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Taninges

commune française du département de la Haute-Savoie

Taninges
Taninges
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Cluses
Intercommunalité CC des Montagnes du Giffre
Maire
Mandat
Yves Laurat
2014-2020
Code postal 74440
Code commune 74276
Démographie
Gentilé Jacquemards
Population
municipale
3 406 hab. (2016 en augmentation de 0,74 % par rapport à 2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 29″ nord, 6° 35′ 32″ est
Altitude Min. 609 m
Max. 2 000 m
Superficie 42,7 km2
Localisation

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Taninges est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

 
Le village au pied du pic de Marcelly.

Taninges est située dans la moyenne vallée du Giffre, sur la RD 907 menant à Samoëns à l'Est et Mieussy[1] à l'Ouest au carrefour de la RD 902 menant de Cluses aux Gets.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Taningio et Taningis (1263), Tagningio en (1445), Tanninges (1793), Taninge (1806), Tanninge (Bulletin des lois de 1861).

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Tanyinzhe (graphie de Conflans) ou Taninjo / Tagninjo (ORB)[2].

HistoireModifier

L'histoire ancienne de Taninges semble difficile à détailler, faute de documents. Ainsi, les premiers documents fournis nous datent du XVe siècle.

Antérieurement, la paroisse était celle de Flérier, et un grand éboulement du Marcelly au XIIe ou XIIIe siècle aurait enseveli le village situé sur les coteaux sous le Marcelly, poussant à fonder la chapelle de Flérier partiellement datée du XIIIe siècle[3] : « L'église était anciennement au bourg ; des ravins, soit éboulements, l'ayant détruite avec la majeure partie du bourg, on fut forcé de profiter de l'église de Fleyrier qui appartenait à des moines » (Requête de M. Jean-François Orsat, Maire, à M. le Préfet du Léman en 1804)[4].

En 1457, Taninges obtient par exemple le marché du jeudi et la foire d'avril. Plus tard, en 1696 les foires du 7 janvier et du 3 novembre sont accordées a la commune par le Prince, notamment pour récompenser leur bon comportement durant la guerre[4]. Le , le roi Charles-Albert confère à Taninges le titre et les privilèges de ville[4].

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 452 pour la commune[7],[8]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[9].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1986 Ernest Nycollin CD puis UDF-Radical puis DVD Conseiller régional (1992-1998)
président du conseil général (1998-2008)
1986 En cours
(au avril 2014)
Yves Laurat DVG ...

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants de la commune sont appelés les Jacquemards, bien que le gentilé originel fut Taningeois. Il semblerait que l'utilisation du nom Jacquemard soit un hommage à un Jacques Montant originaire du village, fondeur de marc, d'où le surnom de « Jacques le Marc », puis Jacquemard, qui aurait été à la tête d'un soulèvement contre le duc de Savoie, vers 1470[10].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 3 406 habitants[Note 2], en augmentation de 0,74 % par rapport à 2011 (Haute-Savoie : +7,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 2542 6712 6843 2573 0203 1882 7362 7652 640
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 4572 3972 2532 3022 1972 2032 2492 2252 144
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 9131 9252 0721 9701 9262 0281 9692 1092 354
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
2 6822 7913 1403 3943 3813 406---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Juillet : Festigrat's, festival alternatif de musique alternative et de guitares.

EnseignementModifier

La commune de Taninges est située dans l'académie de Grenoble. En 2017, elle administre un groupe scolaire primaire, maternelle et élémentaire, situé sur la route de Mélan, regroupant 324 élèves[15].

La commune accueille le collège Jacques Brel avec 431 élèves, qui propose notamment une section sportive scolaire option ski alpin, nordique et surf[15],[16].

ÉconomieModifier

EntreprisesModifier

Agro-alimentaire 
  • Usine Peguet Savoie Salaison (spécialisée dans la salaison de charcuterie)[17].
  • Usine Lamador (Fabrication de charcuterie en gros)
Décolletage 
  • Jenatton
Magasins et commerces 

TourismeModifier

  • Tourisme d'hiver avec la station de sports d'hiver de Praz de Lys - Sommand.
  • Tourisme vert, construction de cabane dans les bois.

En 2016, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 9 369 lits touristiques répartis dans 1 526 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 205 meublés ; 3 résidences de tourisme ; 3 Hôtels ; une structure d'hôtellerie de plein air ; un centre ou village de vacances et quatre chambres d'hôtes[18].

La commune dispose de trois restaurants : "Le Marronnier", "L'os à Moelle", "La Crémaillère".

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • La chartreuse de Mélan est une ancienne abbaye en partie détruite par un incendie en 1967. Elle conserve encore intacts trois bâtiments d'origine, datant du XIIIe et du XVIe siècle. Des concerts et des expositions d'arts contemporains y sont organisés toute l'année.
  • Maison forte des Buchilles (1475 attestée)
  • Maison forte de Flérier (attestée)
  • Le carillon de Taninges est installé dans le clocher de l'église. De par son importance, il est le premier carillon de la Haute-Savoie et le cinquième de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec 3 tonnes, de 40 et bientôt 50 cloches. Le clocher abrite également un bel ensemble de volée de 3 cloches qui avoisine les 5 000 kg.
  • Le monument aux morts de la guerre de 1870-1871, statue en fonte inauguré en 1902, œuvre des Fonderies Durenne[19].
  • La chapelle de Jacquicourt, objectif de promenade et point de vue.
  • La chapelle Notre-Dame-du-Vieux-Chalet.
    • En 1941, le Père Jean Noël Philippe curé des paroisses de Sathonay, créé une colonie de vacances, pour des enfants en difficulté, traumatisés par la guerre qui perdure, l'abbé Philippe rencontre le curé de Taninges, c'est ici à l'alpage de Bonnavaz un endroit paisible, qu'il achète un des chalets pour le transformer en centre de vacances. En 1947, le Père Jean Noël Philippe décide de bâtir une chapelle, construite sur l'emplacement d'un ancien édifice religieux. En septembre 1973, la colonie de vacances est vendue. En 1998, un couple de la commune de Taninges s'installe dans ce hameau, rénove la chapelle qui a été à l'abandon plusieurs années, qui sont devenus propriétaire. L'édifice est de style traditionnel moderne.[réf. souhaitée]
  • La fontaine, inscrite aux Monuments historiques depuis 1931[20].
  • Maisons fortes ou manoir : des anciennes familles de Taninges, de Fleyrier, du Fresnay, des Buchilles, des Graveruel et d'Avonay.
  • Le Parcours d'Art Contemporain propose des œuvres majeures qui s'inscrivent en écho à l’histoire du site. Des œuvres de Lilian Bourgeat, Slimane Raïs, Brigitte Baud-Perrier, Alain Sagaert.
  • Le Sentier art et nature propose, le long du Giffre, dans les bois et la montagne, des œuvres in situ avec Marie Goussé, Sébastien Lacroix, Régine Raphoz et l'installation du Délesteur sur la Pointe de Uble.
  • La maison du Patrimoine, située rue des Arcades reconstituant les métiers d'autrefois, avec des objets d'époque, des reconstitutions de lieux et un film documentaire.
  • La Chapelle Saint-Anne, dédiée à la Vierge-Marie, construite en 1583, cette chapelle accueillait chants, fêtes et vêpres (1727) fondées par la comtesse de Taninges Marguerite d'Arestel. Cette Chapelle fut également "temple de la raison" et hébergeait les assemblées populaires à la suite de la révolution[4]. Aujourd'hui, cette chapelle appartient à des propriétaires privés et a été l'objet de rénovation.
  • Espaces verts et fleurissement. En 2014, la commune de Taninges bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[21].
  • Église Saint-Jean-Baptiste de Taninges, construite de 1825 à 1832 et pensée par l'architecte Prosper Dunant dans un style néo-grec, l'Eglise mesure 49 mètres de long 11 de large et accueille le Carillon de Taninges[4].   Inscrit MH (2015)
  • Chapelle de Flérier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Abbé Basthard-Bongrain, prêtre de la paroisse de 1932 à 1967. Grand mutilé de la guerre 1914-1918, résistant, il fut arrêté par la Gestapo et emprisonné à la prison Montluc à Lyon. Titulaire de la Croix de guerre avec deux palmes, de la médaille militaire et de la Légion d'honneur. Musicien, il décide de la construction du carillon.
  • Serge Fiorio, artiste peintre qui a vécu à Taninges de 1924 à 1940.

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé en sautoir, au premier et au quatrième de gueules à trois chevrons d'argent, au deuxième et au troisième, à un lion d'argent, celui de dextre contourné, sur le tout à l'écusson circulaire de gueules à la croix d'argent, à la bordure cousue de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 567-590 « Taninge », p.561-566 « Le canton de Taninge ».

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[5],[6].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[18].

RéférencesModifier

  1. « Google Maps », sur Google Maps (consulté le 15 mars 2017)
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. « Chapelle de Flérier », sur www.memoire-alpine.com (consulté le 9 juillet 2018)
  4. a b c d et e Hippolyte Tavernier, Taninges et ses environs, Paris, Le livre d'Histoire-Lorisse, , 162 p. (ISBN 2-84373-857-1)
  5. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  6. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-71710-235-2), p. 163.
  7. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne).
  8. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-71710-235-2), p. 167.
  9. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  10. Alexandra Collomb, « Ces drôles de noms d'habitants », Le Messager (France),‎ (Article consulté le 5 septembre 2012)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a et b « Scolarité », sur le site de la mairie (consulté en septembre 2019).
  16. « Collège J. Brel », sur www.ac-grenoble.fr (consulté le 15 mars 2017)
  17. « Peguet Savoie Salaisons - », sur www.peguet-savoie-salaisons.fr (consulté le 15 mars 2017)
  18. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en mars 2017) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  19. « 74 - Haute-Savoie », Dictionnaire des monuments aux morts. Dictionnaire des monuments aux morts de la guerre de 1914-1918 érigés dans les communes de France, sur monumentsmorts.canalblog.com, (consulté le 15 mars 2017).
  20. « Fontaine », notice no PA00118449, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).