68e bataillon de chasseurs alpins

Le 68e bataillon de chasseurs alpins (68e BCA) est une unité militaire dissoute de l'infanterie alpine française (chasseurs alpins) qui participa notamment aux deux conflits mondiaux, comme 68e bataillon de chasseurs alpins en 1914 et comme 68e bataillon de chasseurs à pied (68e BCP) en 1939.

68e bataillon de chasseurs alpins
68e bataillon de chasseurs à pied
Image illustrative de l’article 68e bataillon de chasseurs alpins
Chasseurs du 68e BCA autour du drapeau des chasseurs en 1917

Création 1914 - 1919
1939 - 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Bataillon de chasseurs alpins (1914)
68e bataillon de chasseurs à pied (1939)
Rôle Infanterie
Inscriptions
sur l’emblème
Voir étendard unique des chasseurs
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

Création et différentes dénominations modifier

  • 1914 : formation, du 3 au à Grenoble du 68e bataillon de chasseurs alpins, à partir du 28e BCA,
  • 1919 : dissolution,
  • 1939 : nouvelle création du 68e bataillon de chasseurs alpins, comme bataillon de réserve de série A[réf. nécessaire],
  • 1940 : dissolution

Historique des garnisons, campagnes et batailles modifier

Première Guerre mondiale modifier

Le bataillon a été utilisé lors de différentes batailles durant la guerre. En 1914, on le voit en Lorraine lors des batailles de Clézentaine et Domptail et en Alsace lors des batailles de Drehkopf, de Südel et du Grand Ballon. En 1915, il particpe aux batailles alsaciennes de Uffholtz, de Hartzmannswillerkopf, de la côte 1201, de Schepfenried, de la côte 1025, de la côte 955, de Ilienkopf et de Hirtzenstein. En 1916, il se bat en Alsace à Sondernach et à Sicurani, dans la Somme à Cléry et à Sailly-Sallisel et dans les Vosges à Violu. En 1917, on le retrouve sur le Chemin des Dames à Craonne, Chevreux, La Gargousse et La Malmaison et en Alsace à Hartmannwillerkopf. En 1918, il se bat en Alsace à Sûdel et sur la côte 425, en Picardie à Hailles, Bois Senecat, Castel, Morisel et Moreuil, dans l'Aisne à Montécouvé, Fontaine Saint-Rémy, Tincelle et Vauxalion, et dans le Canal de la Sambre. Il est dissout en 1919.

 
La section de mitrailleuse du 68e BCA début 1915.
 
Le poste de commandement du 68e BCA au cours de l'attaque de la Gargousse (30 et 31 juillet 1917).
 
Le fanion du 68e BCA reçoit la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire en février 1919.

Seconde Guerre mondiale modifier

Le 68e bataillon de chasseurs à pied est rattaché à la 8e demi-brigade de chasseurs à pied de la 57e division d'infanterie[1].

Traditions modifier

Insigne modifier

Devise modifier

« Fiers et tenaces »[réf. souhaitée]

Drapeau modifier

Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, 68e BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. (Voir le drapeau des chasseurs).

Décorations modifier

Le 68e BCA reçoit le droit au port de la fourragère aux couleurs de la médaille militaire par ordre du [2]. Il est quatre fois cité à l'ordre de l'armée entre le et le [3].

Chefs de corps modifier

 
Le commandant de Verdilhac, chef de corps en 1918-1919.
  • 10 août - 10 septembre 1914 : capitaine Coquet[4]
  • 10 -23 septembre 1914 : capitaine Davin[4]
  • 23 septembre 1914 - 20 août 1917 : commandant Dupont[4]
  • 20 août - 10 novembre 1917 : capitaine Bertin[4]
  • 10 novembre 1917 - 10 février 1918 : commandant Dupont[4]
  • 10 février - 25 mars 1918 : capitaine Bertin[4]
  • 25 mars - 10 avril 1918 : capitaine d'Humières[4]
  • 10 avril - 20 juin 1918 : commandant Dupont[4]
  • 22 juin 1918 - 25 mars 1919 : commandant de Verdilhac[4]
  • 1939 - : ?

Personnalités ayant servi au sein du bataillon modifier

 
Capitaine Robert Dubarle du 68e BCA, decoré de la légion d'Honneur et de la croix de guerre avec palme.

Voir aussi modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier

Sources et bibliographie modifier

Notes et références modifier

  1. « divisions françaises en 1940 », sur www.atf40.fr (consulté le )
  2. Pages de gloire 1920, p. VIII.
  3. Pages de gloire 1920, p. VII-VIII.
  4. a b c d e f g h et i Pages de gloire 1920, p. 145.