Ouvrir le menu principal

Alberto Garzón

personnalité de la Gauche Unie espagnole
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Garzon.

Alberto Garzón
Illustration.
Alberto Garzón, en 2015.
Fonctions
Député aux Cortes Generales
En fonction depuis le
(7 ans, 7 mois et 20 jours)
Élection
Réélection

Circonscription Malaga (2011-2015)
Madrid (2015-2019)
Malaga (2019-)
Législature Xe, XIe, XIIe, XIIIe
Groupe politique Izquierda Unida (2011-2015)
Mixte (2015-2016)
Unidos Podemos (depuis 2016)
Biographie
Nom de naissance Alberto Garzón Espinosa
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Logroño (Espagne)
Parti politique IU
Père Alberto Garzón Espinosa
Diplômé de Université de Malaga
Profession Économiste

Alberto Carlos Garzón Espinosa, né le à Logroño, est un économiste et homme politique espagnol membre d'Izquierda Unida (IU).

Il est élu député de la circonscription de Malaga lors des élections générales de .

Sommaire

BiographieModifier

Alberto Garzón[1] est le fils d'Alberto Garzón Blanco, professeur d’histoire et géographie originaire de Malaga, et d'Isabel Espinosa Casares, pharmacienne originaire de la localité de Cenicero. Ses premières années de vie[2] se déroulent à Logroño et, lorsque Alberto a trois ans, sa famille s’installe à Marchena, localité de Seville, à cause du travail de professeur de son père.

En 1994, sa famille retourne au Rincón de la Victoria, localité de Malaga où ses parents se sont connus. Garzón fait ses études primaires à l’école Manuel Laza Palacios et les études secondaires au collège Ben Al Jatib, où son père est enseignant.

L’étape universitaire d'Alberto est parallèle au début de sa vie politique active. À 18 ans, il commence les études en administration et direction d’entreprises à la Faculté de sciences économiques et de l’entreprise de l’université de Malaga, mais il change d’avis et commence, l’année suivante, ses études en économie. Cette première année d’université marque également le début de la vie politique active de Garzón qui, à l’âge de 18 ans, rejoint le parti Gauche unie-Les Verts en Andalousie.

En 2004, il participe à la fondation d’étudiants pour une économie critique, une association dont il est président jusqu’en 2008 et qui est en relation avec le mouvement pour une économie post-autistique, né en France quelques années avant. Le propos de cette association est académique et militant car elle dénonce “la pensée unique et le vide intellectuel qui domine la formation en économie”. Cette association s’appelle tout d’abord “Étudiants de gauche” et se définit comme une association universitaire de caractère gauchiste et anticapitaliste. Postérieurement elle change et devient une réunion de divers collectifs progressistes, formant la plate-forme des “Étudiants critiques[3]”. L’association se présente aussi aux élections d’étudiants, en obtenant 64 % des votes en 2008.

En 2007, juste quatre années après ses débuts dans le monde de la politique, Alberto Garzón devient le cinquième candidat de la liste du parti Gauche unie pour les élections municipales.

Quant à ses études[4] postérieures, il suit un master d’économie internationale et développement à la Faculté de sciences économiques et de l’entreprise de l’Université Complutense de Madrid, qui est dirigé et organisé par le département d’économie appliquée. Ce département est l’espace académique où le professeur Sampedro enseigne et ses cours marquent sans doute l’idéologie politique de Alberto Garzón. Ce dernier remercie Sampedro en plusieurs occasions, le décrivant comme le fondateur de son école de pensée. Il devient ensuite chercheur à l’université Pablo de Olavide, à Séville, et membre du collectif Économie critique et critique de l’économie.

À partir du 2 octobre 2011, il est choisi pour être tête de liste de Gauche unie (IU) à Malaga pour les élections générales espagnoles de 2011 et est finalement élu député. Pendant la campagne électorale, sa candidature reçoit l’appui de beaucoup de personnes du monde de la culture, comme Carlos Bardem et Antonio de la Torre, deux grands acteurs espagnols. Il devient, en effet, le plus jeune député au Congrès des députés.

Sa participation active au célèbre 15-M le conduit à devenir le porte-parole de ce mouvement au congrès. En janvier 2013 il est choisi membre du Comité exécutif fédéral de la Gauche unie, qui est l’organe suprême de la direction de la formation IU, en assumant la responsabilité de l’économie politique globale.

Le 7 février 2013, Garzón décide de montrer publiquement son revenu au Congrès et apporte également d’autres données sur ses biens et son patrimoine au nom de la transparence[5] et de l’éthique, comme il explique sur sa page web personnelle. Le 11 mars de cette même année, il se démarque de la politique d’une partie de son organisation, en demandant des sanctions judiciaires pour les conseillers de Gauche Unie qui profitent de la politique pour leur bénéfice économique privé[6].

Le 21 février 2015 il est élu candidat[7] de la Gauche Unie à la présidence du gouvernement aux élections générales, avec 75,8 % des votes du Conseil politique fédéral.

Actuellement, depuis le 13 janvier 2016 et après les résultats des élections générales du 20 décembre 2015, Alberto Garzón est le porte-parole du nouveau parti Gauche unie-Unité populaire[8]” au Congrès des députés, le secrétaire du processus constitutif global de Gauche Unie, le secrétaire de la politique économique globale de la Gauche unie et député des tribunaux généraux à Malaga et Madrid.

Il est l'homme politique le plus populaire d'Espagne au moment des élections générales de 2016[9].

 
Alberto Garzón au XIXe congrès de la Gauche unie (IU)

Idéologie et pensée politiquesModifier

Alberto Garzón se joint à l’Union des jeunesses communistes d’Espagne pendant sa jeunesse et rejoint ensuite le Parti communiste d’Espagne jusqu’à nos jours. Cependant, Garzón est souvent décrit comme un social-démocrate à cause du fait qu’il propose de nombreuses fois des mesures réformistes qui ne cherchent pas à en finir avec le capitalisme. Selon ses propres critiques, cela se produit à cause de son travail aux côtés de deux économistes de référence dans la social-démocratie : Vicenç Navarro et Juan Torres López. Même s’il est difficile de le cataloguer dans un mouvement idéologique concret, Garzón se décrit lui-même sur sa page web comme un “débiteur” de la pensée hétérodoxe marxiste et post-keynésienne, avec une certaine influence écologiste politique. Parmi ses références, il cite des économistes comme Marx, Paul Sweezy, Michal Kalecki et Lénine.

Dans certaines interviews postérieures à son élection comme député, Garzón insiste sur l’impossibilité de la social-démocratie en termes théoriques et défend également l’incompatibilité de la démocratie avec le système économique capitaliste[10] et l’impossibilité que la planète puisse survivre à la pression de son modèle de production et consommation.

PublicationsModifier

  • 2009 - La crisis financiera. Guía para entenderla y explicarla. - Juan Torres López et Alberto Garzón.
  • 2009 - La crisis de las hipotecas basura. ¿Por qué se cayó todo y no se ha hundido nada? - Juan Torres López et Alberto Garzón. Éditorial Sequitur & ATTAC Espagne.
  • 2010 - ¿Están en peligro las pensiones públicas? - Vicenç Navarro, Juan Torres López et Alberto Garzón. Éditorial ATTAC Espagne.
  • 2011 - Hay alternativas - Vicenç Navarro, Juan Torres López et Alberto Garzón. Éditorial Sequitur & ATTAC Espagne.
  • 2012 - Esto tiene arreglo. Éditorial Destino
  • 2013 - La gran estafa. Éditorial Destino
  • 2013 - La tercera república. Éditorial Península
  • 2015 - A pie de escaño.Éditorial Península

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier