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École des beaux-arts de Bordeaux

école de Bordeaux, France
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École des beaux-arts de Bordeaux
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L’École supérieure des beaux-arts de Bordeaux est un établissement public de coopération culturelle français[1].

Elle fait partie des institutions culturelles bordelaises les plus anciennes, mais elle est aussi fortement impliquée dans la création artistique nationale et européenne. L'école prépare aux diplômes nationaux reconnus par l'État en art et communication visuelle. Depuis 1889, elle a ses locaux dans le couvent des bénédictins de l'église Sainte-Croix.

HistoriqueModifier

Si Michel de Montaigne a devancé la France d’un siècle en créant à Bordeaux une école des Beaux-Arts à la façon de l’Académie de Florence en 1584, ce n’est que deux siècles plus tard qu’un certain nombre d’amateurs et d’artistes fondent une nouvelle « Académie de Peinture, Sculpture et Architecture civile et navale ». La noble Académie et l’école municipale de dessin pour les ouvriers (du secteur naval) ont fusionné après la révolution, en annexant le Lycée consulaire d’abord (1802), en s’associant au Musée plus tard, puis en établissant un enseignement des Beaux-Arts et des arts décoratifs (depuis 1889). À la différence des institutions parisiennes, cet enseignement fonctionnait sans conflits dans les contenus pédagogiques et les objectifs professionnels, en associant l’art académique et les arts décoratifs. En 1970, en fonction de nouvelles directives au niveau national, l’Architecture se sépare des Beaux-Arts. L’École des Beaux-Arts inscrit dans son histoire les perspectives des arts décoratifs et des arts graphiques.

L’École des Beaux-Arts de Bordeaux a une longue histoire du côté des arts industriels et décoratifs. Certains de ses directeurs, aux XVIIIe et XIXe siècles, ont eu des initiatives visionnaires en relation avec un idéal néoclassique de diffusion des arts à travers les arts industriels. La gravure et ensuite la lithographie, dans leurs expériences d’édition des modèles classiques, ont permis de développer l’impression sur céramique, les tapisseries, l’édition de livres et autres expérimentations, aux côtés d’entrepreneurs industriels et d’amateurs d’art de la ville de Bordeaux. Plus tard, dans ce même mouvement d’intérêt, une collection de la grande industrie française des images reproductibles du XIXe siècle et la collection d’oeuvres d’art en photogravure Goupil, sont arrivées à Bordeaux. Elles ont été collectionnées, cataloguées et ordonnées, exposées et diffusées au sein du Musée d’Aquitaine et elles voyagent à travers le monde. La culture pop y fait référence (design graphique et édition, musique, image et nouveaux médias) pour plusieurs générations d’artistes et de designers, appuyés par le contexte spécifique du festival SIGMA de 1965 à 1990. La diffusion, la publication sont de véritables territoires de recherche théorique et critique, artistique et pédagogique en art et en design.

Le passage vers l’harmonisation européenne des écoles supérieures d’art françaises commencé en 2010 prend tout son sens, aujourd’hui, dans un monde mobile et globalisé. Point de départ d’une transformation profonde pour les écoles d’art, son impact s’est décuplé, car il s’accompagne d’une mutation sociétale de l’Occident et du monde sans précédent.

Le tournant numérique du XXe siècle n’est plus une abstraction et ses répercussions naissantes en ce début de XXIe siècle bousculent nos valeurs et nous placent face à des transformations inédites. Aux ruptures artistiques et académiques qu’ont connus nos établissements durant les années 70 et 80, font jour une autre césure et la nécessité d’imaginer un nouveau modèle d’enseignement.

En s’appuyant sur son histoire et sur ses forces, l’EBABX propose un projet pédagogique prospectif, qui ouvre au renouvellement. La réussite du modèle des décennies précédentes reposait sur la place donnée à l’art et à l’artiste au coeur de la pédagogie caractérisée aujourd’hui dans les écoles autour des notions de recherche individuelle, d’expérimentation et de décloisonnement des pratiques.

L’école intègre des dimensions de recherche, de professionnalisation et d’internationalisation dont la nature et la portée ont changé significativement depuis quelques années. Aujourd’hui, de nouvelles compétences émergent, d’autres formes de transmissions se développent, des relations inédites s’envisagent et se multiplient.

L’EBABX en est le creuset, le cadre et en porte résolument le développement dans une diversité d’agencements.

  • 897-970 : Reconstruction de l’Abbaye Sainte-Croix, sous Guillaume le Bon, Duc d’Aquitaine.
  • 22ème jour du mois d’août 1584, avant midi. Michel de Montaigne signe, un siècle avant le reste de la France, le « traité en Jurade de l’ouverture de la 1ère Ecole Municipale pour l’enseignement de la peinture, à la façon de l’académie de Florence » (emplacement indéterminé)
  • 1690 : création de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.
  • 1735 : édification probable de la Fontaine Sainte-Croix, adossée au 3è mur d’enceinte crée pour protéger la ville dans le courant du 15e siècle.
  • 1768 : transformation de l’Académie Royale en Académie de Peinture, Sculpture et Architecture Civile et Navale.
  • 1789 : nationalisation des biens du clergé.
  • 1790 : vente des biens de l’abbaye.
  • de 1794-1887 : utilisation de l’abbaye en tant qu’hospice.
  • de 1810 à 1880 : prise en charge de l’école par la Municipalité et installation au Jardin Public, à la Caserne Municipale, puis rue Ravez. La création pédagogique est alors privilégiée : peinture, anatomie, architecture, dessin, sculpture d’ornement, statuaire. Préparation aux métiers des arts décoratifs et au prix de Rome. Le Corbusier collabore avec l’école, ainsi que Buteau, professeur et céramiste renommé, qui produit des objets de grande consommation vendus à la Samaritaine.
  • 1890 : l’abbaye abrite désormais l’Ecole des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs et accueille provisoirement l’Ecole d’Architecture. Le réfectoire des religieuses devient la galerie des plâtres (on peut encore y voir des statues crées par les élèves et vandalisées lors des évènements de 68).
  • 1896 : entrée des jeunes-filles à l’école, un siècle avant Paris, tout particulièrement pour des cours de dessin, cette discipline semblant avoir été inventée par Paléas Athéna lors de la guerre de Troie. La jeune fille aurait immortalisé son fiancé, qui partait à la guerre, à l’aide d’un morceau de charbon.
  • 1968 : Déclencheur d’un nouvel enseignement : expression personnelle, démarche individuelle, approches conceptuelles sont encouragées.
  • Dans les années 70 : restructuration interne du bâtiment.
  • 1980 : construction du Centre Malraux et du Conservatoire et travaux de réhabilitation à l’Ecole des Beaux-Arts.
  • 2004 : la caserne des pompiers, bâtie au 19e siècle place Sainte-Croix, transformée en annexe des Beaux-Arts à une période indéterminée, est réhabilitée par le cabinet d’architectes Flint.
  • Dans le jardin de l’école, on peut voir : La chèvre de Bacchante, marbre crée par Félix Soulès, ainsi que Saint-Sébastien, fresque en marbre, réalisée par Louis Bottée. Ces œuvres datant du 19è siècle appartiennent au Fond National Art Contemporain. On peut également admirer à droite de la façade, une « colonne molle » et, près de la fontaine Sainte-Croix, le magnifique magnolia, le plus vieil arbre de Bordeaux, planté probablement au 18ème siècle. En 2018 : abattage d'un des deux tilleuls (malade) dans la cour de l'école.

Anciens directeursModifier

Anciens professeursModifier

XVIIIe siècleModifier

XIXe siècleModifier

XXe siècleModifier

Anciens élèves célèbresModifier

Avant 1870Modifier

1870-1960Modifier

Depuis 1960Modifier

Notes et référencesModifier

  1. Les instances statutaires sur ebabx.fr.
  2. Patrimoine de la Gironde, t.1, éditions Entre Deux Mers, 2008.
  3. Jacques Raymond Brascassat - Fonds régional d'acquisition pour les musées (FRAM).
  4. Biographie de Sandrine Revel, sur le site de son éditeur Des ronds dans l'O.

Liens externesModifier