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Tarak Ben Ammar

producteur tunisien

BiographieModifier

FormationModifier

Il entreprend une carrière cinématographique après avoir étudié au lycée catholique international de Rome puis les relations internationales à l'université de Georgetown à Washington[1].

Producteur et distributeurModifier

En 1974, de retour en Tunisie, Tarak Ben Ammar décide de se lancer dans le cinéma, il crée Carthago Films à Monastir et fondent des studios localisés à Ben Arous[2]. Une soixantaine de films y sont tournés en dix ans : de nombreuses superproductions américaines dont La Guerre des étoiles, Les Aventuriers de l'arche perdue de Steven Spielberg, Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli, mais aussi certains de ses propres films comme La traviata, Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ ou Pirates de Roman Polanski (200 millions de dollars investis en Tunisie et 20 000 emplois créés[3]). Ayant compris que le cinéma ne peut être qu'international donc universel, il développe des productions et des co-productions en Europe et aux États-Unis. Il collabore avec des réalisateurs comme Zeffirelli, Polanski, Brian De Palma et Mel Gibson entre autres[1]. En 25 ans, pour un budget total de plus de 500 millions de dollars, Tarak Ben Ammar produit plus de cinquante films de facture internationale[3].

Afin de renforcer son potentiel dans la production internationale, il crée en 1989 une nouvelle société, Quinta Communications (it), au capital de 130 millions de francs français, en association avec Silvio Berlusconi avec qui il a produit une série de douze épisodes sur la chute de l'Empire romain, Anno Domini, en 1983[4]. À son actif figure une production de dizaines de films, téléfilms et séries télévisées[5].

En février 2004, il crée une division distribution[6] chargée de diffuser les films produits ou co-produits par Quinta Communications, ainsi que les films dont il a acquis les droits sur différents territoires européens. Cette division négocie avec succès un cont rat de distribution pour La Passion du Christ de Mel Gibson[7],[8].

En 2005, il s'associe aux frères Weinstein, anciens dirigeants mythiques de la division Miramax de Disney, pour fonder une nouvelle mini-major américaine, la Weinstein Company[9]. Il fait également l'acquisition en 2007 de la société Eagle Pictures, spécialisée dans la distribution de films holywoodiens[10].

En 2008, en partenariat avec le groupe Mediaset, il annonce son arrivée dans le capital de la chaîne maghrébine Nessma[11]. Il co-produit également le film de Rachid Bouchareb, Hors la loi[12], retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2010et nommé aux Oscars.

En 2010, il co-produit un film dirigé par Julian Schnabel, Miral[13], qui fait l'ouverture officielle de la Mostra de Venise. En 2011, il co-produit le film Et maintenant, on va où ?[14] dirigé par Nadine Labaki et qui gagne le prix François-Chalais au Festival de Cannes. Durant la même année, il produit le film Or noir dirigé par Jean-Jacques Annaud[15]. En 2012, peu avant la cérémonie d'ouverture de la Mostra de Venise, Ben Ammar acquiert les droits italiens du film réalisé par Mira Nair, L'Intégriste malgré lui[16]. Il participe par ailleurs au financement de la Cité du cinéma de Luc Besson, qui est inaugurée en septembre 2012[17].

En mai 2013, il s'associe à Naguib Sawiris pour investir dans le financement de la production et la distribution de films et de séries TV pour les marchés internationaux et arabes, ainsi que pour l'acquisition d'entreprises dans le secteur des médias[18].

En mai 2015, Tarak Ben Ammar est nommé au conseil de surveillance de Vivendi[1]. En janvier 2016, il entre au conseil de surveillance de la chaîne d'information européenne Euronews[19].

Toujours en 2016, il devient président du conseil d'administration du holding Nessma[réf. nécessaire], dont il est actionnaire à hauteur de 40,89 % (avec son groupe Prima TV (it)) en association avec la société Mediaset, actionnaire à hauteur de 34,12 % et la société Karoui & Karoui Luxe, actionnaire à hauteur de 24,99 %[20].

En 2017, il co-produit, à travers sa filiale Eagle Pictures et aux côtés de MGM Television et de Barbary Films, la mini-série américaine à succès La Vérité sur l'affaire Harry Quebert[21], une adaptation du roman policier de Joël Dicker vendu à plus de trois millions d'exemplaires[22], dans le cadre d'une association entre un major américain et des producteurs européens en vue de produire une œuvre destinée simultanément aux deux marchés[23].

Toujours en 2017, Tarak Ben Ammar est derrière la décision du limogeage du producteur Harvey Weinstein[24]accusé d'agressions sexuelles par de nombreuses actrices. Il prend ensuite les commandes de la Weinstein Company[25] et y réalise une opération de sauvetage financier[26] conclue avec le fonds d'investissement Lantern Capital Partners[27].

En 2019, Tarak Ben Ammar s'associe à Gary Barber, le fonds d'investissement Lantern Capital Partners et Cineworld, l'un des plus importants circuits de salles de cinéma dans le monde, pour fonder le studio indépendant Spyglass. Ce studio « aura l'agilité et l'attractivité d'un studio indépendant et les moyens d'une major » selon Tarak Ben Ammar[28]. En septembre de la même année, le film American Skin (en) produit par Tarak Ben Ammar et réalisé par Nate Parker remporte le prix du meilleur film à la Mostra de Venise dans la section Sconfini[29].

Autres activitésModifier

De juin 1996 à 1998, il est le manager de Michael Jackson et produit sa tournée mondiale (50 concerts)[30].

Vie privéeModifier

Tarak Ben Ammar est le fils de Mondher Ben Ammar et d'une mère corse[1], par ailleurs neveu de Wassila Bourguiba[3], deuxième épouse du président Habib Bourguiba.

Il est par ailleurs le père de la mannequin franco-tunisienne Sonia Ben Ammar[31].

FilmographieModifier

ProducteurModifier

Producteur exécutifModifier

DistributeurModifier

NominationsModifier

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. a b c et d Bruna Basini, « Tarak Ben Ammar, l'arme anti-Netflix de Bolloré », sur lejdd.fr, (consulté le 17 octobre 2019).
  2. Nicolas Charbonneau, « Tarak Ben Ammar : les confidences d'un géant du cinéma », Tunis Plus, no 2,‎ octobre-novembre-décembre 2008, p. 38-40 (lire en ligne, consulté le 16 octobre 2019).
  3. a b c et d Tallel Bahoury, « Tarak Ben Ammar fait peur au cinéma français ! », sur webmanagercenter.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  4. Chérif Elvalide Sèye, « Tarak Ben Ammar : un Tunisien règne sur le cinéma français », sur webmanagercenter.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  5. (en) With Quinta Communications (Sorted by Popularity Ascending) sur l’Internet Movie Database.
  6. « Quinta Distribution », sur africine.org (consulté le 21 octobre 2019).
  7. « La Passion du Christ sortira en France », sur nouvelobs.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  8. Jean-Luc Douin, « Nouvelle expansion pour l'Hollywood tunisien », sur lemonde.fr, (consulté le 1er mars 2018).
  9. Sophie Dacbert, « Tarak Ben Ammar entre dans la Weinstein Co. », Le Film français, no 3101,‎ (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2019).
  10. (en) Nick Vivarelli, « Ben Ammar builds Euro empire », sur variety.com, (consulté le 28 octobre 2019).
  11. « Tarak Ben Ammar et Mediaset investissent dans Nessma TV », sur strategies.fr, (consulté le 22 octobre 2019).
  12. « La conférence de presse du film Hors-la-loi au festival de Cannes 2010 », sur africultures.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  13. (en) John Hopewell, « Miral, Law good for Quinta », sur variety.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  14. « Et maintenant, on va où ? - Nadine Labaki - 2011 », sur filmographie.fondation-jeromeseydoux-pathe.com (consulté le 22 octobre 2019).
  15. « L'Entretien - Tarak Ben Ammar, producteur du film L'Or noir », sur france24.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  16. (en) John Hopewell, « Italy’s Eagle buys Mira Nair's Venice opener », sur variety.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  17. « La Cité du cinéma de Luc Besson en 5 chiffres », sur nouvelobs.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  18. « Naguib Sawaris et Tarak Ben Ammar s'associent dans la production ! », sur espacemanager.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  19. « Présentation générale de Euronews », sur french-corporate.com (consulté le 28 octobre 2019).
  20. « Le président du Conseil d'administration de Nessma Broadcast dévoile les informations financières et fiscales du groupe Nessma », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  21. « La Vérité sur l'affaire Harry Quebert en première mondiale à CANNESERIES ! Rendez-vous le 7 avril 2018 à Cannes ! », sur canneseries.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  22. Bertrand Monnard et Anne-Marie Philippe, « Joël Dicker, une machine à best-sellers », sur parismatch.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  23. Caroline Sallé et Enguérand Renault, « La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, une série US made in Europe », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019).
  24. « Dans les coulisses de la chute d'Harvey Weinstein : "On l'a viré dans l'heure" », sur lci.fr, (consulté le 16 octobre 2019).
  25. Marwan Chahla, « Scandale Weinstein : Tarak Ben Ammar aux manettes de TWC », sur kapitalis.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  26. (en) Mike Fleming Jr., « Weinstein Company Board Member Tarak Ben Ammar On How Marathon Negotiation Session Spared A Bankruptcy Plunge », sur deadline.com, (consulté le 16 octobre 2019).
  27. (en) « Dallas-based Lantern Capital has agreed to buy Weinstein Co., keep the studio running », sur dallasnews.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  28. Enguérand Renault et Caroline Sallé, « Spyglass, un studio renaît sur les cendres de Weinstein », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2019).
  29. (en) Mike Fleming Jr., « Nate Parker's ‘American Skin' Wins Venice Sconfini Section Best Film Prize », sur deadline.com, (consulté le 24 septembre 2019).
  30. « Michael Jackson était entouré de "médecins charlatans" », sur europe1.fr, (consulté le 1er mars 2018).
  31. « "La bombe" franco-tunisienne Sonia Ben Ammar est "la prochaine star du tapis rouge à observer" selon Vogue », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 3 juillet 2019).
  32. (en) « Awards », sur imdb.com (consulté le 1er mars 2018).
  33. « Tarek Ben Ammar », sur lsa-conso.fr (consulté le 19 juillet 2019).
  34. « Ordre national du mérite », Journal officiel de la République tunisienne, no 48,‎ , p. 1566 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 16 octobre 2017).

Voir aussiModifier