennais et de Normandie / Les Affiches de Normandie, 1949.
  • Anatole Jakovsky, André Lhote-48 reproductions commentées par le peintre, éditions Floury – Paris, , 122 p..
  • Les illustres de Bordeaux, vol. 1, Dossiers d'Aquitaine, , 80 p. (ISBN 978-2-84622-232-7, présentation en ligne)

Liens externesModifier

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