Sully (Saône-et-Loire)

commune française du département de Saône-et-Loire

Sully
Sully (Saône-et-Loire)
Le château de Sully.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Emmanuel Roucher
2020-2026
Code postal 71360
Code commune 71530
Démographie
Gentilé Sullysiens
Population
municipale
488 hab. (2019 en diminution de 6,33 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 28″ nord, 4° 28′ 20″ est
Altitude Min. 308 m
Max. 530 m
Superficie 31,84 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Autun
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Autun-1
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sully

Sully est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

  Saint-Léger-du-Bois Viévy (Côte-d'Or) Thury
(Côte-d'Or)
 
N Épinac
O    Sully    E
S
Curgy Auxy Morlet

GéologieModifier

La commune repose sur du schiste bitumineux d'âge autunien (−299 et −282 millions d'années) et sur de la houille du Stéphanien (−307 et −299 millions d'années)[1].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Sully est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 42 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (45,4 %), forêts (39,1 %), terres arables (7,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %), zones urbanisées (0,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

ToponymieModifier

  • 936 : Sulliacum (A. de Charmasse, cartulaire de l'église d'Autun, I-II p. 17) ;
  • 1350c : Suilleyum sur un pouillé du XIVe siècle ;
  • 1550c : Sauliacum ;
  • 1650c : Solacum selon Courtépée.

Nom de lieux d’origine prélatine ou gallo-romaine.

Le nom de Sully proviendrait d'une déesse celtique : Sulis. Elle aurait été assimilée à Minerve, par les Romains, et aurait exercé un pouvoir spécial sur les eaux.

HistoireModifier

 
La descenderie Bathiard en activité après 1940.

Sully est l'une des premières communes de Saône-et-Loire à avoir été cadastrée, conformément aux dispositions de l’arrêté du 12 brumaire an XI établissant le premier système de cadastre dit « par masse de culture » (il s’agissait d’établir la nature des cultures présentes sur le territoire des communes sans introduire toutefois de découpage entre les parcelles, l’administration se chargeant de faire coïncider les déclarations des propriétaires et les superficies concernées)[Note 3].

Le village connait une forte activité économique entre le début du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, liée à l'exploitation de charbon (descenderie Bathiard de Veuvrotte, puits François-Mathieu, puits Marveley et Garenne) avec l'accord des concessions minière de Veuvrotte et d'Épinac[1].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1946 Pierre-Alexandre Jacqueson radical-socialiste agriculteur
1947 1973 Joseph Renaud RPF, CNIP agriculteur
mars 2001 2009 Claude Jacqueson SE  
2009 décembre 2012 François Courouble SE  
janvier 2013 mars 2014 Jean-Michel Salin    
mars 2014 en cours Daniel Mallard    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2019, la commune comptait 488 habitants[Note 4], en diminution de 6,33 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0939411 0171 2891 3871 5021 6121 5251 544
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4831 5161 4081 3141 2891 1981 2381 1891 109
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0069641 012888897879801725671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
629545514573579561569532500
2019 - - - - - - - -
488--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

 
Le château de Sully.
  • Le château de Sully (XVIe siècle-XIXe siècle) vit naître Patrice de Mac-Mahon, maréchal de France et président de la République, décédé le . La résidence est aujourd'hui la propriété de la duchesse de Magenta.
  • L'église, placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption, dont la construction, achevée en 1873, a été réalisée d'après des plans de l’architecte Grosley de Semur-en-Auxois.
  • La vieille église gothique de Sully, devenue chapelle funéraire des Mac-Mahon.
  • Le monastère du Val Saint-Benoît (XIIIe siècle), qui abrite depuis 1962 une communauté de moniales de Béthléem.
  • Le château du Haut-Puits, situé entre les hameaux de La Comme et de Creusefond, sur une éminence, dont la construction aurait pour origine la famille d’Anstrude, d’origine écossaise comme les Mac-Mahon, venus en France dans le sillage des Stuart chassés du royaume d'Angleterre. En 1817, cette demeure passa aux Bertheault de Noiron, famille originaire de Lucenay-l’Évêque dans laquelle il est resté.
  • Au hameau de Morgelle : chapelle Saint-Roch, reconstruite au XVIIIe siècle par le curé Bretin sur un chœur gothique flanqué d’une surprenante colonne (propriété communale depuis 1989).
  • Au hameau de Bouton : chapelle dédiée à sainte Anne, datée de 1739, et que signale un élégant clocheton de bois.
  • Sur le territoire de la commune est implantée une forêt domaniale : la forêt des Battées (contenance : 455,17 ha), qui mêle conifères et feuillus[13].
  • Vestiges minier des mines de charbon (descenderie Bathiard de Veuvrotte, puits François-Mathieu, puits de Marveley et Garenne)[1].

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, Sully sans le château, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 198 (), pp. 12-13.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. La démarche était expérimentale : 1800 communes avaient été retenues pour l’ensemble du territoire national. Tirées au sort, elles devaient être au moins deux par arrondissement et pas plus de huit, théoriquement. Pour le département de Saône-et-Loire, il subsiste aujourd’hui une quarantaine de plans, disponibles sur le site internet des archives départementales, avec une répartition inégale d’un arrondissement à l’autre. Techniquement, le plan devait être réalisé à l'échelle du 1/5000e, après arpentage et triangulation. Le territoire de la commune était divisé en masses colorées figurant de la même manière les terrains portant des récoltes identiques. Source : Annie Bleton-Ruget, Un département à l'aube du XIXe siècle : images et représentations de la Saône-et-Loire, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire », n° 199-200 de novembre 2019, p. 18-24.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. a b et c [PDF] J. Le Goff, Etude des aléas miniers dans le bassin d'Autun, Bourgogne (71) (exploitations de houille, schistes bitumineux et fluorine) : Communes de Autun, Barnay, Cordesse, Curgy, Dracy-Saint-Loup, Igornay, La Celle en Morvan, Monthelon, La Grande Verrière, La Petite Verrière, Reclesne, Saint Forgeot, Saint Léger du Bois, Sully et Tavernay, Géoderis, Volume 1 et Volume 4.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Autun », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  13. Source : « Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 7-10.