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Henri Torre

personnalité politique française

Henri Torre
Illustration.
Fonctions
Sénateur de l'Ardèche

(28 ans et 2 jours)
Groupe politique UMP
Secrétaire d'État auprès du Ministre du Développement Industriel et Scientifique

(6 mois et 21 jours)
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer II
Prédécesseur Aucun
Successeur Aucun
Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances

(4 mois et 4 jours)
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer II
Prédécesseur Jean-Philippe Lecat
Successeur Lui-même
Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances

(3 mois)
Président Georges Pompidou, Alain Poher
Gouvernement Pierre Messmer III
Prédécesseur Lui-même
Successeur Christian Poncelet
Député de la 2e circonscription de l'Ardèche

(4 ans, 10 mois et 2 jours)
Législature IVe, Ve (Cinquième République)
Groupe politique UDR
Prédécesseur Louis Roche-Defrance
Successeur Pierre Grandcolas (suppléant)

(5 ans, 11 mois et 22 jours)
Législature Ve, VIe (Cinquième République)
Prédécesseur Pierre Grandcolas (démission)
Successeur Régis Perbet
Président du Conseil
général de l'Ardèche

(15 ans, 10 mois et 14 jours)
Prédécesseur André Chabanel
Successeur Michel Teston
Président du Conseil
général de l'Ardèche

(2 ans, 11 mois et 24 jours)
Prédécesseur Paul Ribeyre
Successeur André Chabanel
Conseiller général de l'Ardèche
Élu dans le canton de Serrières

(31 ans et 11 jours)
Prédécesseur Félix Serve
Successeur Denis Duchamp
Conseiller régional de Conseil régional de Rhône-Alpes

(4 jours)
Successeur Dominique Chambon
Biographie
Nom de naissance Henri Eugène Torre
Date de naissance (86 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Protectorat français du Maroc)
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique UDR, UDF, UMP
Profession Directeur de société

Henri Torre est un homme politique français, né le 12 avril 1933 à Casablanca (Maroc). Il fut notamment député de l'Ardèche de 1968 à 1980, président du Conseil Général de 1979 à 1998 et sénateur de 1980 à 2008. Henri Torre fut secrétaire d'État auprès du ministre du Développement industriel et scientifique puis auprès du ministre de l’Économie et des Finances de 1973 à 1974 sous la présidence de Georges Pompidou.

BiographieModifier

Origines et débuts professionnelsModifier

Henri Eugène Torre voit le jour le à Casablanca au Maroc alors sous protectorat Français, il est le fils de Paul Étienne Torre (1893-), directeur de société et de Marceline Rollard.[1] Diplômé d'HEC Paris, Henri Torre devient chef de cabinet du gouverneur de Casablanca en 1956, puis attaché à la direction et directeur adjoint de la Compagnie sucrière marocaine de Casablanca de 1957 à 1965 et enfin directeur de société à Valence jusqu’en 1968. Il épouse Monique Durandeau en 1957 et ils auront quatre enfants [2].

Des débuts prometteurs (1968-1979)Modifier

Il se lance en politique en 1968 quand le général de Gaulle dissout l'Assemblée nationale à la suite des événements de mai 1968, ou il obtiendra l'investiture de l'UDR dans la 2e circonscription de l'Ardèche, au premier tour il est en tête devant le député sortant RI Louis Roche-Defrance et Torre sera élu au deuxième dans une triangulaire avec 48,91 % des suffrages. Les années suivantes Henri Torre s'implante dans le département ardéchois en devenant maire de Boulieu-lès-Annonay en 1969 puis il entre au conseil général le 7 mars 1970 comme représentant du canton de Serrières (jusqu'en 2001). Durant son premier mandat, Torre soutient une politique d'équipement pour le Nord-Ardèche ainsi que le 6e plan en 1971. Candidat pour un second mandat lors des législatives de mars 1973, il est facilement réélu avec 58,31 % contre le socialiste Louis Gaillard. Grâce à son bilan et à son implantation, Pierre Messmer le nomme secrétaire d'État auprès du ministre du Développement industriel et scientifique dans son deuxième gouvernement et le 23 octobre 1973 secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances sous la tutelle de Valéry Giscard d'Estaing.

Au gouvernement, Henri Torre fera la connaissance de Jacques Chirac dont il deviendra un ami personnel mais la mort de Georges Pompidou et l'élection de VGE en 1974 lui fait perdre ses fonctions ministérielles. Aux législatives partielles d', il est à la surprise générale réélu de justesse avec 50,33 % contre le même candidat de l'année passée, il sera le seul député de l'Ardèche à conserver son canton lors des cantonales de 1976 et deux ans plus tard il est réélu au premier tour avec 52,54 % des voix des législatives de 1978.

Au sommet (1979-1998)Modifier

Henri Torre s'impose comme le patron de la droite dans son département et c'est tout naturellement qu'il accède le à la présidence du conseil général de l'Ardèche ou il succède à Paul Ribeyre. Souhaitant obtenir un mandat correspondant à ses responsabilités départementales, il est candidat aux élections sénatoriales du 28 septembre 1980 ou il est élu au second tour avec 49,81 % en compagnie du maire d'Aubenas Bernard Hugo[3]. Réélu à la présidence du conseil général en 1982 et 1985 à cette période l'affrontement sur le terrain politique est vive entre Torre et le député-maire PS du Teil Robert Chapuis (ami personnel de Michel Rocard), Henri Torre soutient la candidature du candidat Chirac aux scrutins présidentielles de 1988.

Lors des sénatoriales de 1989, il est largement réélu au premier tour avec près de 57 % alors que son colistier B. Hugo sera réélu au second. Dans les années 1990, Henri Torre est au sommet de sa carrière politique : sénateur, président du conseil général et président du Comité de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse (depuis 1987) et il est chaque réélu facilement à la présidence du conseil général de l'Ardèche en mars 1992 et mars 1994.

Une fin de carrière délicate (1998-2008)Modifier

Disposant de la plus large majorité de droite de l'histoire au Conseil général (23 sièges sur 33), des 3 sièges de députés, des 2 sièges de sénateurs. Henri Torre apporte un soutient sans failles à Jacques Chirac lors de la présidentielle de 1995. Suite à la victoire de J. Chirac, beaucoup le considère comme un ministrable au Bugdet mais Torre ne redeviendra pas ministre. Lors des législatives de 1997, la gauche rafle tout les sièges de députés et beaucoup s'attend à des cantonales délicates en mars 1998.

Henri Torre est réélu pour un troisième mandat de sénateur en 1998 mais quelques mois plus tôt, la victoire de la gauche aux cantonales de 1998 lui a fait perdre la présidence du conseil général au profit de Michel Teston. La carrière politique d'Henri Torre se termine en 2008 quand il décida de ne pas se présenter pour un quatrième mandat de sénateur.

Il fut aussi membre du conseil d'administration de l’Établissement public de réalisation de défaisance.

Refus de la Légion d'honneurModifier

Promu au grade de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, pour la promotion du . Après avoir déjà sollicité trois ans auparavant, Henri Torre a préféré refuser cette décoration : « Je persiste à rejeter cette distinction pour deux raisons principales :

- La Légion d’honneur n’a selon moi plus la même valeur qu’autrefois. Beaucoup trop de gens sont décorés chaque année. Cette promotion se fait n’importe comment et est décernée souvent à n’importe qui. (...)
-La seconde raison qui me pousse à refuser cette distinction est politique. À quelques mois de l’élection présidentielle, je tiens à réaffirmer clairement que je n’approuve pas l’action du président actuel. Je n'apprécie pas la manière dont Nicolas Sarkozy s'est conduit à la tête de ce pays. Il n’a aujourd'hui plus mon soutien. »[4].

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier