Léon Gozlan

écrivain français

Léon Gozlan, né à Marseille le et mort à Paris le , est un écrivain français.

Léon Gozlan
Leon Gozlan by Nadar.png
Portrait photographique de Gozlan par Nadar.
Fonction
Président
Société des gens de lettres
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
Autres informations
Membre de
Distinction
Tombe de Leon Gozlan (division 21).JPG
Sépulture de Gozlan au Père-Lachaise.

BiographieModifier

Léon Gozlan est le fils d’un riche négociant, Jacob Gozlan, né à Alger, qui participa à la constitution à Marseille de la première colonie juive organisée en 1783. Son père ayant fait faillite du fait des guerres maritimes, Léon Gozlan abandonne ses études au lycée de Marseille[n 1],[1], pour se lancer dans l’aventure maritime. Il voyage en Afrique et au Sénégal. Ses souvenirs de voyages sont rapportés dans la nouvelle Pour avoir voulu imiter Robinson. Il devient chroniqueur à Paris, au journal Vert-Vert, par l'intermédiaire de son ami et compatriote l’avocat Méry.

Léon Gozlan est surtout resté célèbre pour son livre-souvenir sur Honoré de Balzac, Balzac en pantoufles (). Régis Messac présente Gozlan comme

« celui qui fut le secrétaire de Balzac. Sans avoir, dit-il, autant d'originalité que son maître, ce fut un écrivain assez considérable. Il avait des dons naturels et beaucoup de métier. S'il a laissé certaines pages boursoufflées, il en a laissé d'autres, alertes et gouailleuses, qui mériteraient d'être relues. Polydore Marasquin appartient à cette seconde catégorie[2]. »

Son esprit vif et léger, ses chroniques, le font apprécier de ses confrères. Il succède à Balzac à la présidence de la Société des gens de lettres et il préside aussi la Société des auteurs et compositeurs dramatiques[n 2]. Il s’essaie également au théâtre avec des drames et des comédies, dont la Pluie et le beau temps, créé au Théâtre Français (), et Tempête dans un verre d’eau (). On lui doit encore une excellente série monographique intitulée Châteaux de France, parue en deux volumes sous le titre Tourelles en [3].

Gozlan est enterré au cimetière de Montmartre.

DistinctionsModifier

CitationModifier

Jules Barbey d'Aurevilly écrit, en 1863[4] : « Léon Gozlan, un esprit chaud, coloré, condensé, aiguisé, vivant et vibrant, plein d’invention, un maître qui fait d’abord le diamant et qui après le taille, et quand il n’a pas de diamant, qui prend un bouchon de liége et en fait sortir le feu du diamant par une incroyable magie !... Mais savent-ils même à l’Académie qu’il existe un Léon Gozlan ?... »

ŒuvresModifier

  • Les Émotions de Polydore Marasquin, Paris, H. Laurens, , 160 p., 4 f. de pl. en coul. : ill. ; in-16 (notice BnF no FRBNF32186466, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Émotions de Polydore Marasquin, Paris, F. Rouff, [s. d.], 32 p., couv. ill. en coul. ; gr. in-8° (notice BnF no FRBNF32186465, lire en ligne sur Gallica).
  • Plus joyeuses aventures d'Aristide Froissard, Paris, F. Rouff, , 48 p. (notice BnF no FRBNF32186479, lire en ligne sur Gallica).
  • avec Sébastien Blaze, Mémoires d'un apothicaire sur la Guerre d'Espagne, pendant les années 1808 à 1814, Paris, Ladvocat, , 447, 400 p., 2 vol. ; 22 cm (notice BnF no FRBNF30530610, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Intimes (avec Raymond Brucker, publié sous la signature « Michel Raymond »), Eugène Renduel, 3 vol.
Pour faciliter le succès de Les Intimes, Michel Brucker le publia avec la signature de Michel Raymond. Ce nom était connu : Michel Brucker avait publié un autre livre avec Michel Masson : Le Maçon, mœurs populaires, roman en 4 volumes, Paris, Ambroise Dupont et Cie, 1828. Sous le nom Michel Masson, pseudonyme formé de la réunion des prénoms des deux auteurs. Cette livre n'obtint que des éloges de toute la presse.
Après la publication de Les Intimes, Michel Masson ne réclama pas, mais il rompit toute collaboration avec Brucker, qui ne se gêna point pour continuer pendant longtemps à lui emprunter la moitié de son nom, et, voulant profiter lui-même du bénéfice du pseudonyme, il s'en servit pour les deux premiers volumes de ses Contes de l'atelier ou Daniel le Lapidaire. (1832 à 1833 (4 vol. in-8°). Puis, voyant le succès assuré, il le substitue de Masson. Le succès fut très-grand. Les sujets ont presque tous été au théâtre[5].
Nouvelles
  • Échec à l'Éléphant
  • La Main cachée
  • La Villa Maravigliosa
  • Le Fifre
  • Comment on se débarrasse d'une maîtresse
  • Léopold Spencer
  • Le Feu, histoire de quatre savants
  • Les Petits Machiavels
  • Mouton
  • Voyage de M. Fitz-Gérald à la recherche des mystères
  • La Frédérique
  • Nouvelles : La Group, Un Homme arrivé, Le plus beau rêve d'un Millionnaire, Histoire d'un Franc, Un moine méconnu, Paris, Michel-Lévy frères, , 383 p., in-18 (notice BnF no FRBNF30530645, lire en ligne sur Gallica).
  • « Un Mot sur les Journaux », Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens, Paris, Michel-Lévy frères,‎ , p. 31-44 (notice BnF no FRBNF33345547, lire en ligne sur Gallica [in-12]).
  • L'Amour des lèvres et l'amour du cœur, Paris, Librairie Nouvelle, 1858.
Livre pour enfants
  • Aventures merveilleuses et touchantes du Prince Chènevis et de sa jeune sœur, J. Hetzel.
  • Le Nouveau Magasin des Enfants, Paris, J. Hetzel ; L. Hachette et Cie, , 324 p., 1 vol. ; 240 vignettes; 25 cm (notice BnF no FRBNF30999433, lire en ligne sur Gallica).

BibliographieModifier

  • Régis Messac, « Polydore Marasquin au royaume des singes », présentation d'une réédition des Émotions de Polydore Marasquin (1857), Les Primaires,  ; texte repris dans Régis Messac, Hypermondes, éditions Ex nihilo, 2018.
  • Pierre Echinard et Georges Jessula, Léon Gozlan (1803-1866), coll. IMMAJ, Marseille, 2003, 66 p. ; (ISBN 2-9519299-1-9) ;
  • Régis Messac, Les Romans de l'homme-singe, Éditions ex nihilo, Paris, 2007, 130 p. (ISBN 2-916185-01-1).

RéférencesModifier

  1. Concernant les études de Gozlan dans au lycée de Marseille, voir : Jacques Delmas, Livre d'or : Histoire du lycée de Marseille, Marseille, Imprimerie marseillaise, , p. 121.
  2. Régis Messac, Les Romans de l'homme-singe.
  3. Pierre Echinard et Georges Jessula
  4. Jules Barbey d'Aurevilly, « M. Jules Sandeau », dans Les Quarante Médaillons de l’Académie (Wikisource)
  5. Pierre Larousse, Dictionnaire du XIXe siècle, t. 10, L-MEM, 1873, KB Den Haag, LZ Ency. 15.LAG.

NotesModifier

  1. Ce lycée deviendra au début du XXe siècle le lycée Thiers.
  2. Société fondée en par Beaumarchais.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :