Montecristo

Île italienne

Montecristo
Isola di Montecristo (it)
Vue de Montecristo
Vue de Montecristo
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Archipel Archipel toscan
Localisation Mer Tyrrhénienne
(Mer Méditerranée)
Coordonnées 42° 19′ 57″ N, 10° 18′ 23″ E
Superficie 10,39 km2
Point culminant Fortezza (645 m)
Administration
Région Drapeau de la région de Toscane Toscane
Province Livourne
Commune Portoferraio
Autres informations
Géolocalisation sur la carte : Toscane
(Voir situation sur carte : Toscane)
Montecristo
Montecristo
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Montecristo
Montecristo
Îles en Italie

Montecristo est une petite île italienne montagneuse située à 41 km au sud de l'île d'Elbe et à l'ouest de l’île du Giglio, à 61 km de la Corse à vol d'oiseau, et à peu près à mi-chemin entre celle-ci et l'Italie.

GéographieModifier

Située en mer Tyrrhénienne, l'île est visible de la Corse ou de l'île d'Elbe par temps clair sans brume de chaleur. Elle fait partie de l'archipel toscan. C'est un monde à part à cause surtout de son éloignement et de son relief. L'île est rude et sauvage. De forme ovale, elle mesure environ 4 km de long dans son axe nord-sud sur 3,5 km de large dans son axe est-ouest, pour une superficie de 10 km2 et un linéaire de 16 km de côtes. La navigation autour de l'île est interdite à moins d'un kilomètre du rivage, qui n'est formé que de falaises abruptes plongeant dans l'eau avec un angle de 60° environ.(voir photo, Parc national de l'archipel toscan) L'île, qui n'est qu'un bloc de rocher de granite, culmine à 645 mètres.

NatureModifier

L'île abrite 400 à 500 chèvres sauvages, un genre de bouquetin qui s'est acclimaté aux lieux depuis son importation. Quelques animaux endémiques sont présents comme la Vipère de Montecristo (Vipera aspis montecristi), la Couleuvre de Montecristo (Coluber viridiflavus katzeri) et le Lézard de Montecristo (Podarcis siculus), ainsi que quelques oiseaux dont le Faucon pèlerin, le Faucon crécerelle et le Puffin.

En 1852, le Britannique George Watson Taylor achète l'île et se fait construire une villa. Il acclimate en plantant de nombreuses espèces végétales. L'accès se fait par deux rudes sentiers de montagne partant d'une anse, la cala maestra, pour desservir les quelques constructions habitées dans la montagne dont l'ancienne villa Royale et un musée de sciences naturelles. Un jardin botanique, créé au XIXe siècle, présente une collection d'arbres acclimatés : l'Eucalyptus, le Cyprès, le Palmier dattier, le Pin d'Alep, le Pin parasol, l'Agave, le Laurier rose, le Ficus, l'Ailante. À partir de 1874, l'île sert de colonie pénitentiaire en raison de son isolement, comme sur les autres îles toscanes, le maquis étant présent sur une grande partie de cette île sauvage.

Le gouvernement italien consacre cette île éloignée à la préservation de la nature. Le site est classé depuis 1971 en réserve naturelle. En 1977, le conseil de l'Europe classe l'île en réserve biogénétique. L'accès est réservé aux scientifiques qui y viennent régulièrement pour étudier la faune et la flore. Un couple de gardiens du « Corps forestier » et quelques employés y vivent en permanence. L'île n'est accessible en vedette qu'a partir de la crique de la cala maestra avec l'accostage à un quai rudimentaire muni d'une autorisation officielle avec un contrôle sur liste à l'embarquement. Les ruines d'un monastère du XIIIe siècle, détruit par des pirates en 1553, sont encore visibles.

LittératureModifier

L'île est surtout connue parce qu'elle est l'un des lieux du célèbre roman Le Comte de Monte-Cristo (1844-1846) d'Alexandre Dumas[1] et lui donne son titre, mais la description donnée dans ce livre ne correspond pas au véritable paysage naturel. Monte Cristo signifie en italien « la montagne du Christ », ce qui a pu amener Dumas à choisir ce nom pour une histoire où la parabole du chemin de croix tient une place centrale.

Alexandre Dumas connaissait par ailleurs les légendes sur les trésors cachés de Toscane[2] et lors d'un voyage en Toscane, au retour en bateau de l'île d'Elbe en 1842 en compagnie du prince Napoléon, fils de Jérôme Bonaparte, un des marins du bord propose de faire le tour de l'île de Montecristo, sans jamais l'aborder ni y pénétrer, mais l'écrivain qui cherchait un titre à son roman y a visiblement trouvé l'idée et l'inspiration.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Texte extrait en partie de l'article d'Enrico Caracciolo publié dans le journal "Le Monde" daté du 1/5/2009.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier