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1216 en santé et médecine

événements liés à la santé et la médecine en 1216

FondationsModifier

  • Le pape Honoré III « approuve la création d'une école de médecine à Bologne[1] ».
  • Fondation par Raymond VI de l'université de Toulouse qui comporte dès l'origine une faculté de médecine[2].
  • Fondation de l'hôpital Saint-Sauveur de Lille[3].
  • Eudes Ier, baron de Pontchâteau, en Haute-Bretagne, fonde un hôpital ou aumônerie, qu'il place sous le patronage de sainte Catherine[4].
  • Création à Venise d'une schola battutorum (« confrérie de pénitents »), connue sous le nom de Scuola Grande di San Marco, qui fondera en 1347 un hôpital « conçu pour offrir nourriture, hébergement et soins médicaux aux vieillards, veuves, orphelins et nécessiteux de tout âge[5] ».
  • Foulques, évêque de Toulouse, confie aux dominicains l'ancien hôpital de la porte Arnaud-Bernard[6].
  • Première mention de l'hôpital St. John Baptist, fondé à Bedford par Robert de Parys, sans doute vers 1180[7].

DiversModifier

  • Le pape Honoré III s'efforce de remettre une fois encore en vigueur l'interdiction faite aux clercs d'exercer la médecine, déjà rappelée en 1163 par le 6e concile de Tours[8], et ces injonctions, réitérées en 1219, « marquent le début d'une séparation entre les fonctions de prêtre et de médecin[9] ».
  • Hugues de Lucques (it) (1180-1258), chirurgien engagé à vie en 1214 par la cité de Bologne, « est payé six cents lires bolognaises par an pour subvenir aux besoins des habitants en chirurgie[10] ».

PersonnalitéModifier

  • 1216-1225 : fl. Pierre de Montolieu, médecin, témoin de la rédaction du testament de B. de Corcone en décembre 1216[11].

RéférencesModifier

  1. Sven Stelling-Michaud, « Sur quelques médecins suisses romands », Mémoires et documents, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, vol. 15,‎ , p. 181 (lire en ligne).
  2. Charles Proye, « Essai sur l'origine des universités en Occident », La Lettre de l'Académie, Académie nationale de chirurgie, no 3,‎ (lire en ligne).
  3. Henri Petit, « De la cité hospitalière au centre hospitalier universitaire de Lille », Histoire des sciences médicales, vol. 31, no 2,‎ , p. 141 (lire en ligne).
  4. Hervé Tremblay, « Peut-on parler de toponymie templière ? : L'Exemple de la Loire-Atlantique (Haute-Bretagne) », Nouvelle Revue d'onomastique, nos 29-30,‎ , p. 89 (lire en ligne).
  5. (en) « Itinerary of the history of medicine in Venice », Museo del Manicomio, Servizi metropolitani di Venezia, s. d. [lire en ligne (page consultée le 7 janvier 2019)].
  6. (en) John Hine Mundy, Studies in the Ecclesiastical and Social History of Toulouse in the Age of the Cathars, Oxon, Routledge, coll. « Church, Faith and Culture in the Medieval West », (1re éd. 2006), 258 p. (ISBN 978-0-7546-5316-5, lire en ligne).
  7. « Hospitals, 15 : The Hospital of St John, Bedford », dans A History of the County of Bedford, vol. 1, Londres, Victoria County History, (lire en ligne), p. 396-398.
  8. John Freind (trad. Étienne Goulet), Histoire de la médecine : Depuis Galien jusqu'au commencement du seizième siècle [« The History of Physick : From the Time of Galen to the Beginning of the Sixteenth Century »], Leyde, Jean Arnold Langerak, (lire en ligne), partie 3, « Contenant les auteurs latins et modernes », p. 22.
  9. Georges Minois, Le Prêtre et le Médecin : Des saints guérisseurs à la bioéthique, Paris, CNRS éditions, , 458 p. (ISBN 978-227108769-0, lire en ligne).
  10. (en) Piers D. Mitchell, « Anatomy and Surgery in Europe and the Middle East During the Middle Ages », dans Hélène Perdicoyianni-Paleologou (éd.), Anatomy and Surgery from Antquity to the Renaissance, Amsterdam, Adolf Hakkert, (lire en ligne), p. 2 [315].
  11. Jacqueline Caille, « Recherches sur les « professions médicales » du XIIe au XVe siècle », Acta historica et archeologica mediaevalia, no 26,‎ , p. 223 (lire en ligne).