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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Patrix.
Michel Patrix
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Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Académie de l'atelier André Lhote
Maître
Mouvement
Groupe de l'Échelle, École de Paris
Influencé par
Conjoint
Annie Aubrun-Patrix
Enfant
Blaise Patrix,Laurent Patrix, Edouard Patrix,
Distinctions
Prix de la Jeune Peinture, 1949

Michel Patrix est un artiste peintre et graveur figuratif français né le 25 mai 1917 à Cabourg (Calvados), appartenant à la seconde École de Paris, il vécut successivement au 7, rue Neuve-Popincourt dans le 11e arrondissement, à Reilly (Oise) et à Gonneville-sur-Scie (Seine-Maritime) où il est mort le 4 mai 1973.

BiographieModifier

Michel Patrix, dont le père est ingénieur, entrepreneur dans le bois, évoquera des parents mélomanes, férus des choses de l'art « sauf en ce qui concernait ma carrière »[1]. C'est ainsi qu'à douze ans c'est de son professeur de dessin qu'il reçoit ses vrais encouragements, accompagnant ce dernier pour peindre des aquarelles sur le motif. Il effectue ses études secondaires à Castelsarrazin tout en aimant les fréquentations de l'abbaye Saint-Pierre de Moissac, du musée Toulouse-Lautrec d'Albi, du Musée des Augustins de Toulouse, du Musée de Montauban où il copie les dessins de Jean Auguste Dominique Ingres[1]. Après l'obtention du baccalauréat de philosophie (branche qu'il aurait également aimé poursuivre), il affirme sa vocation d'artiste en rompant à cette fin avec ses parents, et, se fixant à Bordeaux[2], exerce successivement, jusqu'à sa mobilisation de 1937 à 1941, les métiers de docker, manœuvre en usine, représentant, chef de chantier d'abattage, « et même bureaucrate »[1].

Il fait partie du Groupe de l'Échelle fondé en 1942, ainsi appelé pour l'habitude qu'ont ses membres de grimper sur une échelle pour observer les toits de Paris, et regroupant avec lui en un atelier situé au 10, rue de la Grande-Chaumière les peintres Geneviève Asse, Jacques Busse, Jean-Marie Calmettes, Jean Cortot, Daniel Dalmbert et Christiane Laran, ainsi que le sculpteur Jacques Dufresne.

C'est sous la présidence de Pierre Descargues, avec pour vice-présidents Paul Rebeyrolle et Gaëtan de Rosnay, qu'aux côtés de Paul Aïzpiri, Bernard Buffet, Paul Collomb, Michel de Gallard, Pierre Garcia-Fons, Daniel du Janerand, Jean Jansem, Mireille Miailhe, Raoul Pradier et Michel Thompson, Michel Patrix est le 9 mars 1953 membre du comité qui fonde l'Association dite de la Jeune Peinture[3].

En 1958, Michel Patrix quitte Paris pour s'installer avec sa famille successivement à Reilly (rue de la Fortelle) et à Gonneville-sur-Scie. Il meurt en mai 1973 et repose au cimetière de Gonneville-sur-Scie où sa sépulture est un ouvrage collectif autour d'une installation de son fils, le peintre Blaise Patrix et d'une oeuvre du sculpteur et céramiste Gil Browaes.

L'expert reconnu par sa famille est Patrick Reynolds[4].

Contributions bibliophiliquesModifier

  • Jean Cortot et Michel Patrix, Poésies incomplètes, vingt eaux-fortes originales, trente exemplaires numérotés, Éditions du Mouflon, Paris, 1947.

Expositions personnellesModifier

  • Galerie Léonce Rosenberg, New York, 1948, 1949.
  • Galerie Drouant-David, Paris, 1949, 1953, 1955.
  • Galerie Galanis-Hentschel, Paris, 1950.
  • Galerie moderne, New York, 1953.
  • Galerie Jacques Hamon, Le Havre, 1953, 1962.
  • Galerie Visconti, Paris, 1958.
  • Galerie Raffray, Paris, 1959, 1962.
  • Bayer Gallery, New York, 1959.
  • Galerie Marignan, Paris, 1962.
  • Galerie France Bertin, Paris, 1964.
  • Centre culturel de Trie-Château, 1967.
  • Claude Robert, commissaire priseur, Vente de l'atelier Michel Patrix, Hôtel Drouot, 1971.
  • Galerie Kiras, Paris, 1991, 1993.

Expositions collectivesModifier

Réception critiqueModifier

  • « Pour des artistes tels que Michel Patrix, l'art est une aventure. C'est aussi une expérience vivante. Son activité est désintéressée. Elle se situe sciemment en marge des postulats de l'École de Paris. Elle traduit une volonté de choix qui s'écarte de la norme et une vocation qui échappe totalement à l'emprise de la mode. C'est une activité personnelle et individuelle qui côtoie l'anarchie. Elle n'est concevable que dans un pays libre qui se targue d'ignorer les contraintes esthétiques. Comme la plupart des peintres de sa génération, Michel Patrix subit (ou a subi) la puissante attraction du cubisme, mais il a adopté devant les découvertes de ses prédécesseurs une attitude nouvelle et indisciplinée. » - Waldemar George[9]
  • « Celui qui vécut la peinture comme une aventure compta parmi les jeunes espoirs de l'École de Paris figurative, tout en gardant une totale liberté ancrée dans une vocation qui échappe à l'emprise de toute mode. » - Lydia Harambourg[10]
  • « ...Peintre aux dons multiples qui avait le sens du monumental. Il figurait, au lendemain de la dernière guerre, parmi les représentants les plus originaux du groupe de l'Échelle. Un art solidement construit, un dessin robuste, une connaissance très sûre des valeurs. » - Gérald Schurr[11]
  • « Profitant des conquêtes plastiques des grands aînés, Michel Patrix tendait à les synthétiser dans une nouvelle tradition, peut-être dans l'optique même des peintres de la génération intermédiaire des Bazaine, Manessier, Pignon et autres tentant la synthèse de Picasso et Henri Matisse, n'excluant ni les ressources d'une composition monumentale ambitieuse, ni l'assurance de pérennité d'un "beau métier". » - Jacques Busse[2]

Prix et distinctionsModifier

Prix de la Jeune Peinture, 1949.

Musées et collections publiquesModifier

Collections privéesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c Bernard Dorival, Michel Patrix, in Les peintres du vingtième siècle du cubisme à l'abstraction, 1914-1957, Éditions Pierre Tisné, 1957.
  2. a et b Jacques Busse, Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 10, pages 637-638.
  3. Francis Parent et Raymond Perrot, Le salon de la Jeune Peinture - Une histoire, 1950-1983, Éditions Jeune Peinture, 1983, page 12.
  4. a b et c Patrick Reynolds, « Michel Patrix », Le Musée privé
  5. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  6. a et b Christchurch Art Gallery Te Puna o Waiwhetu, La collection Eric Estorick, 1957
  7. Heloise Tolipan, Obras restauradas, présentation de l'exposition, Musée d'art moderne de Rio de Janeiro, 3 février 2014
  8. Musée Baron-Martin, La Jeune Peinture, présentation de l'exposition, 2017
  9. Waldemar George, Corps et visages féminins, Éditions Art et Industrie, 1955.
  10. Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes 1993.
  11. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  12. Musée d'art moderne de la ville de Paris, Nature morte de Michel Patrix dans les collections
  13. Musée d'art moderne de la ville de Paris, Falaise de Michel Patrix dans les collections
  14. Musée national d'art moderne, « Le môle d'Ouessant » par Michel Patrix dans les collections
  15. Musée national d'art moderne, « L'atelier aux deux violons » par Michel Patrix dans les collections
  16. Ader Nordmann, Catalogue de la collection Henri Adam-Braun, Hôtel Drouot, Paris, 29 novembre 2013
  17. Architectural Digest, Chez J. Randall Powers, Houston

BibliographieModifier

  • Maximilien Gauthier, Cortot, Calmettes, Patrix, Éditions de la galerie Galanis-Hentschel, Paris, 1951.
  • Waldemar George, Corps et visages féminins, Éditions Art et Industrie, 1955.
  • Bernard Dorival, Les peintres du vingtième siècle du cubisme à l'abstraction, 1914-1957, Éditions Pierre Tisné, 1957.
  • Francis Parent et Raymond Perrot, Le salon de la Jeune Peinture - Une histoire, 1950-1983, Éditions Jeune Peinture, 1983.
  • Annie Guével, Il n'y a de jugement que le dernier - Le quotidien d'une femme de peintre, Éditions Hubert Julia, 1984.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et calendes, 1993.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999 (article de Jacques Busse).
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 (lire en ligne).
  • Pierre Basset, Les insoumis de l'art moderne, Éditions Un certain regard, 2009.
  • Éric Mercier, Années 50 : La Jeune Peinture - L'alternance figurative, Art Acatos, 2010 (liste des artistes en ligne).

FilmographieModifier

Liens externesModifier