Tartas

commune française du département des Landes

Tartas
Tartas
Hôtel de ville de Tartas
Blason de Tartas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Tarusate
(siège)
Maire
Mandat
Jean-François Broquères
2020-2026
Code postal 40400
Code commune 40313
Démographie
Gentilé Tarusate
Population
municipale
3 209 hab. (2020 en diminution de 0,31 % par rapport à 2014)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 01″ nord, 0° 48′ 27″ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 68 m
Superficie 30,37 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Tartas
(ville isolée)
Aire d'attraction Tartas
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Pays morcenais tarusate
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.tartas.fr

Tartas [taʁtas] (Tartàs, en occitan[1]) est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Tartas se trouve aux frontières de la Grande-Lande et de la Chalosse, deux paysages très contrastés. La Midouze, affluent de l'Adour constitue une sorte de barrière naturelle entre ces deux paysages : des forêts de pin d'un côté, des paysages vallonnés de l'autre. Au nord, la Grande-Lande se dessine très vite tandis que le sud et l'est conduisent très vite aux coteaux chalossais. Tartas étant divisé en deux cantons (séparés par la Midouze), elle s'inscrit dans le cadre d'une entité géographique discutable : la vallée de l'Adour. On peut appréhender Tartas comme une ville de vallée, construite en fonction du relief local de la vallée : l'abrupt de la ville haute correspond aux anciens lieux de pouvoir (il ne reste aujourd'hui que l'église) et la ville basse, plus large de berges, au pôle commercial[2].

Les communes limitrophes sont Audon, Bégaar, Carcarès-Sainte-Croix, Carcen-Ponson, Gouts, Meilhan et Souprosse.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

Le ruisseau du Gaillou, affluent droit de l'Adour, traverse les terres de la commune, tout comme le Retjons, affluent droit de la Midouze dans le bassin versant de l'Adour.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 121 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Begaar », sur la commune de Bégaar, mise en service en 1973[10] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,6 °C et la hauteur de précipitations de 1 069,9 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Dax », sur la commune de Dax, mise en service en 1958 et à 24 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 13,8 °C pour la période 1971-2000[14], à 14,3 °C pour 1981-2010[15], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[16].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Tartas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tartas, une unité urbaine monocommunale[20] de 3 242 habitants en 2018, constituant une ville isolée[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tartas, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[23],[24].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,5 %), forêts (14,2 %), zones urbanisées (10 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeursModifier

Le territoire de la commune de Tartas est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].

Risques naturelsModifier

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de Marrein, la Midouze et le Retjons. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1991, 1998, 1999, 2009, 2014 et 2020 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2014[28],[26].

Tartas est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[29],[30].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[31].

 
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Tartas.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. Aucune partie du territoire de la commune n'est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 428 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[32],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[26].

Risques technologiquesModifier

La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO[33].

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[34].

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Le siège de Tartas. Miniature issue du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, vers 1484, BNF.

À partir de la fin du Xe siècle, la ville est administrée par les vicomtes de Tartas qui se succèdent jusqu'au début du XIVe siècle.

Tartas passe à la Maison d'Albret à la mort sans enfant légitime du vicomte Arnaud Raimond, en 1312. Ce dernier est alors marié à Mathe d'Albret et le père de celle-ci, Amanieu VII d'Albret, prend possession de la vicomté de Tartas. Or, même s'il descend effectivement des vicomtes de Tartas par sa grand-mère Assaride de Tartas, Amanieu VII d'Albret n'est pas le plus proche parent du défunt vicomte, cette place dans le réseau familial étant occupée par Yolande del Soler, femme de Raimond de Fronsac[35].

Cette mainmise d'Amanieu VII d'Albret sur la vicomté de Tartas s'explique plutôt par le mariage de sa fille Mathe avec le dernier vicomte. En effet, au cas où il mourrait le premier, ce qui advient, Arnaud Raimond de Tartas a prévu un douaire pour sa femme, assigné sur la vicomté de Tartas et le château de Clermont. Ainsi, le père, en prenant possession de ces terres, garantit les revenus de sa fille. De plus, Amanieu VII d'Albret a déjà acheté un certain nombre de terres au vicomte de Tartas avant la mort de celui-ci. Pour obtenir l'accord de l'héritière légitime de la vicomté de Tartas, Yolande del Soler, Amanieu VII conclut un mariage entre le fils de cette dernière, Raimond de Fronsac, et une des sœurs de Mathe, Assaride d'Albret[35].

Le siège et la prise de Tartas ont lieu en 1338. On les doit au comte de Foix sous la bannière de Philippe VI de France[36]. Le Voyage de Tartas en est une expédition menée par Charles VII de France accompagné du dauphin pour délivrer la ville assiégée par les Anglais. Charles II d'Albret qui défendait cette place avait conclu avec les Anglais de la leur céder si le secours de Charles VII n'était pas arrivé le . Le roi arriva à temps et l'expédition fut une réussite (ce fut une démonstration de force à laquelle participèrent de nombreux princes du royaume de France)[37].

Du 27 au , Philippe Ier de Castille-Habsbourg (dit Philippe le Beau) et sa femme Jeanne Ire de Castille (dite Jeanne la Folle), qui voyagent de Bruxelles à Tolède, séjournent à Tartas, bloqués par la crue de la Midouze[38].

Lors de son "Tour de France royal" (1564-1566) Charles IX passe dans les Landes en 1565 et s'arrête à Tartas pendant près d'une semaine. Le but de son tour de France royal était de se faire connaître et même gagner la reconnaissance de ses sujets[39]. Il admire Tartas et contemple les murailles de cette dernière qui ont permis en 1442 au roi Charles VII d'arriver à temps.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Linguistique gasconneModifier

Sa position géographique, alliée aux mouvements démographiques liés à l'emploi font que les "patois clars" et "neugues" s'y côtoient, avec une prédominance pour ces derniers. L'habitué "sent" une différence selon les lieux.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième de sable fretté d'or, au deuxième d'azur à la fleur de lys d'or, au troisième d'azur à une demi-fleur de lys d'or[40]

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1945 1977 Gérard Minvielle SFIO puis PS Inspecteur des contributions
Sénateur (1959-1983)
mars 1977 2008 Marcel Estivals PS Ancien médecin
Conseiller général du canton de Tartas-Est (1979-1985)
mars 2008 En cours Jean-François Broquères PS puis DVD (En marche !) Attaché parlementaire de Jean-Louis Carrère
Conseiller général du canton de Tartas-Est (2011-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[41].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43]. En 2020, la commune comptait 3 209 habitants[Note 7], en diminution de 0,31 % par rapport à 2014 (Landes : +4,41 %, France hors Mayotte : +1,9 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4773 3122 2712 6482 5622 7852 7593 0393 023
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0573 0843 1442 9912 9553 0283 1823 0863 002
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0393 0953 0532 8052 6412 6252 7152 6352 825
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 9502 9523 0782 9582 7692 8442 8582 8693 088
2015 2020 - - - - - - -
3 2363 209-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Après une croissance forte après la guerre de 1939-1945 et malgré une attache industrielle assez forte avec la papeterie et les entreprises sous-traitantes, Tartas perd sa place de ville moyenne dans les Landes pour devenir une commune rurale. Ce n'est que récemment que le solde démographique est redevenu positif, grâce à une politique de complémentarité avec les communes urbaines de Dax et Mont-de-Marsan. L'habitat individuel se développe par la mise en vente de lots dans des lotissements équipés. L'habitat social suit, peut-être dans le but de rajeunir une population vieillissante. Avec plus de 35 % d'habitants âgés de plus de 60 ans et un très faible solde migratoire, le risque est trop grand de voir Tartas devenir une « ville de vieux ».

enseignementModifier

Les élèves de Tartas commencent leur scolarité à l'école maternelle[46], puis primaire de la commune, rue Jules-Ferry, qui compte 127 écoliers[47]. Ils poursuivent ensuite leur vie scolaire dans l'un des deux collèges de la ville, l'un public, collège Jean-Rostand, l'autre privé, collège Saint-Joseph[46].

manifestations et festivitésModifier

Depuis l'été 2017, la municipalité a décidé d'accentuer sa politique culturelle. En effet, des animations estivales ont été mises en place nommées les " Jeudis d'été ". Ce rassemblement a pour but de faire venir divers artistes sur les allées marines ; de plus l'objectif est double, il consiste à promouvoir des artistes (différents styles de musiques sont représentés allant du rock à la pop) et à créer des animations l'été dans la commune. Ces " Jeudis d'été " représentent une forte attractivité puisque de nombreux Tarusates s'y rendent.

Lieux et monumentsModifier

Tartas est divisée en une ville haute sur la rive gauche et une ville basse sur l'autre rive de la Midouze. La ville haute fut jadis le siège du château, des administrations et de l'église, la ville basse étant plutôt dévolue au commerce. Ancienne sénéchaussée importante, il ne reste que des bribes d'un passé faste : les restes du fort, une très ancienne rue ville haute, quelques maisons rive gauche. Les berges de la Midouze ont été récemment nettoyées et donnent à voir les paysages agricoles et naturels des Pays de l'Adour. Aujourd'hui, la mairie est à la ville basse, tous les monuments religieux ont disparu de la ville basse et ne subsiste qu'une église dominant la ville (église Saint-Jacques) et l'ancien couvent des Ursulines (occupé au préalable par les Clarisses) qui abrite actuellement le groupe scolaire Saint-Joseph (des classes maternelles jusqu'à la fin du collège).

Présence d'un ancien cloître, de vieux bâtiments divisés en cellules, remparts et fortifications, petit clocher, ancienne chapelle. Le Foyer des Œuvres chrétiennes est actuellement propriétaire de cet imposant édifice. L'usine de pâte fluff, anciennement appelée la papète ou la Calaisienne est incontournable. Elle est le centre de l'activité économique et surtout a permis une création de richesse importante au moment de son implantation permettant la création de nombreux quartiers grâce aux épargnes d'ouvriers de la papeterie. On dit pouvoir prévoir la météo en fonction de la direction de la fumée de sa cheminée. Il est possible de visiter ce trésor industriel mâtiné de bon sens paysan et de savoir-faire technique.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Augustin Darricau (1773-1819), général des armées de la République et de l'Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe).
  • Isaac de Castro Tartas (1623-1647), marrane et martyr juif, né à Tartas. Il est condamné à mort par l'Inquisition et envoyé au bûcher à Lisbonne.
  • Le chanoine Bordes, héros de la résistance a donné son nom à la plus vieille rue de la ville basse. Il devient prêtre en 1900 et officie à Dax jusqu'en 1908. Puis à Mont-de-Marsan jusqu'en 1912. Il ne participe pas à la Première Guerre mondiale. Il s'engage dans la Résistance dès 1942 dans le réseau "Combat".
  • Bernard Navarre (Tartas 1880 - Saint-Cloud 1966), industriel papetier, ancien élève de l'École centrale Paris, a marqué l'histoire économique de Tartas. En 1940, après des années de recherche et de développement, il implante dans sa ville natale un établissement d'une entreprise qu'il dirige ("La Calaisienne de pâtes à papier") pour y développer la rayonne, ou viscose (soie artificielle), avec la participation du Comptoir des Textiles Artificiels - CTA de Charles Gillet. Cette production de fibres pour l'industrie textile ne prospérera pas et très vite, à partir des années 1950, la production de pâte deviendra la principale ressource de l'usine ; Bernard Navarre se trouve ainsi à l'origine de l'industrie majeure du canton : l'industrie de la pâte fluff (pâte à papier blanchie produite à partir du pin des Landes). Cette usine, renommée Société landaise de pâtes à papier, deviendra une des usines de La Cellulose du Pin (groupe Saint-Gobain puis groupe Smurfit). L'usine sera reprise en 1999 par le groupe canadien Tembec qui la fera prospérer en réorientant sa production vers fabrication de fibres de cellulose ultra pures visant ainsi des marchés de forte valeur ajoutée. En 2012, elle réalise un CA de 175 millions d'euros, emploie 280 personnes[48] et produit 150 000 tonnes[49] de pâte de cellulose de spécialités[50]. Avec ses frères André et Vincent, Bernard Navarre crée, également à Tartas, l'Avébène (AVBN, acronyme de leurs initiales), une entreprise spécialisée dans la mise en valeur des déchets de l'usine de pâte à papier sous forme de lignosulfonates[51]. L'Avébène, longtemps restée familiale, appartient maintenant également à Tembec.
  • André Navarre (Tartas 1868 - Paris 1942), frère aîné du précédent, industriel papetier, ancien élève de l'École centrale Paris, fut un des pionniers de l'industrie papetière moderne en France et le fondateur des Papeteries Navarre, l'un des principaux groupes papetiers de la première moitié du XXe siècle. Il est enterré à Tartas.
  • Jean Navarre (Jouy-sur-Morin 1890 - Villacoublay 1919), fils du précédent, pionnier de la chasse aérienne lors de la Grande Guerre, il devient vite célèbre tant pour ses victoires aériennes que pour sa vie tumultueuse en dehors des terrains d'aviation. As de l'aviation (voir la Liste des as de la Première Guerre mondiale), il est surnommé "La sentinelle de Verdun". Il totalisera 12 victoires homologuées et 15 non homologuées. Pilote virtuose, il est le premier à savoir sortir d'une vrille, le premier à réaliser un "doublé" (deux avions ennemis abattus en une même journée) et le premier à réaliser un "quadruplé". Grièvement blessé en 1916, il ne participera pratiquement pas à la seconde partie de la guerre. Il décède en au cours d'un entraînement aérien. Il est enterré au cimetière de Tartas[52].
  • Guy Delmas, laborantin, mais aussi délégué syndical CGT à la papeterie sera très impliqué lors des luttes ouvrières menées contre le projet de Saint-Gobain, propriétaire, qui conduisait à la fermeture de cette industrie. Delmas sut si bien gérer ce conflit que l'ensemble de la population se mobilisa.
  • Certains habitants disent que Charlemagne a bu l'eau de la fontaine actuellement située au pied de la maison de retraite. D'autres sont sûrs du passage de Jeanne d'Albret dans une maison de la ville basse (appelée d'ailleurs, maison Jeanne d'Albret). Mais cela relève sans doute plus du mythe que de la réalité…
  • Victor Hugo parle du lièvre de Tartas dans ses notes de voyages. Il compare les habitants de ce lieu (en se trompant sur leur origine) à ce lièvre, fier, voire provoquant (voir le site du rectorat de Bordeaux).
  • François Dupeyron (auteur et réalisateur de cinéma) est né et est enterré dans la commune.

Actuellement, plusieurs écrivains essaient de rendre vivante la vie locale, qu'il s'agisse des luttes pour la sauvegarde de la "calaisienne" ou des traditions locales gasconnes (l'ortolan, le quillet…).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • [Platel et al. 1990] Jean-Pierre Platel, Patrick Andreieff (microfaune) et Geneviève Farjanel (microflore), Notice explicative de la carte de géologie au 1/50000e « Tartas » no 950, Orléans, BRGM, , 52 p. (lire en ligne [PDF] sur ficheinfoterre.brgm.fr).

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

RéférencesModifier

  1. https://locongres.org/fr/ressources/toponymes-occitans/75-toponymes-d-aquitaine/10733-dictionnaire-toponymique-occitan-des-landes-et-du-bas-adour
  2. [1]
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Begaar - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Tartas et Bégaar », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Begaar - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Tartas et Dax », sur fr.distance.to (consulté le ).
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