Tox

commune française du département de la Haute-Corse

Tox
Tox
Vue de Tox.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oriente
Maire
Mandat
Pascal Chessa
2020-2026
Code postal 20270
Code commune 2B328
Démographie
Population
municipale
96 hab. (2019 en augmentation de 1,05 % par rapport à 2013)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 15′ 07″ nord, 9° 25′ 51″ est
Altitude 440 m
Min. 50 m
Max. 1 093 m
Superficie 14,79 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Ghisonaccia
Localisation
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Tox

Tox est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Verde.

GéographieModifier

SituationModifier

Tox est un village de l'ancienne piève de Verde, dans l'Est de la Corse.

Communes limitrophes

Géologie et reliefModifier

 
Panorama sur la plaine de Linguizzetta et Montecristo depuis Notre-Dame-des-Grâces.

Tox fait partie de l'En-Deçà-des-Monts et se trouve dans la « Corse schisteuse », au nord-est de l'île ; la commune se situe au sud-est de la Castagniccia où se termine la dorsale schisteuse de l'île, en l'occurrence le massif du Monte San Petrone.

Son territoire qui ne possède pas de façade maritime, s'étale sur les flancs méridionaux d'une ligne de crête partant du Monte Sant'Appiano (qui culmine à 1 093 mètres d'altitude à la Pointe de Campana), orientée au sud-ouest vers la Pointe d'Acqua Freddola (819 m). Il comporte une arête centrale démarrant également au Monte Sant'Appiano, orientée au départ vers le sud via Leccia Alta (886 m), puis déclinant jusqu'au lit de la rivière de Bravona, au lieu-dit Nuvalonga, au sud-est. Entre la ligne de crête et l'arête de montagne ci-dessus, se situe la vallée du ruisseau de Fiume où est construit le village de Tox.

À l'est, une autre arête partant de la Pointe Mufuncello (1 012 m) du Mont Sant'Appiano, déclinant vers la Pointe de Pimpillasca, puis la pointe Borsarone (681 m), la pointe Rossa (604 m) jusqu'aux ruines d'Aghione (environ 130 m d'altitude), délimite Tox et Linguizzetta.

HydrographieModifier

 
La Bravona à l'ancien moulin de Granajo.

La rivière de Bravona qui longe la commune sur sa rive gauche, est le principal cours d'eau. Sur la partie communale de son cours, elle reçoit les eaux de plusieurs ruisseaux. Parmi les plus importants, citons le ruisseau de Fiume (en aval il a pour nom ruisseau de Suaracce[1] qui prend sa source à l'ouest du Mont Sant'Appiano et se jette dans le ruisseau de Marignani[2], le ruisseau de Marignani affluent de la rivière de Bravona, et deux autres affluents, le ruisseau d'Audimerza et le ruisseau de Pietralitravi.

À l'est, le ruisseau de Sonnente[3] la sépare de Linguizzetta.

Climat et végétationModifier

Voies de communication et transportsModifier

Accès routiersModifier

 
Ancien et nouveau ponts à l'ancien moulin de Granajo

Tox est desservie par la route D 16 qui la traverse depuis Campi au nord, jusqu'au pont de l'ancien moulin de Granojo (Tallone) sur la Bravona au sud. Ce pont a été construit en parallèle à l'ancien, démoli par les Allemands pour couvrir leur fuite de l'île le .

De la route D 16, peu au nord du lieu-dit Fiurinaccia, prend naissance la route D 42 qui relie Tox à Linguizzetta, Canale-di-Verde et rejoint la D 17 au pont de Teghia.

TransportsModifier

Tox n'est desservi par aucun service de transports publics de voyageurs ni de marchandises.

Le village est distant, par route[4], de :

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Tox est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

 
Vue du village.

Construit à une altitude moyenne de 410 mètres, sur le flanc sud du Monte Sant'Appiano, sommet tutélaire de la piève de Verde, le village de Tox est à 25 kilomètres d’Aléria, la grande cité grecque et romaine de la plaine orientale.

Le village, dont les maisons les plus anciennes datent du XIVe siècle, est bâti dans une nature sauvage. Quelques vieux moulins en ruine, les fontaines, les grottes contribuent au charme de l’ensemble.

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (73 %), forêts (19,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), cultures permanentes (0,2 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

Le nom corse de la commune est Tocchisu /ˈtɔkizu/. Ses habitants sont les Tucchisinchi.

HistoireModifier

À la limite même de la Castagniccia, dont elle est une sorte de prolongement vers le sud-est, l’ancienne piève de Verde est devenue en 1790 le canton de Verde, puis avec l’adjonction du canton voisin de Moïta en 1973 le canton de Moïta-Verde.

Moyen ÂgeModifier

Temps modernesModifier

Tox autrefois atteignit les 600 habitants et était l'un des centres florissants de la culture du cédrat qui fit en son temps la fortune du village.

Époque contemporaineModifier

 
Monument aux morts.

Au milieu du XIXe siècle, une mine fut ouverte au pied de la montagne, mais son exploitation se révéla insatisfaisante et elle fut définitivement abandonnée en 1906. Le site est inscrit au Patrimoine culturel.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1994 Charles Ferri MRG  
1994 2019 Alphonse Raffalli UMP-LR Retraité
2019   Pascal Chessa    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2019, la commune comptait 96 habitants[Note 2], en augmentation de 1,05 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
280303350334364372369365364
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
390439425403404355418613617
1906 1911 1921 1926 2004 2006 2009 2014 2019
6295303785051181171009996
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

En 1990, Tox comptait encore près de 170 habitants, avec comme principales activités l'élevage, la culture (cédrat, vigne), ou encore le liège. Sa proximité avec Aléria lui permettait de conserver une population jeune et active. Avec 117 habitants en 2006, cette population a toutefois nettement diminué et quelque peu vieilli[16]. Sa population active a toutefois suivi cette tendance dans une moindre proportion, passant de 75 à 61[17].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Tox est bâti dans un cadre naturel exceptionnel offrant un panorama étendu sur la plaine d'Aléria, le village de Tallone, la vallée de la Bravone et l'ensemble du massif du Monte Incudine (2 134 m) ainsi que le Monte Renoso (2 352 m), le Monte d'Oro (2 389 m) et le Monte Cardo (2 453 m).

  • Au lieu-dit Campalu, deux immenses rochers, u Pinzalone et u Pentone Quadratu, font, par leur originalité, la renommée du village.
  • Monument aux morts

Église Jean le BaptisteModifier

L’église Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle), a remplacé un édifice primitif d'époque romane ; des dalles médiévales ont été réutilisées dans les maçonneries. De style baroque,elle est remarquable par sa décoration intérieure, notamment dans une chapelle latérale ancienne qui lui est accolée. Elle est inscrite Monument historique[18].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Chapelle Notre-Dame-des-GrâcesModifier

 
Chapelle Notre-Dame-des-Grâces.
 
Plaque commémorative abbé Filippi.

Lieu de pèlerinage, la chapelle Notre-Dame-des-Grâces (a Madonna di e Grazie)[19] se dresse, seule et blanche, sur une butte au sud du village, d'où le panorama s’ajoute à la beauté des lieux.

À l'arrière de l'édifice est apposée une plaque de marbre sur laquelle est gravée : « Ici repose l'abbé Ange D. Filippi, édificateur de cette chapelle, décédé à Tox le 16.1.1870 à l'âge de 65 ans Dei profundis »

Patrimoine culturelModifier

Mine de cuivre dite mine de LinguizettaModifier

La miniera, l'ancienne mine abandonnée, se situe sur la route de Linguizzetta, en limite du territoire communal. Le , la concession pour son exploitation est accordée au comte Auguste Marie Le Coat de Kerveguen, également intéressé par les gisements de Castineta et de l'Argentella. Reprise en 1872 par la société anglaise "Cardo Mining", cette exploitation à l'activité irrégulière, a employé jusqu'à 25 ouvriers jusqu'en 1877. En 1926, la comtesse Marie-Thérèse Wodzicka, petite-fille du comte, renonce à la concession. Le site qui ne présente plus qu'un bâtiment en ruines, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[20].

Patrimoine naturelModifier

Tox n'est concernée par aucun espace protégé et géré, aucune ZNIEFF ou Natura 2000, inscrits à l'Inventaire national du patrimoine naturel.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean Baggioni, natif du village, maire de Ville-di-Pietrabugno, ancien député européen, président de la collectivité territoriale de Corse de 1992 (date de sa création) à 2004.
  • Raymond Christophe Filippi, né à Tox en 1910, avocat, proche de Me de Moro Giafferi, bâtonnier du barreau d'Aix-en-Provence, maire de la commune d'Istres de 1959 à 1965.
  • Jacques Raffalli, natif du Village, avocat pénaliste au barreau de Bastia et de Lyon.
  • L’abbé Paul Filippi dit Gregale. Né le à Tox a un parcours lumineux. Avant d’entrer en faculté de médecine en 1939, il est appelé à la conversion et à la prêtrise, une nuit de la Saint-Sylvestre. Séminariste en soutane, Paul Filippi est arrêté par la Gestapo à Marseille et déporté trois années en Allemagne. À Munich, à la sortie d’une messe, il se lie d’amitié avec Joseph Ratzinger, officier et étudiant en droit canon, qui deviendra le pape Benoit XVI, avec qui il entretient toujours une correspondance pascale. Le à Ajaccio, il rencontre le cardinal Roncalli et prie en tête-à-tête avec le cardinal, futur pape Jean XXIII. Il deviendra son ami jusqu’au soir de son pontificat. Cette même année Paul Filippi est ordonné prêtre. Chanoine honoraire, l’abbé Paul Filippi est membre de la collégiale de Mgr l’évêque de Germay à Ajaccio. Curé ingénieux, l’abbé Paul Filippi est l’architecte de l’église de Moriani plage. Il est l’auteur de la chanson de Charles Rocchi « U Pastore », écrite pour son ami toxois François Raffalli dettu U Pastore, né la même année que lui en 1921.
  • Jean Réginensi, né le 17 mai 1898 à Tox (en corse : Tocchisu) en Haute-Corse et mort en service aérien commandé le 12 juin 1944 à El Aouina (Tunisie), était un aviateur.
  • Antonio Martino Calendini, né à Tox (1740-1810) Aggiunta al Governo Anglo Corse sous Pascal Paoli.
  • Clemente Calendini, né à Tox au XVIIIe siècle - Député sous le royaume anglo-corse.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau (Ruisseau de Suaracce) » (consulté le ).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau (Ruisseau de Marignani) » (consulté le ).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau (Ruisseau de Sonnente) » (consulté le ).
  4. ViaMichelin.fr
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. Voir Insee - Résultats du recensement de la population - 2008 .
  17. Voir Insee - Résultats du recensement de la population - 2008 .
  18. Notice no PA00099253, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. la carte IGN au 1/100 000 no 73 la nomme « Santa Brigida »
  20. Notice no IA2B000464, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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