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Boves

commune française du département de la Somme
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boves (homonymie).

Boves
Boves
Ruines du château féodal.
Blason de Boves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens-5
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Daniel Parisot
2014-2020
Code postal 80440
Code commune 80131
Démographie
Gentilé Bovois, Bovoises
Population
municipale
3 138 hab. (2016 en augmentation de 1,92 % par rapport à 2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 46″ nord, 2° 23′ 30″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 110 m
Superficie 25,37 km2
Localisation

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Boves
Liens
Site web ville-boves.fr

Boves est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Boves est située au confluent de l'Avre (affluent de la rive gauche de la Somme) et de la Noye.

Elle est située à neuf kilomètres au sud de la ville d'Amiens et fait partie de la communauté d'agglomération Amiens Métropole.

 
Carte de la commune.

Géographie physiqueModifier

Nature du sol et du sous-solModifier

Le sol de la commune est crayeux sur la rive droite de l'Avre et siliceux et argileux sur la rive gauche.

Relief, paysage, végétationModifier

Le paysage de la commune revêt deux aspects, celui des plaines et celui des vallées. Prairies, étangs et tourbières alternent dans les vallées. La plaine est accidentée. La vallée de la Noye se caractérise par des falaises calcaires. L'altitude oscille de 28 m dans les vallées à 105 m à la ferme de Cambos.

HydrographieModifier

La commune est traversée par deux cours d'eau, l'Avre et son affluent la Noye.

ClimatModifier

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaineModifier

Urbanisme est aménagement du territoireModifier

La commune présente un habitat groupé avec un centre bourg relient l'église, la mairie et la route Amiens-Moreuil.

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Transports en communModifier

  • transports urbains : la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 41, Montdidier - Ailly-sur-Noye - Amiens)[1].
  • transports ferroviaires : Boves est située a une bifurcation de voies ferrées, la ligne Amiens-Paris d'une part et la ligne Amiens-Compiègne d'autre part. La gare de Boves est desservie par des T.E.R. reliant la gare d'Amiens à la Gare de Creil et à la gare de Compiègne.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

  • Graphies anciennes de ce lieu : (dates d'apparition, textes de référence) . On trouve plusieurs formes pour désigner Boves dans les textes anciens : Bova, Bovea, Bobe, Bovas, Boshua, et enfin Boves[2].
  • Sens du toponyme : Bove (souterrain), ou bovel. Dans les départements du Nord de la France, on retrouve cette association graphie/sens. Par exemple, les boves d'Arras ou du canton de Vailly-sur-Aisne, de bova (souterrain en forme de boyau), sont des grottes allongées en forme de boyau. Elles ont servi d'habitat depuis le néolithique et pendant toute l'époque gauloise au moins, creusées dans le massif calcaire. Les Bovettes (ou bovelles) sont des fermes construites autour des boves et qui comportent toutes un souterrain.
  • Interprétation locale du toponyme : aucun souterrain ou grotte sur la commune qui est pourtant très calcaire. Il reste donc à interpréter le toponyme.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des silex taillés et de grosses pierres en grès ont été trouvés sur le territoire de la commune, peut-être des reste de dolmens ou de menhirs[2].

AntiquitéModifier

On a retrouvé des monnaies d'époque romaine sur le territoire de Boves[2].

Moyen ÂgeModifier

  • Au début du Xe siècle, fut construite la motte castrale de Boves. Dans la basse cour du château, fut construit le prieuré Saint-Ausbert rattaché à l'Ordre de Cluny et qui au XIIe siècle dépendait du prieuré de Lihons-en-Santerre[3].
Article détaillé : Traité de Boves.

En 1255, Nicolas V de Rumigny, également seigneur d’Aubenton et de Château-Porcien, est également seigneur de Boves par sa femme, Isabelle, fille de Robert de Coucy, dit de Boves. À ce titre, il confirme une libéralité de son frère Jacques en faveur de l’église de Foigny.

Sa veuve, confirme, en 1259, une charte de son mari qui accordait à l’abbaye de Chaumont depuis 20 ans la moitié de sa pêche dans l’Aisne.

La seigneurie de Boves, possédée depuis le 11e siècle par la Maison de Coucy, passe aux Rumigny, puis en 1270 à la Maison de Lorraine par le mariage d’Isabeau de Rumigny avec Thibaut de Lorraine, fils aîné du duc Ferry III, et y restera jusqu’au commencement du 17e siècle. [5]

  • 16 octobre 1415 : le roi d'Angleterre, Henri V, négocia le passage de son armée contre des vivres en cherchant à traverser la Somme, 9 jours avant la bataille d'Azincourt. Ses soldats y volèrent du vin et demandèrent à Henri pourquoi il leur interdisait de remplir leurs bouteilles. Henri se fâcha, en disant qu'ils allaient prendre leurs estomacs comme leurs bouteilles et devenir trop ivres[6].

Époque moderneModifier

Pendant la Ligue, le château de Boves servit d'arsenal aux Ligueurs. Pendant le siège d'Amiens, en 1597, le roi Henri IV séjourna à plusieurs reprises au château de Boves.

En 1606, le château de Boves, qui appartenait à la famille de Lorraine, fut confisqué et adjugé à Bénigne Bernard, maître d'hôtel d'Henri IV. La dernière propriétaire du château, la maréchale de Biron, détenue en tant que suspecte, fut condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 27 juillet 1794 et exécuté le lendemain[2].

Époque contemporaineModifier

  • Août 1835 : Victor Hugo visite les ruines du château.
  • Au cours de la guerre franco-prussienne de 1870, lors de la bataille d'Amiens des combats se déroulèrent sur le territoire de la commune de Boves les 26 et 27 novembre 1870. L'insuffisance des moyens humains et matériels ne permirent pas de faire reculer l'ennemi.
  • Le 8 septembre 1944, peu après la Libération d'Amiens et de sa région, les FFI de Boves découvrirent, à la lisière du bois de Gentelles, les cadavres de 26 Résistants fusillés par les Allemands, déposés dans deux fosses, anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale[7].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Gérard Dauby   Médecin
Ancien vice-président d'Amiens Métropole
mars 2001 mars 2008[8] Patrick Lefevre DVD Ingénieur SNCF retraité
mars 2008[9] En cours
(au 6 mai 2014)
Daniel Parisot DVD Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 3 138 habitants[Note 1], en augmentation de 1,92 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0091 1051 1391 4031 5681 6421 6901 8401 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7341 7391 8281 7691 8031 8611 8711 8551 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8521 7171 6862 0391 8671 8331 7991 9181 856
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 8261 9952 2663 1462 9642 7862 6662 9763 104
2016 - - - - - - - -
3 138--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Les écoliers locaux sont accueillis au sein de l'école maternelle Les Capucines et de l'école primaire des Deux Vallées[15].

Un service de restauration, Aux délices des marais, a été mis en place par la commune[16].

Vie associativeModifier

Les 44 associations locales permettent des activités variées liées au caritatif, à la musique, au sport[17]...

ÉconomieModifier

En 2016 , le groupe américain Amazon.com fait part de l'implantation d'un Hub logistique de traitement des commandes, couvrant plusieurs hectares, sur la commune de Boves, avec, à la clé, la création de plusieurs centaines de postes.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le Château de BovesModifier

Article détaillé : Château de Boves.

Motte castrale et ruines du château fort (IXe siècle - XVIe siècle)[18], dont une nouvelle campagne de fouilles est réalisée en été 2008[19].

 
L'église est bâtie juste au pied de la falaise de craie.

L'église Notre-Dame-de-la-Nativité[20]Modifier

L'église, partiellement classée monument historique, a été construite de 1805 à 1818 par l'architecte Etienne-Hippolyte Godde, elle est de style néoclassique[21].

Chapelle Notre-Dame-des-Sept-DouleursModifier

Route de Fouencamps, la statue de bois a été mise en lieu sûr[22].

Monuments de la guerre de 1870Modifier

Dans un enclos se trouvent les monuments suivants :

  • monument « À la mémoire des Français morts pour la défense de la Patrie 26-27 novembre 1870 », en forme d’obélisque sur base quadrangulaire, surmonté d'un christ en croix ;
  • monument en forme de borne à la mémoire de Jean Blary ,« mort pour la défense de la patrie le  » ;
  • calvaire avec croix en fer forgé.

Ancien moulinModifier

Ancien moulin de la fin du XIXe siècle, transformé en bâtiment industriel[23].

Mémorial du bois de GentellesModifier

Le mémorial a été construit à l'initiative de l'Union des Anciens de la Résistance de Corbie et environs en 1947, en bordure de la route de Roye à Amiens, sur un terrain donné par monsieur de Thézy. Il honore la mémoire de 27 résistants (dont 5 non identifiés), assassinés par les Allemands en mai et . Les cadavres déposés dans deux fosses - anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale - furent découverts le . Les corps identifiés ont été inhumés et le charnier a été laissé en l'état depuis lors.

Article détaillé : Mémorial du bois de Gentelles.

La réserve naturelle nationale de l'Étang Saint-LadreModifier

C'est la première réserve naturelle de Picardie, créée en 1979.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à la bande d'or côtoyée de deux cotices du même[25]..
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias Fascé de vair et de gueules de six pièces[24].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Père Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy : repris, corrigé et annoté par Alcius Ledieu, Le Livre d'histoire, (réimpr. 1993), 233 p. (présentation en ligne)
  • Inventaire général du Patrimoine culturel. Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole). Textes : Isabelle Barbedor. Photographies : Thierry Lefébure (collection Parcours du Patrimoine no 331). Lyon : Lieux-Dits, 2008, 72 pages. (ISBN 978-2-914528-47-4).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b c et d Notice géographique et historique sur la commune de Boves, rédigée par Messieurs Douzinelle et Corblet, instituteurs, 1899, Archives départementales de la Somme
  3. « La construction du prieuré sur Google-books ».
  4. Traité de Boves
  5. Chanoine C-G. Roland, Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes, Annales de la Sté Archéologique de Namur, 1891, réédition de 1982, pp 214, 225 et 237.
  6. (en) Ian Mortimer, 1415: Henry V's Year of Glory, Random House, , 656 p. (lire en ligne)
  7. http://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?t=2090
  8. « Boves : Le maire passe la main mais reste dans la course », sur L'Union Champagne-Ardenne-Picardie, (consulté le 17 juillet 2008)
  9. « Liste des maires de la Somme », sur somme.pref.gouv.fr, (consulté le 16 juillet 2008)
  10. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 10 août 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Les écoles sur le site du ministère de l'Éducation nationale ».
  16. « La cantine sur le site de la ville de Boves » (consulté le 8 avril 2019).
  17. « Les associarions locales sur le site de la ville » (consulté le 9 avril 2019).
  18. Notice no PA00116106, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Site de l'Université de Picardie
  20. Vocable à vérifier : divergence dans les sources, certaines donnant par contre « Saint-Nicolas »
  21. Notice no PA00116107, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 201 (ASIN B000WR15W8).
  23. Notice no IA00076418, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. <La banque du blason.
  25. « Le blason dans l'Armorial de France ».