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Nicolas Brazier

poète, chansonnier, goguettier et vaudevilliste français
Nicolas Brazier
Nicolas Brazier.JPG
Nicolas Brazier, détail d’une lithographie de Jean Henry Marlet.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
PassyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Nicolas BrazierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Nicolas Brazier, né à Paris le [1] et mort à Passy le [2], est un poète, chansonnier, goguettier et vaudevilliste français.

BiographieModifier

Quoique fils d’un maitre de pension, auteur d’ouvrages élémentaires, Brazier a pourtant reçu une éducation fort négligée. D’abord apprenti chez un bijoutier, puis employé dans les droits réunis, il montre de la facilité pour le couplet et se voit encouragé et guidé par Armand Gouffé. À la suite d’un premier succès aux Délassements, en 1803, il quitte son emploi pour s’occuper de chansons et de théâtre. Il s’efforce alors de réparer l’insuffisance de son instruction en suivant les cours d’une école[3].

De la gaieté, de l’esprit et de l’entrain animent ses chansons, dont plusieurs ont été très populaires[4]. Le Caveau moderne le compta parmi ses membres les plus renommés[3].

Brazier collabore, surtout pour les couplets, à plus de deux cents vaudevilles pleins de gaieté et d’à-propos, dont plusieurs obtiennent la vogue, de Dumersan, Désaugiers, Merle, Mélesville, Théaulon, Carmouche, etc[3].

Il a vécu, cers 1825, dans un pavillon[5] situé au niveau du no 62 rue Raynouard[6].

Il publie, en , un poème anniversaire dédié à son ami Désaugiers, mort l'année d'avant : L'Anniversaire, épître à Desaugiers[7], qui se termine par ces vers :

Et, puisque tu pris les devants,
Prouve, en dépit de nos savants,
Qu'avec les morts il vaut mieux rire
Que bâiller avec les vivants.

Ses pièces les plus connues sont : le Soldat laboureur ; les Cuisinières ; les Bonnes d’enfants ; le Ci-devant jeune homme ; Le Coin de rue ; Les Cuisinières ; Préville et Taconnet ; la Carte à payer ; La Laitière de Montfermeil ; le Savetier et le Financier ; Je fais mes farces ; le Philtre champenois. Citons également :

ŒuvresModifier

Pièces de théâtreModifier

ChansonsModifier

Outre un recueil de chansons en l’honneur des Bourbons, sous le titre de Souvenirs de dix ans (Paris, 1824), on a deux éditions de ses autres couplets (Paris, 1835, 1836).

Histoire du théâtreModifier

Brazier a écrit une Histoire des petits théâtres de Paris, chronique légère et amusante curieuse et utile, malgré des erreurs. Les éditions sont :

  •  : Chroniques des petits théâtres de Paris, depuis leur création jusqu'à nos jours, Allardin ;
  •  : Histoire des petits théâtres de Paris, Allardin ;
  •  : Chroniques des petits théâtres de Paris, réimprimées avec notice, variante et notes par Georges d’Heylli ; Ed. Rouveyre et G. Blond, en deux parties : I sur Gallica et II sur Gallica.

Il a publié dans le Vert-Vert, une suite d'articles sur les Abbés chansonniers.

Notes et référencesModifier

  1. Archives reconstituées de la Ville de Paris, fiche 11/51
  2. Archives reconstituées de la Ville de Paris, fiche 14/51
  3. a b et c Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, , xvi-2096 p., 2 tomes en 1 vol. ; 25 cm (lire en ligne), p. 322.
  4. Ces chansons sont aujourd'hui oubliées par le grand public. Gustave Vapereau, qui méprise la goguette et les chansonniers, écrira, en 1876, à propos des chansons de Brazier : « De la gaieté, de l’esprit et de l’entrain animaient ses chansons, dont plusieurs furent très populaires, mais que la vulgarité du style condamnait à l’oubli. »
  5. Détruit de nos jours.
  6. Jacques Hillairet, « Rue Raynouard », Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, 7e édition, 1963, tome 2 (« L-Z »), page 324.
  7. L'Anniversaire, épître à Desaugiers, par Brazier. Neuf août 1828.

Liens externesModifier

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