66e division d'infanterie (France)

66e Division d'infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille d'Alsace
1915 - Bataille du Hartmannswillerkopf
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Bataille du Chemin des Dames
1917 - Bataille de la Malmaison
1918 - 3e Bataille de Picardie
1918 - Poussée vers la position Hindenburg
1918 - Bataille de Mont d'Origny
1918 - 2e Bataille de Guise

La 66e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Les chefs de corpsModifier

La Première Guerre mondialeModifier

L'état major de la 66e division de réserve a été constitué dès le , date de la mobilisation générale, à Montpellier à partir d'un noyau d'officiers appartenant à l'inspection des formations de réserve de la 16e région.

CompositionModifier

  • 131e brigade d'infanterie
280e régiment d’infanterie
281e régiment d’infanterie
296e régiment d’infanterie
43e régiment d'infanterie territoriale
  • 132e brigade d'infanterie
215e régiment d’infanterie
253e régiment d’infanterie
343e régiment d’infanterie
  • Éléments organiques divisionnaires
Cavalerie : 5e et 6e escadrons du 19e régiment de dragons
Artillerie : 1 groupe du 3e régiment d'artillerie, 1 groupe du 9e régiment d'artillerie, 1 groupe du 56e régiment d'artillerie
Génie : compagnies 16/13

Composition de la "division bleue" en avril-octobre 1917 [1]: batailles du Chemin des Dames, de la MalmaisonModifier

6e bataillon de chasseurs alpins
46e bataillon de chasseurs alpins
24e bataillon de chasseurs alpins
64e bataillon de chasseurs alpins
27e bataillon de chasseurs alpins
67e bataillon de chasseurs alpins
28e bataillon de chasseurs alpins
68e bataillon de chasseurs alpins
5e bataillon de chasseurs à pied
240e régiment d'artillerie de campagne

HistoriqueModifier

1914 - 1915Modifier

  • mobilisée dans la 16e région.
  • 11 -  : transport par V.F. dans la région de Montbéliard.
  • 16 -  : mouvement offensif en direction de Mulhouse. Engagée dans la bataille d'Alsace. Le , combats de Brunstatt et de Flaxlanden. À partir du , organisation et défense d'une position au sud-est du canal du Rhône au Rhin.
  • -  : repli sur la région de Montbéliard, puis mouvement vers celle de Delle ; travaux. À partir du , mouvement vers Gérardmer.
  • -  : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur entre la Fave et le col du Bonhomme.
-  : reconnaissance offensive dans la région bois du Chéna, Lesseux.
 : prise de Lesseux, le front étendu à droite jusque vers Thann.
-  : combats et prise de la Tête du Violu.
 : prise de la Tête de Faux.
 : prise de la gare d'Aspach.
13, 14, 25, 30 et  : combats à Steinbach.
 : front réduit à gauche, jusqu'au col du Bonhomme.
1er, 3 et  : combats à Steinbach.
 : front réduit à gauche jusque vers Metzeral.
- et 14 -  : opération sur Metzeral.
6, 17 et  ; 6 et  ; , , , 15 et , 21 et  : combats sur l'Hartmannswillerkopf.
1er -  : nouveaux combats sur l'Hartmannswillerkopf.
 : front réduit à gauche, jusqu'à la vallée de la Lauch.

1916Modifier

  • -  : retrait du front, mouvement vers le camp d'Arches ; instruction. À partir du , mouvement vers la région Darnieulles, Girancourt, puis transport par V.F. dans celle de Crèvecœur-le-Grand ; séjour au camp de Crèvecœur, instruction. À partir du , mouvement vers la région de Boves, puis vers celle de Cappy.
  • -  : mouvement vers le front. Engagée dans la bataille de la Somme, entre le bois de Hem et la Somme.
 : attaque en direction de Cléry-sur-Somme.
3 et  : attaque et prise de Cléry-sur-Somme.
  • -  : retrait du front ; repos vers Grandvilliers. À partir du , mouvement vers la région de Gournay-en-Bray ; repos.
  • 10 -  : mouvement vers Bray-sur-Somme. Engagée à nouveau, à partir du dans la bataille de la Somme aux abords de Sailly-Saillisel.
 : attaque française et prise d'une partie de Sailly-Saillisel.
17, 19 et  : attaques françaises locales.
16, 18, 20 et  : attaques allemandes.
  • -  : retrait du front (éléments relevés seulement le ), transport par V.F. de la région de Conty, dans celle de Bruyères ; repos vers Gérardmer.
  • -  : occupation d'un secteur entre Metzeral et le col de Sainte-Marie.

1917Modifier

  • -  : retrait du front ; repos vers Arches. Le transport par V.F. de Bruyères vers Rougemont-le-Château ; travaux de seconde position. À partir du , mouvement vers le camp d'Arches ; instruction.
  • -  : transport par V.F. de Darnieulles vers Montmirail. À partir du , mouvement vers le front par étapes entrecoupées de repos. Éléments engagés dans la bataille du Chemin des Dames, devant Craonne.
  • -  : occupation et organisation d'un secteur vers Craonne et la lisière nord du bois de Beau Marais.
20 -  : attaques françaises et contre-attaques allemandes.
  • 2 -  : retrait du front ; repos et instruction à Hourges.
  • -  : occupation d'un secteur vers Craonne et le sud de Chevreux, étendu à gauche le jusqu'au plateau de Californie.
 : attaque allemande repoussée.
  • -  : retrait du front, mouvement par étapes vers la région de Meaux ; repos, travaux et instruction.
  • 16 -  : transport par V.F. de Chelles à Vierzy et à Longpont, puis mouvement vers l'Aisne.
  • -  : occupation d'un secteur sur le chemin des Dames vers le Panthéon et l'Épine de Chevregny.
 : attaque et avance dans la région ferme de la Royère, Épine de Chevregny.
 : contre-attaque allemande.
  • -  : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le Panthéon et à l'ouest ; travaux préparatoires à l'offensive. À partir du , engagée dans la bataille de la Malmaison, attaque sur Pargny-Filain. Puis organisation des positions vers Filain et Pargny-Filain.
  • -  : retrait du front ; à partir du , transport par V.F. de la région de Château-Thierry dans celle de Lure ; repos et instruction au camp de Villersexel (éléments en couverture à la frontière suisse).
  • -  : mouvement vers Le Thillot, puis à partir du , occupation d'un secteur vers Leimbach et le ballon de Guebwiller. Engagements fréquents de part et d'autre.

1918Modifier

  • -  : retrait du front et mouvement vers Villersexel ; repos. À partir du , transport par V.F. à l'est de Compiègne ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers le sud de Beauvais ; travaux et instruction.
  • -  : occupation d'un secteur vers Rouvrel, le bois de Sénécat et Hailles, étendu à droite le jusqu'au sud de Rouvrel.
 : action offensive et avance sur Castel ; les 23 et , nouvelles progressions.
 : engagée vers Morisel et le bois de Sénécat, dans la troisième bataille de Picardie. Prise de Morisel et de Moreuil.
  • 10 -  : retrait du front, mouvement vers Wailly ; repos. À partir du , transport vers Rethondes.
  • -  : préparatifs d'offensive. Engagée dans la poussée vers la position Hindenburg, d'abord en deuxième ligne, puis à partir du 31 août en première ligne au nord de Juvigny. Prise du mont de Leuilly, de Vauxaillon, du plateau de Moisy et du mont des Singes. Puis organisation des positions conquises vers Vauxaillon et Moisy.
  • -  : retrait du front et repos vers Compiègne. Puis mouvement vers le sud de Saint-Quentin ; préparatifs d'offensive.
  • -  : engagée dans la bataille de Mont d'Origny. Poursuite vers le canal de la Sambre ; le , pris du Petit-Verly. À partir du progression (en liaison avec l'armée britannique) vers le canal de la Sambre dans la région Hannapes, Oisy, Vénérolles, Étreux. Organisation des positions conquises. Le , engagée dans la seconde bataille de Guise. Franchissement du canal de la Sambre.
  • 5 -  : retrait du front et mouvement vers Seboncourt et Saint-Quentin. La division se trouve dans la région de Ham, au moment de l'armistice.

RattachementModifier

  • mobilisation : 1er groupe de réserve.
  •  : isolée
  • -  : 34e corps d'armée
  •  : isolée

L'entre-deux-guerresModifier

La Seconde Guerre mondialeModifier

Composition au 10 mai 1940Modifier

53e groupe de reconnaissance de division d'infanterie (53e GRDI)
215e régiment d'infanterie (215e RI)
281e régiment d'infanterie (281e RI)
343e régiment d'infanterie (343e RI)
9e régiment d'artillerie divisionnaire (9e RAD)
209e régiment d'artillerie lourde divisionnaire (209e RALD)

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier