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Gustave Paul Lacapelle

général français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lacapelle.

Officier général francais 4 etoiles.svg Gustave Paul Lacapelle
Gustave Paul Lacapelle

Naissance
Troyes
Décès (à 72 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1887-1931
Commandement 4e bataillon de chasseurs à pied
37e régiment d'infanterie
28e division d'infanterie
66e division d'infanterie de réserve
1e corps d'armée
13e corps d'armée
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de la Somme
Bataille du Chemin des Dames
Distinctions Grand-Croix de la Légion d'honneur
Croix de Guerre 1914-1918
Autres fonctions Président du Souvenir français
Famille Fils d'Albert Lacapelle, général de brigade

Gustave Paul Lacapelle (1869-1942) est un officier général français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale.

BiographieModifier

Né à Troyes dans l'Aube, il est le fils d'un officier Albert Auguste Nicolas Lacapelle[1] et de Marguerite Charlotte du Houx[2].

Gustave Paul Lacapelle intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1887 (promotion de Tombouctou)[3]. En 1889, il en sort 12e sur 446 élèves, et est affecté comme sous lieutenant au 6e bataillon de chasseurs à pied à Nice.

Passé capitaine en avril 1898, il est admis à l'école supérieure de guerre, épouse le Geneviève Marie Joséphine Cornudet (1876-1954) et, classé 17e sur 80 élèves, sort stagiaire à l'état-major du 4e CA en novembre 1900. Il y revint en février 1903 après un temps de commandement au 85e RI.

De novembre 1903 à juin 1905, il sert au 2e RTA en Algérie et, le 1er mai, dans les « régions sahariennes ».

Revenu en métropole à l'état-major de la 25e DI puis du 15e CA, il est promu au choix chef de bataillon en novembre 1909 et affecté au 91e RI puis au commandement du 4e BCP à Noël 1911 (il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 30 décembre 1911).

C'est avec lui, à la tête des « Chasseurs de Saint-Nicolas » qu'il commence la guerre et participe en août 1914 à la bataille de Morhange.

Promu lieutenant-colonel le 3 septembre 1914, il fait campagne à la tête du 37e RI jusqu'à sa promotion au grade de colonel et est fait officier de la Légion d'honneur le 24 novembre 1914 avec l'élogieuse citation suivante :

« A, depuis le début de la campagne fait preuve des plus brillantes qualités de commandement ; a été blessé en entraînant son régiment à l'attaque ; est venu reprendre le commandement sans être complètement rétabli. A, pendant six jours consécutifs livrés des combats acharnés et a contribué par son énergie à reprendre avec son régiment le terrain perdu quelques jours auparavant par une autre unité, rétablissant ainsi une situation qui pouvait être considérée comme critique. »

À partir de mars 1915, il commande par intérim la 4e brigade de chasseurs jusqu'en octobre, puis est chef d'état-major de la 7e armée et subit dans cette fonction un accident de voiture dont il sort brûlé au pied.

En mai 1916, devenu général de brigade à titre temporaire, il commande par intérim la 66e DI.

Passé général de division à titre temporaire en avril 1917, il prend le commandement du 1er CA.

Passé général de division à titre définitif en mars 1919, il est placé à la tête de la 28e DI tout en commandant provisoirement le 13e CA, deux mois plus tard.

Il a été sept fois cité pendant cette guerre.

Le , il est nommé commandant du 1er CA et de la 1re région à Lille et le demeure jusqu'au , le jour où il devient gouverneur de Metz, commandant la 6e Région militaire (il est fait commandeur de la Légion d'Honneur en juin 1920).

Il fait son entrée officielle dans son nouveau fief le 8 juillet et est fait grand-officier de la Légion d'Honneur le 25 décembre 1929[4].

Il quitte le service en octobre 1931 après avoir été fait grand-croix de la Légion d'Honneur. Il devient président du Souvenir français. Il organise à ce titre le recensement des sépultures des 100 000 soldats morts pendant les combats de 1940 afin de les entretenir[5], mais il meurt le (à 72 ans) à Paris.

Le général Lacapelle est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Son petit-fils le général Alain Lacapelle est l'actuel vice-président du Souvenir français.

DécorationsModifier

Décorations françaisesModifier

  Grand-croix de la Légion d'honneur (décret du 13 octobre 1931).   Croix de guerre 1914-1918, palme d'argent (cinq citations à l'ordre de l'armée).   Médaille coloniale (agrafe Algérie, 1905).

Décorations étrangèresModifier

NotesModifier

  1. Joseph Valynseele, Les maréchaux de Napoléon III : leur famille et leur descendance, Valynseele, 1980, p. 217
  2. Acte de naissance no 664/1879 de la commune de Troyes.
  3. Jean Boÿ, « Historique de la 72e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1869-1870), promotion de Tombouctou » [PDF], sur www.saint-cyr.org, Association des élèves et anciens élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (Saint-Cyrienne), (consulté le 20 avril 2017), p. 2 et 4.
  4. « Gustave Paul Lacapelle », base Léonore, ministère français de la Culture.
  5. Site du Souvenir français

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • « Le général Lacapelle », in Le Pays de France, no 182, 11 avril 1918, p. 3  
  • Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père-Lachaise, Mémoire et documents, Versailles, 2006, p. 450 (ISBN 2-914611-48-X)
  • Général (CR) Pierre Denis, Gouverneurs de Metz et Commandeurs 1552-2002, Éditions Serpenoise, Metz, 2005, p. 256 à 258 (ISBN 2-87692-678-4)

Liens externesModifier