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Georges Duval (dramaturge)

dramaturge français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Georges Duval et Duval.
Georges Duval
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Georges-Louis-Jacques LabicheVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité

Georges-Louis-Jacques Labiche, dit Georges Duval, né le à Valognes, mort à Paris le , est un dramaturge français.

Sommaire

BiographieModifier

Duval était, à l’origine, destiné à l'état ecclésiastique, mais la Révolution étant survenue alors qu’il avait 17 ans, il entra chez un notaire et commença en même temps à écrire des pièces pour les petits théâtres[1]. De 1805 à 1835, il occupa un emploi dans le service public comme chef de bureau au ministère de l’intérieur, qui lui laissa tout le loisir de se consacrer à son intense activité dramatique sous le nom de plume de « Georges Duval ». Travaillant surtout pour les petits théâtres auxquels il a donné 70 pièces, Duval a composé un très grand nombre de vaudevilles, dont un grand nombre en collaboration avec Armand Gouffé, Vieillard, Dumersan, Desaugiers, Dorvigny, Rochefort, Gaëtan, Dossion, Bonel, de Servières, Tournay, Chazet et Rouel (de Caen). Sa Pièce qui n'en est pas une (1801) était originale en ce qu’elle était une sorte de parade qui se jouait autant dans la salle que sur la scène, et elle a été souvent imitée depuis.

Dans un genre plus sérieux, il a publié un Dictionnaire abrégé des mythologies de tous les peuples policés ou barbares, tant anciens que modernes, ainsi que des Souvenirs de la Terreur et des Souvenirs thermidoriens, ouvrages dans lesquels Duval attaque la Révolution française.

NotesModifier

  1. Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, t. 1, Paris, Hachette, 1876, p. 687.

ŒuvresModifier

ThéâtreModifier

  • Clément Marot, avec Armand Gouffé, an VII ;
  • Vadé à la grenouillère, folie poissarde, avec Armand Gouffé, an VIII ;
  • Garrick double, ou les acteurs anglais, avec Armand Gouffé, an VIII ;
  • Piron à Beaune, avec Armand Gouffé, an VIII ;
  • L’Auberge de Calais, avec P.G.A. Bonel et Dorvigny, an IX ;
  • Midi, ou un coup d’œil sur l’an VIII, avec Frédéric Gaëtan, an IX ;
  • Fagotin, ou l’espiègle de la l’isle Louvier, an IX ;
  • Le Val-de-Vire, ou le Berceau du vaudeville, avec Armand Gouffé, an XI ;
  • Clémence Isaure, avec Armand Gouffé, an XI ;
  • Philippe le Savoyard, ou l’origine des ponts-neufs, avec Chazet et Gouffé, 1801 ;
  • Parchemin, ou le greffier de Vaugirard, 1802 ;
  • Jean Bart, avec F. Ligier et Servière, 1803 ;
  • L’Anguille de Melun, 1804 ;
  • Jeanneton colère, avec Servière, 1805 ;
  • M. Vautour, ou le Propriétaire sous les scellés, avec Mathieu-Jean-Baptiste Nioche de Tournay, 1805 ;
  • Ildamor et Zuléma, ou l’étendard du prophète, 1805 ;
  • La Pièce qui n’en est pas une, avec P. G. A. Bonel et Servière, 1805 ;
  • L’Auteur soi-disant, comédie en un acte et en vers, représentée au théâtre de la Porte-Saint-Martin, en 1806 ;
  • Chapelle et Bachaumont, avec Vieillard, 1806 ;
  • Le Retour au comptoir ou l’Éducation déplacée, 1808 ;
  • Malherbe, avec Vieillard, 1809 ;
  • Monsieur Mouton, ou le déjeuner d’un marchand de laine, avec Auguste Coster, 1810 ;
  • Mon cousin Lalure, avec Edmond Amelot, 1812 ;
  • La Mouche du coche, ou Monsieur Fait-tout, avec Dossion, 1812 ;
  • Une Journée à Versailles, ou le Discret malgré lui, comédie en 3 actes et en prose, jouée à l’Odéon en 1814 ;
  • La Soirée des Tuileries, 1815 ;
  • Le Chemin de Fontainebleau, avec Rochefort, 1816 ;
  • Werther ou les égarements d’un cœur sensible, 1817, avec Rochefort, spirituelle parodie du roman de Goethe ;
  • Les Cancans, ou les cousines à Manette, avec Carmouche et Jouslin de La Salle, 1823 ;
  • La Pénélope de la cité, ou le Mentor de la jeunesse, avec Rochefort et Jouslin de La Salle, 1824 ;
  • Le Mari impromptu, ou la coutume anglaise, en 3 actes, 1826 ;
  • Les Contrebandiers, ou le vieux gabelou, avec Rochefort, 1827 ;
  • L’Adjoint dans l’embarras, ou le pamphlet, 1830.

HistoireModifier

  • Dictionnaire abrégé des mythologies de tous les peuples policés ou barbares, tant anciens que modernes, Paris, Barba, 1800, in-12 ;
  • Souvenirs de la terreur de 1788 à 1793, Paris, Werdet, 1841-1842 ;
  • Souvenirs thermidoriens, Paris, V. Magen, 1843.

AutresModifier

Voir aussiModifier