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Catherine-Joséphine Duchesnois

tragédienne française
Catherine-Joséphine Duchesnois
The love affairs of Napoleon (1909) (14597698168).jpg

Mademoiselle Duchesnois dans le rôle de Jeanne d'Arc

Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Membre de

Catherine-Joséphine Duchesnois, née Catherine-Joséphine Rafin dite Mademoiselle Duchesnois ( à Saint-Saulve près de Valenciennes- à Paris) est une tragédienne française.
Elle était, à ses débuts, la grande rivale de la « protégée » (maîtresse) de Bonaparte, Mademoiselle George.
Elle-même fut la protégée de Joséphine de Beauharnais.

Sommaire

BiographieModifier

Elle débuta en 1802 dans le rôle de Phèdre et obtint sur-le-champ un succès prodigieux. Elle fut reçue sociétaire du Théâtre-Français en 1804 et quitta la scène en 1833.

Sa figure était réputée peu avantageuse, mais sa taille, sa voix et le jeu de sa physionomie faisaient oublier ce détail. Elle est connue surtout pour les rôles qu'elle à tenus dans les tragédies de Racine et pour ceux qu'elle a créés : Jeanne d'Arc de Charles-Joseph Loeillard d'Avrigny et Marie Stuart de Pierre-Antoine Lebrun.

Elle est enterrée dans la 30e division du cimetière du Père-Lachaise[1].

JugementsModifier

Étienne-Léon de Lamothe-Langon (1830)

« La tragédie a pour remplir ses principaux rôles l'éternelle demoiselle Duchesnois, qui débuta à vingt-cinq ans en 1800 : c'était alors et c'est encore une grande fille fort bien faite, à la voix sonore et douce, et à quelques inspirations de sensibilité que lui fournit son cœur ; mais dans trente ans d'exercice de son emploi, elle aussi est restée stationnaire ; une singulière difficulté à comprendre l'a arrêtée dans sa carrière. Maintenant ses qualités disparaissent et ses défauts augmentent. Ce n'est pas que parfois elle ne retrouve des éclairs de son talent, elle enlève alors les applaudissements. Elle joue dans la perfection le rôle de Phèdre et celui d'Ariane ; elle a des moments superbes dans Marie Stuart, et elle est admirable dans la Jeanne d'Arc de M. d'Avrigny. Elle pourrait être utile à la Comédie-Française, mais la persuasion qu'elle a de sa supériorité sur ses rivales, ses forces qui s'épuisent, sa déclamation toute de l'ancienne école, sa haine pour la tragédie romantique qui a son beau côté, nuisent à ses qualités. On peut la conseiller, elle n'entend pas les observations qu'on lui adresse[2]. »

ThéâtreModifier

Carrière à la Comédie-FrançaiseModifier

Entrée en 1802
Nommée 216e sociétaire en 1804
Départ en 1829

Notes et référencesModifier

  1. Journal des débats politiques et littéraires, (lire en ligne)
  2. Étienne-Léon de Lamothe-Langon, Voyage à Paris, ou Esquisses des hommes et des choses dans cette capitale, 1830, p. 269-270.

SourceModifier

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Voir aussiModifier