Kléber Malécot

personnalité politique française

Kléber Malécot
Illustration.
Fonctions
Sénateur du Loiret

(20 ans et 8 jours)
Groupe politique UCDP (1974-1986)
UC (1986-2001)
Président du Conseil général du Loiret

(15 ans et 2 jours)
Prédécesseur Pierre Pagot
Successeur Éric Doligé
Conseiller général du Loiret
Élu dans le canton de Neuville-aux-Bois

(35 ans et 11 mois)
Prédécesseur Sylvain Forge
Successeur Michel Fesneau
Maire de Neuville-aux-Bois

(47 ans, 7 mois et 30 jours)
Successeur Michel Martin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Neuville-aux-Bois (Loiret, France)
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Neuville-aux-Bois (Loiret, France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF
Profession Homme politique

Kléber Malécot est un homme politique français né le à Neuville-aux-Bois (Loiret) et mort le dans la même ville.

Il occupe simultanément ou successivement des fonctions de sénateur, président du Conseil général du Loiret, conseiller général et maire de Neuville-aux-Bois.

BiographieModifier

Autodidacte (il ne possède que son certificat d’études), il commence sa carrière politique comme conseiller municipal de sa ville natale, Neuville-aux-Bois, en 1945. Il en devient le maire en 1947, et ce jusqu'en 1995.

En 1958, il est élu conseiller général du canton de Neuville-aux-Bois et succède à Pierre Pagot à la présidence du conseil général du Loiret en 1979.

Il est par ailleurs élu sénateur du Loiret de 1974 à 2001 (membre de la commission économique). En 1998, lors de l'élection du président du Sénat (qui sera Christian Poncelet), il préside la séance en sa qualité de doyen d'âge de la Haute Chambre.

Il a fondé et dirigé l'entreprise d'engins de travaux publics éponyme.

Affaire du corbeauModifier

En , Kléber Malécot, alors sénateur-maire de Neuville, obtient l'implantation d'une usine de détergents, filiale d’Intermarché, dans sa commune. Deux cents emplois doivent être créés. Mais une association – Neuville Environnement – s'oppose au projet, qu'elle juge trop polluant. Elle obtient finalement gain de cause devant le tribunal administratif d'Orléans : l'usine ne s'installera pas à Neuville-aux-Bois. Curieusement, au même moment, des membres de l'association écologiste commencent à subir un véritable harcèlement téléphonique. Menaces de mort, insultes : la population neuvilloise parle de « corbeau ». Sur les enregistrements de certains appels téléphoniques anonymes, la voix de Kléber Malécot est tout à fait identifiable. Une plainte est déposée, le scandale éclate et ébranle la commune. L'enquête de la police judiciaire démontre que 57 appels du « corbeau » ont été passés depuis le domicile du maire, ainsi que du Conseil général, dont il était à l'époque le président. Il est mis en examen et condamné, en 1997, par le tribunal correctionnel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 20 000 francs d'amende. À cause de cette affaire, il renonce à se présenter aux élections municipales de 1995. La même année, il perd également le canton, qui passe à gauche[1],[2].

Notes et référencesModifier

  1. Article Le « corbeau » était sénateur-maire, issu de Marianne 2, le 5 avril 1999
  2. « Loiret : le maire est-il un corbeau ? », L'Humanité,

Liens externesModifier