Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière

commune française du département de la Haute-Marne

Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
La mairie (Éclaron).
Blason de Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dizier Der et Blaise
Maire
Mandat
Jean-Yves Marin
2020-2026
Code postal 52290
Code commune 52182
Démographie
Gentilé Éclaronnais
Population
municipale
2 027 hab. (2018 en diminution de 2,17 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 30″ nord, 4° 52′ 01″ est
Altitude Min. 126 m
Max. 171 m
Superficie 54,24 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Saint-Dizier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Dizier-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière

Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Éclaronnais.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Les bourgs d'Éclaron et de Braucourt sont situés à environ dix kilomètres au sud de Saint-Dizier, sous-préfecture du nord de la Haute-Marne, sur l'axe routier Nancy - Troyes (ancienne route nationale 384, devenue RD 384, très fréquentée). Le bourg de Sainte-Livière est situé sur la route de Vitry-le-François, à quatre kilomètres à l'ouest d'Éclaron.

Géologie et reliefModifier

La commune se trouve dans la Champagne humide, plus précisément dans la région du bocage champenois, au sous-sol argilo-sableux du Crétacé inférieur (Aptien et Albien). Cette caractéristique induit un paysage typiquement bocager et marécageux.

La forêt avoisinante est la forêt domaniale du Der (Der est un mot issu du celtique (gaulois) dervo « chêne », mettant en évidence l'essence principale rencontrée). Ce massif est l'un des restes de l'immense forêt primitive ardennaise. Il couvre presque 2 500 hectares et le gibier y abonde. Cette forêt fut la propriété des familles Rothschild (finances) et Werlé (propriétaires du champagne Veuve-Clicquot) avant de devenir domaniale après la Première Guerre mondiale.

HydrographieModifier

Au point de vue hydrologique, la commune est traversée par la rivière Blaise, affluent de la Marne, et se trouve au bord du lac du Der-Chantecoq (la partie haut-marnaise du lac est intégralement située sur le finage de la commune).

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dizier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac du Der-Chantecoq, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (38,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (38,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,4 %), eaux continentales[Note 3] (20,6 %), terres arables (19,5 %), prairies (11,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %), zones humides intérieures (3,2 %), zones urbanisées (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

HistoireModifier

La commune résulte de la fusion-association des communes d'Éclaron et de Braucourt (arrêté préfectoral du 26/12/1972) rejoints par celui de Sainte-Livière (décret du 26/12/1974), jusqu'à cette année-là situé dans le département de la Marne. Chaque commune fusionnée est représentée par un maire délégué.

L'occupation humaine de la commune est ancienne. Selon certains historiens, le territoire était parcouru par des chemins dans l'Antiquité : l'un venant de la vallée de la Blaise et gagnant Ambrières (Marne) et Perthes (capitale du Pagus Partensis), l'autre reliant Brienne la Vieille (sur le grand axe romain Rome - Boulogne-sur-Mer) à Saint-Dizier (Olonna antique), chemin très droit repris aujourd'hui par la route Éclaron - Saint-Dizier. Il devait également exister des diverticules. Quelques monnaies romaines et des sarcophages du Haut Moyen Âge ont été retrouvés sur le territoire de la commune.

Braucourt est le plus ancien des trois villages. Son nom apparait dès le VIIIe siècle (Beraudi Curia, le domaine de Beroald, ou Berwald, nom germanique). Le village, fortifié, a appartenu à la toute puissante abbaye de Montier-en-Der puis devint la possession des seigneurs d'Éclaron. Une charte d'affranchissement fut établie en 1511. Il y aurait eu un château au lieu-dit le Château des Landes, ainsi qu'un couvent de femmes à la Nonerie. Le village a été dévasté lors du passage dans la région des troupes de Charles Quint (XVIe siècle).

La première mention d'Éclaron, rendez-vous de chasse, apparaît en 992 sous la forme Sclarons, dans un document de l'abbaye de Montier-en-Der, puis Esclaron in comitatu Pertensi[C'est-à-dire ?], Esclarons et Esclairons, au XVIe siècle. L'étymologie est incertaine, le nom pouvant provenir de clarté (allusion au village, cette clairière ou essart dans la forêt du Der) mais aussi du latin scalae (échelle, degré) malgré le manque de dénivellation dans la région.

 
Sainte Libaire (Illustration d'un livre d'heures du XIVe siècle édité à Langres).
 
Éclaron disposait d'une gare sur les lignes de chemin de fer aujourd'hui fermées de Jessains à Sorcy et de Montier-en-Der à Éclaron.

Le village appartient ensuite à la famille d'Esclaron, puis à la famille de Dampierre - Saint-Dizier au XIIIe siècle. Elle devient alors baronnie et passa au XVe siècle à la maison de Joinville. La famille des Guise en fit un grand rendez-vous de chasse, où ils se plurent à recevoir des hôtes de marque. Certaines rues de la commune portent encore leur nom. L'activité forestière domine à l'époque et la gruerie (siège de l'administration seigneuriale des forêts) était importante. La mairie occupe actuellement ce bâtiment. Avec la disparition des derniers ducs de Guise, la commune perd un peu son importance. La dernière de l'illustre lignée, Marie de Lorraine (Mademoiselle de Guise), lègue par testament une rente pour construire un hôpital et une école à Éclaron. La baronnie passa ensuite aux descendants des Guise (duchesse de Montpensier puis aux différents ducs d'Orléans). Les nouveaux propriétaires, aux ambitions nationales, ont délaissé le bourg, ne s'intéressant qu'aux rapports qu'il pouvait leur procurer. Éclaron s'installe ensuite dans l'ère moderne.

Sainte-Livière, commune du département de la Marne jusqu'au 31/12/1974, est devenu village de Haute-Marne le 01/01/1975 du fait de son association avec la commune d'Éclaron-Braucourt.

Traversé par la Blaise, le village doit son nom à sainte Libaire. Cette sainte originaire des confins de la Champagne et de la Lorraine qui vécut probablement au IVe siècle, était la fille du comte Sigmarus et de son épouse Lintrude. Elle avait pour sœurs six autres saintes : Amée, Hoilde, Lintrude, Pusinne, Francule et la très connue Ménehould. Bergère (elle est souvent représentée avec un chien et des agneaux à ses pieds), elle serait morte martyre décapitée à Grand sous le règne de Julien. Invoquée contre les calamités du monde rural, elle est la sainte patronne de treize paroisses des diocèses de Saint-Dié, Châlons-en-Champagne, Nancy, Verdun et Arras. On la fête le .

Mentionné pour la première fois en 1135, le village éponyme s'appelait à cette époque Sancta Libaria en latin puis a été orthographié Sainte-Lyvière et enfin Sainte-Livière à partir du milieu du XVIIe siècle. Il existait autrefois un séminaire jésuite (annexe de Châlons) et un château érigé sur une motte féodale (toujours présente) qui fut détruit, les pierres récupérées servirent à restaurer l'église. Selon la tradition orale un tunnel souterrain reliait le château à l'abbaye de Hautefontaine située à 6 km (commune d'Ambrières). La cloche de l'église Sainte-Libaire fondue et baptisée en 1579 est une des plus anciennes de la région.

Le fief a appartenu successivement et par divers mariages aux familles de Clefmont, de Méry, de Beaujeu et Le Mineur.

Pendant la Révolution française la commune de Sainte-Livière a porté provisoirement les noms de Belle-Prairie et de Montlivière[11].

On nomme « Caillottes » les habitants de ce village rural de 280 habitants au dernier recensement (150 hab. en 1975, 210 hab. en 1982).

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

 
Mairie annexe de Sainte-Livière.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Gabriel-Nicolas Varnier    
1791 1791 Pierre-Philippe Huet    
1792 1792 ? Nicolas Pincemaille    
1793 1798 Jean Sauret    
1798   Charles Leblanc    
1826   Louis Huet    
ca 1846   Gaspard Leblanc    
1856   Garnier[12]     
1876   Guillemin[13]   Sainte-Livière
1900 1902 ? Chaudron    
1902 1914 Arsène Bertrand    
1914 1916 Léon Gallois    
1916 1921 Henri Legardeur    
1921 1929 Claude Du Colombier    
1929 1930 Fernand Marin    
1930 1930 Henri Legardeur    
1930 1952 Claude Du Colombier    
1953 1987 Michel Marin    
1987 2014 Jean Rimbert    
2014 En cours Jean-Yves Marin DVD Vétérinaire
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 2 027 habitants[Note 4], en diminution de 2,17 % par rapport à 2013 (Haute-Marne : −4,11 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 1271 1511 1081 1561 1911 1091 1331 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9369339409809681 092921921851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9098601 0869138488769479611 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2481 4782 0061 9401 8271 8441 9531 9692 066
2017 2018 - - - - - - -
2 0192 027-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SportsModifier

Le club de football de l'Union sportive Éclaron, fondé en 1924, est basé dans la commune et évolue en division Régional 1 de la Ligue du Grand-Est, le sixième niveau du football français. Au cours de son histoire, il évolue notamment une saison en Division 3 et deux saisons en Division 4 et dispute un trente-deuxième de finale de Coupe de France contre le Dijon FCO en 2009[17].

Vie économiqueModifier

La première activité a été l'exploitation de la forêt du Der. On y a extrait depuis fort longtemps du bois de chauffage ou du bois de charpente. Il était ensuite acheminé vers les communes voisines riveraines de la Marne, d'où il était flotté vers les grands centres (Paris entre autres). Le développement de l'activité métallurgique de la région va voir le bûcheronnage évoluer vers l'élaboration du charbon de bois. Une vive concurrence existera d'ailleurs entre ces deux activités. Dès le XVe siècle, il est fait mention d'un haut-fourneau sur la commune d'Éclaron (le Fourneau). À sa disparition, le site servira de moulin à tan et farine puis laissera place, vers 1830, à nouveau à un haut-fourneau qui disparaîtra à la fin du XIXe siècle. Le minerai vient des minières voisines et le bois de la forêt du Der. Une usine de machines agricoles prendra sa place puis disparaîtra à son tour.

En 1868, est créée à Éclaron une sucrerie qui produira du sucre jusqu'en 1914, date à laquelle une reconversion s'opère en distillerie d'alcool. L'ensemble sera modernisé en 1948. En 1971 est créée la Coopérative Agricole de Distillerie et de Déshydratation, aux activités diverses : distillerie principalement (environ 110 000 hl/campagne), déshydratation de luzerne et graminées (fabrication de bouchons pour l'élevage) et conditionnement d'oignons. L'activité cessera au début des années 2000.

En 1921, une usine d'ocre et de matières colorantes voit le jour. Elle cessera son activité et le site sera repris en 1946 par une scierie qui fusionnera par la suite avec une société de Saint-Dizier, la Manufacture d'Articles et d'Ameublement de Ferronnerie Métallique, la MAAFM. Cette société disparait dans les années 1980.

Une scierie, spécialisée dans la fabrication de palettes, a été créée en 1917.

Depuis le début des années 2000, une société de transport routier a créé une base sur le site de la distillerie.[réf. nécessaire]

L'activité agricole est importante sur la commune où le système de polyculture/élevage domine, avec quelques variantes cependant. Les terres beaucoup plus argileuses de Braucourt sont plus propices à l'embouche des bovins (prairies temporaires et permanentes ou céréales - maïs ensilage). Les terres plus légères de Sainte-Livière et d'Éclaron permettent, outre l'élevage, une culture plus facile des céréales, des oléagineux et de la betterave industrielle.

L'Institution Interdépartementale des Barrages Réservoirs du Bassin de la Seine (IIBRBS), pour superviser les travaux crée le siège de sa circonscription à Éclaron, où il est toujours. Le lac du Der, destiné à la base à n'être qu'une « zone technique » se transforme peu à peu en zone touristique avec l'aide d'un syndicat mixte d'aménagement touristique. La commune devient donc petit à petit la station balnéaire de la Haute-Marne.

On trouve sur les trois villages :

  • 2 grandes plages aménagées ;
  • 2 campings **** ;
  • 1 port de plaisance ;
  • 1 cercle d'aviron ;
  • 4 clubs de voile ;
  • 1 aire de camping car
  • 1 école départementale de voile.

L'attrait touristique du lac, permet de développer d'autres activités de plein air : randonnée pédestre (avec le sentier de grande randonnée 24B Lac d'Orient - Troisfontaines-l'Abbaye) dans les immenses allées forestières de la forêt du Der, cyclotourisme (piste cyclable complète autour du lac allant jusqu'à Saint-Dizier), pêche.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Lac du Der et son milieu typique de rivages et d'abords de forêts.
  • l'église Saint-Laurent d'Éclaron du XVIe siècle, classée monument historique par arrêté du [18], au style gothique flamboyant. Elle abrite du mobilier classé (chaire et bénitier du XVIIe siècle), orgue du XVIIIe siècle et un ensemble de statues allant du XIVe siècle au XVIIe siècle. Son clocher a connu bien des vicissitudes : incendie, promesses napoléoniennes d'entretien non tenues, menace d'effondrement dans les années 1950 et dépose dans les années 1960. Il a été restauré en .
  • Quelques grosses maisons bourgeoises du XIXe siècle, propriétés privées.
  • Moulin à farine, sur la Blaise, restauré avec poutres et briques et reconverti en restaurant et la « Fosse » en contrebas.
  • La mairie d'Éclaron, ancienne gruerie et le grand bâtiment de l'école primaire, ancienne demeure d'un riche notable.
  • De nombreux logements du XVIIIe siècle en petit appareil de briques rouges. Ils sont situés vers le quartier de la gare et témoignent de l'activité industrielle passée du bourg. Ils sont inscrits à l'inventaire du patrimoine industriel.
  • l'église romane de l'Assomption-de-la-Vierge de Braucourt, du XIIe siècle ; sa façade occidentale avec sa galerie typique en bois, ainsi que la nef sont classées monument historique par arrêté du [19]. Statuaire classé.
  • La mairie-école de Braucourt caractéristique du XIXe siècle.
  • Le site de Champaubert-aux-Bois, village marnais englouti, accessible aujourd'hui uniquement par Braucourt. L'église sauvegardée, sur un promontoire, est l'une des images symboles du lac du Der. À chaque vidange, les substructions de l'ancienne commune apparaissent.
 
Église Sainte-Libaire de Sainte-Livière.
  • L'église Sainte-Libaire du XVIIIe siècle avec une riche statuaire allant du XIVe au XVIIIe siècle. Tabernacle du XVIIe siècle.
    L'édifice est resté à l'abandon de 1969 à 1983. Le clocher qui menaçait de s'effondrer a été démoli en 1982, depuis la cloche (une des plus anciennes de la région) a été installée dans un campanile en bois érigé derrière l'église.
  • Un ancien moulin, sur la Blaise, bâtiment restauré en poutres et briques. Reconverti en discothèque.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Charles de Ponthon (1777-1849), général des armées de la République et de l'Empire. Son nom est inscrit sous la voûte de l'Arc de Triomphe, à Paris.
  • Jean-Baptiste Pelletier (1777-1862), général des armées de la République et de l'Empire. Son nom est inscrit sous la voûte de l'Arc de Triomphe, à Paris.
  • Paul Petit (1893-1944), écrivain, diplomate et résistant français, mentionné sur le monument aux morts et sur la plaque commémorative de l’église d’Éclaron, petit-fils de Pierre Charles Sevestre.
  • Ducs de Guise, barons d'Éclaron où ils viennent pour la chasse, entraînant avec eux les rois de France François Ier, Henri II, François II ainsi que la reine de France et d'Écosse Marie Stuart.
  • Jacques Sevestre (1908-1940), marin français, Compagnon de la Libération, a passé une partie de son enfance à Éclaron où son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune ainsi que sur la plaque commémorative de l'église.

HéraldiqueModifier

Présentation du blason

Les armes de Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière se blasonnent ainsi :

d'azur au château de trois tours d'argent ouvert et ajouré du champ, posé sur un tertre isolé de sinople, accosté de deux tiges feuillées du même et fleuries de trois pièces de gueules.

BibliographieModifier

  • vicomte de Hedouville, Notice sur Eclaron, Mémoires de la société des lettres, des sciences, des arts, de l'agriculture et de l'industrie de Saint-Dizier, Saint-Dizier, 1880.
  • Émile Jolibois, La Haute-Marne Ancienne et Moderne, 1971, (ISBN 2-84178-037-6).
  • Henri Mettrier, La formation du département de la Haute-Marne en 1790 : étude de géographie politique, Chaumont, Imprimerie Andriot-Moissonnier, 1911.
  • Louis Richard & Alain Catherinet, Origine des noms de communes, de hameaux et autres lieux habités anciens et modernes en Haute-Marne, Édition Dominique Guéniot, 2004, (ISBN 2-87825-300-0).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. BNF GALLICA PROCÈS-VERBAL DES DÉLIBÉRATIONS DU CONSEIL GÉNÉRAL DU DEPARTEMENT DE LA HAUTE-MARNE. SESSION DE 1856.CHAUMONT,IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE CHARLES CAVANIOL. 1856 , p163.
  13. Almanach historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, 1877, p189.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Vincent Duchesne, « Ça aurait pu être pire », sur sport24.lefigaro.fr, (consulté le 21 décembre 2020).
  18. « Église Saint-Laurent d'Éclaron », notice no PA00079056, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Église de Braucourt », notice no PA00079055, base Mérimée, ministère français de la Culture.