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Curgy

commune française du département de Saône-et-Loire

Curgy
Curgy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement d'Autun
Canton Autun-1
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
André Lhoste
2014-2020
Code postal 71400
Code commune 71162
Démographie
Population
municipale
1 142 hab. (2016 en augmentation de 4,2 % par rapport à 2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 08″ nord, 4° 23′ 03″ est
Altitude Min. 299 m
Max. 537 m
Superficie 31,58 km2
Localisation

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Liens
Site web curgy.fr

Curgy est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont des Curgéens et Curgéennes. Son nom ancien est Veredumdiacum (IXe siècle) - Vergonce - Vergince au XIIIe siècle, nom dont les historiens n'ont pas donné à ce jour une origine.

Sommaire

GéographieModifier

Distante de 7 km du parc naturel régional du Morvan et 7 km d'Autun, elle fait partie du canton d'Autun-Sud. Elle est située à une altitude moyenne de 418 m, avec un point culminant à 537 m et au minimum 299 m. La mairie est à 347 mètres.

Sur le territoire de la commune est partiellement implantée une forêt domaniale : la forêt des Feuillies (contenance totale : 419,26 ha), qui mêle conifères et feuillus[1].

Hydrographie

Communes limitrophesModifier

  Dracy-Saint-Loup Saint-Léger-du-Bois  
N
O    Curgy    E
S
Autun
quartier Saint-Pantaléon
Auxy Sully

HistoireModifier

Ce finage, ancienne paroisse Saint-Denis de Péon, est attestée au VIIIe siècle. Elle dépendait du diocèse et de l'archiprêtré d'Autun.

Le village connait une forte expansion à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, liée à l'exploitation de schistes bitumineux avec l'accord de plusieurs concessions minières[2].

HameauxModifier

Champlong
Une fontaine du XIXe siècle, en ce lieu fait l'objet d'une inscription à l'Inventaire Général[3].
Chevannes
Il y avait jadis en ce lieu une forteresse de plaine, connue par les textes et dont aucune trace ne subsiste.
Drousson
Son nom viendrait de : Drusius, gentillice gallo-romain, Droisinium, ou Droisonium est une terre jointe à Saint-Denis en 1098[4] En 1264, existe une terre appartenant à feu Pierre de Drousson, chevalier. Terre donnée en 1268, par Hugues de Lucenay, à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[5]Il y avait sur son territoire une chapelle aujourd'hui disparue, sous le vocable de Saint-Léger-du-Chemin. En 1330, la veuve du seigneur de Drousson, prénommée Guillemette, choisit sa sépulture à l'abbaye de Saint-Symphorien d'Autun, qui dépendait de Saint-Martin d'Autun. En 1474, un noble Guiot Bataille est seigneur, en toute justice de Drousson.
La tour de Drousson, se dresse sur une quinzaine de mètres, avec un diamètre de 5,30 mètres, une épaisseur de mur atteignant près d'un mètre au premier étage, par lequel on accède par un escalier extérieur, abrité d'une double rampe en pierre.l'escalier menant au second n'existe plus. C'est la seule tour subsistante d'une enceinte fortifiée. Ses meurtrières prouvent ses fonctions défensives. Au Couchant, une mare semble être le vestige d'un étang. Il est possible que les lieux furent entourés d'eau. Elle semble dater du XIVe siècle. C'est aujourd'hui une ferme, propriété privée.
En 1305, un prêtre du nom de Bardoux[6], cède à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, Un pré attenant à l'église :" S. leodegarii de Chemino subtum fontem "[7]L'église de Drousson était entourée d'un petit cimetière et portait le nom de : " Saint-Léger-du-Chemin ". Cette chapelle est attestée au début du XIVe siècle, mais il n'est pas impossible qu'elle ou une précédente corresponde à l'oratoire ou Ansbert, évêque d'Autun et l'ancien abbé de l'abbaye de Saint-Symphorien d'Autun, avait fait élever sous le vocable de Saint-Léger et il y aurait été inhumé[8]
Des vestiges gallo-romains furent retrouvés, dans les champs environnants au siècle dernier[9].
Pauvray
Il existe dans ce hameau des ruines d'une forteresse de plaine, citée en 1380, de formes quadrangulaires. Il y a deux étangs. Au XIXe siècle furent découverts des stèles funéraires, sarcophages, et autres antiquités. Carrières de grès déjà exploitées aux temps des Romains. Ce fief mouvait de Grosme, propriété de l'évêque démembrée de Sully qui relevait de Couches. Jean Bataillard, écuyer fait hommage en 1380, à Philibert de Montagu, pour ses terres de Pauvray. Plus tard en 1469, Louis Damas d'Alone, est dit seigneur de Pauvray. Simon de Montagu, lieutenant général de la Chancellerie d'Autun, donne dénombrement de sa seigneurie de Pauvray[10].
Savigny-le-Vieux
Une fontaine, à l'état de vestiges est inscrite à l'inventaire général[11]. Le château de Savigny-le-Vieux, décrit plus loin, ainsi qu'une motte circulaire en plaine[12].
Vergoncey
Existait en ce lieu une seigneurie avec une forteresse dite de plaine, citée en 1345. Une tour y subsistait avant la Révolution. Édifice quadrangulaire de deux niveaux. L'ensemble était composé d'une grande maison, cour, grange, étables, le tout clos de mur (terrier de 1440)[13]. Construction ayant intégrée des vestiges. Gaudricus de Vergoncey, est inscrit au nécrologe de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun : «  XV id. Gaudricus de Vergoncey ». En 1389, le seigneur des lieux, Robert de Vergoncey, fonde son anniversaire à la même abbaye, pour la célébration de messes à perpétuité, il fait une donation de 28 sous sur la terre de Vergoncey[14].


Les Crets de Vergoncey
Colline composée de calcaire, où se trouvait jadis une carrière de pierres à chaux et dont les flancs supportent les dernières vignes autunoises[15].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2007 Paul Bouly    
mars 2008 mars 2014 Daniel Leduc    
mars 2014 en cours André Lhoste    
Les données manquantes sont à compléter.

CurésModifier

(liste incomplète)

1249 - Hugues Doyen d'Ormancey,curé de St Hippolyte-sous-le-Doubs,maire de Curgy

  • 1305 - Baroux, prêtre.
  • 1980 - l'abbé Girard, dernier curé résidant de Curgy.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2016, la commune comptait 1 142 habitants[Note 1], en augmentation de 4,2 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8098638181 2551 3251 2801 3451 3151 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3001 2501 3471 3161 3301 3251 2961 2601 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2031 2231 051869839819783807766
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7467859139271 0401 1371 1391 0961 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
C'est une construction de pur style roman, réalisée au XIe siècle. Dans l'abside, fresques du XIIe siècle. Christ en Gloire dans une mandorle, au-dessus de l'autel, entouré des symboles des quatre évangélistes. La fresque à une hauteur de 3,78 mètres, représentant des figures bibliques. Elle fut sauvée de la destruction par Jacques Gabriel Bulliot, qui obtient son classement en 1897. Elle fut restaurée en 1954 et 1958, et en 1985, pour le chœur. Son clocher, coiffé en bâtière[20], est percé de deux baies à colonnes jumelées sur les quatre faces ; il date du début du XIIe siècle[21].  Classé MH (1897).

SportsModifier

Le village possède un club de basket-ball (Curgy Basket) dont l'équipe senior évolue en Nationale 3 pour la saison 2010-2011.

TourismeModifier

En 2016, un écolieu à but pédagogique Alôsnys est en construction à Vergoncey. Il est possible de venir cueillir ses légumes dans le jardin bio en permaculture, de profiter de visites guidées en famille. Le jardin est un organisme de formation certifié par l'Etat accueillant des écoles, centres de loisirs et adultes en formation permaculture. Le nom Alôsnys vient du comte Alôsne ayant habité les lieux au XVe siècle.

 
Jardin permaculture pédagogique de Vergoncey : www.alosnys.com

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • Gérard Guénot, Une promenade en Autunois : Curgy, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 27 (octobre 1975), pp. 3-5.
  • Abbé Girard : Bulletin paroissial de Curgy, notice historique (vers 1980-1990).
  • Jacques Gabriel Bulliot : Essai historique sur l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, publication de la Société Eduenne, 1849, 2 vol.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Source : « Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 7-10.
  2. [PDF] R.Feys, Puits et sondage dans le bassin d'Autun et Epinac, des origines à nos jours, BRGM, (lire en ligne), p. 20-21.
  3. Référence Base Mérimée IA71000716
  4. André Déléage: Recueil des actes du Prieuré de Saint-Syphorien, p. 50, pièce 20.Autun 1936
  5. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n°LXXVIII. Texte en ligne.
  6. « " Saint-Léger-du-Chemin à Curgy " »
  7. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n° CI. Texte en ligne.
  8. Abbé Péquégnot: " Légendaire d'Autun ", 1846,In-12°.t.I., p. 119-121, cité par Roland Niaux
  9. Roland Niaux : " Drousson à Curgy ", Texte en ligne 2008.
  10. « Roland Niaux: " Pauvray à Curgy ",Ed Viviane Niaux 2008. »
  11. Référence Base Mérimée IA71000715
  12. Roland Niaux : " L'Habitat Médiéval fortifié dans les cantons d'Autun " Texte en ligne.Viviane Niaux Éditeur.
  13. cité par Roland Niaux : " Curgy, Vergoncey "texte en ligne.
  14. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte CXL.
  15. « Roland Niaux : Curgy, Vergoncey ».
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Clochers en bâtière », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 132 de décembre 2002 (pages 2 à 5).
  21. « Église », notice no PA00113262, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Château de Savigny-le-Vieux », notice no PA00113537, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier