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Épinac

commune française du département de Saône-et-Loire
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Épinal.

Épinac
Épinac
Les environs du château.
Blason de Épinac
Blason
Épinac
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Autun-1
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Claude Merckel
2014-2020
Code postal 71360
Code commune 71190
Démographie
Gentilé Épinacois
Population
municipale
2 227 hab. (2016 en diminution de 4,46 % par rapport à 2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 32″ nord, 4° 30′ 52″ est
Altitude Min. 314 m
Max. 475 m
Superficie 25,77 km2
Localisation

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Épinac
Liens
Site web epinac.fr

Épinac est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

Terre de transition entre le Morvan (Autun) et le vignoble de la Côte-d'Or (Dijon).

Communes limitrophesModifier

  Thury (Côte-d'Or) Molinot
(Côte-d'Or)
 
Sully N Aubigny-la-Ronce
(Côte-d'Or)
Saisy
O    Épinac    E
S
Auxy Morlet

ToponymieModifier

Le , en raison de son exploitation charbonnière, la commune fut autorisée à s'appeler Épinac-les-Mines, appellation qu'elle conserva pendant une soixantaine d'années, jusqu'à ce qu'Épinac-les-Mines demande à reprendre son appellation première, ce qui lui fut accordé par décret du (paru au Journal officiel du )[1].

HistoireModifier

Autrefois Monestoy, l'existence de cette seigneurie est attestée depuis au moins le XIIIe siècle[2].

Les premiers seigneurs sont les Monestoy. Le , Guillaume, maire de Monestoy, reconnaît une rente de 10 sols dijonnais pour l'anniversaire de Mademoiselle Moine de Quincey, inhumée à l'abbaye Saint-Martin d'Autun[3]. Vers 1430, il apparaît que les nouveaux seigneurs de Monestoy sont Pierre de Bauffremont et sa femme, Agnès de Saulx[2]. Quelques années plus tard, Monestoy est acquis par Nicolas Rolin. Dès lors et par héritage, se sont succédé les Rolin, les Chambellan, les Maréchal, les Pernes et enfin les Clermont-Tonnerre.

C'est en 1656, alors que la seigneurie de Monestoy est érigée en comté, en faveur de Louis de Pernes[4], colonel d'infanterie et gouverneur de Saintes[5], que la terre change de nom pour celui d'Épinac. En effet, Monestoy est érigé en comté sous le nom d'Épinac.

Liste des seigneurs d'ÉpinacModifier

  • Guy de Monestoy (v. 1250)
  • Renaud de Monestoy (v. 1298)
  • Hugues de Monestoy (v. 1326)
  • Hugues de Monestoy (v. 1395) (fils du précédent), mort à Nicopolis en suivant le comte de Nevers
  • Pierre de Beauffremont (v. 1430)
  • Nicolas Rolin (1376-1462), (acquéreur du précédent), chancelier de Bourgogne
  • Guillaume Rolin (1411-1488), (fils du précédent), marié à Marie de Lévis
  • Antoine Rolin (1424-1497), (frère du précédent), marié à Marie d'Ailly
  • François Rolin (v. 1489) (neveu du précédent), marié à Jeanne de Bourbon-Duisant
  • Jean Rolin (1490-1527) (fils du précédent), marié à Marie de Cugnac
  • Suzanne Rolin (1513-1577) (fille du précédent), mariée à Nicolas Chambellan
  • Madeleine Chambellan (1544-1584) (fille des précédents), mariée à Jean Maréchal
  • Gaspard Maréchal[6] (v. 1560-1591) (fils des précédents), marié à Gabrielle de Vaudrey
  • Claudine Maréchal (?-1637) (fille des précédents), mariée à Louis de Pernes, gouverneur de Saintes
  • Louis II de Pernes (?-1694) (fils des précédents) 1er comte d'Épinac, marié à Anne-Jeanne de Rouvray
  • Anne-Georges de Pernes (?-1719) (fils des précédents) 2d comte d'Épinac[7] (fils du précédent), marié à Claude de Senevoy
  • Gaspard de Clermont-Tonnerre (1688-1781) 3e comte d'Épinac (neveu du Louis II de Pernes), marié à Antoinette Potier de Novion
  • Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre (1720-1794) 4e comte d'Épinac (fils du précédent), marié à Anne Le Tonnelier de Breteuil

Le chemin de ferModifier

La commune d'Épinac est associée à l'histoire de l'un des premiers chemins de fer de France, concédé en 1830 et dû à l'initiative du propriétaire des mines d’Épinac, Samuel Blum. Il s'agissait de relier Épinac au puits du Curier (hameau de Pont-d'Ouche en Côte-d'Or) situé à une vingtaine de kilomètres, d'où le charbon était expédié vers le nord de la région et le bassin parisien via le canal de Bourgogne[8]. C'est en 1829 que fut créée à cet effet la Compagnie des houillères et du chemin de fer d’Épinac.

Les minesModifier

Article détaillé : Houillères d'Épinac.

La verrerieModifier

Une importante verrerie fut fondée en 1752 à Épinac par Gaspard de Clermont-Tonnerre, entreprise qui, dans les années 1830, produisait 1 800 000 bouteilles destinées au commerce des vins mousseux[9]. Cette verrerie ferma ses portes en 1936.

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé, au premier et au quatrième d'argent au lion de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants du champ, au deuxième et au troisième d'azur à la croix alésée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias D’argent au lion de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants d’or[10].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  Guillaume    
? Jean Aligny    
Les données manquantes sont à compléter.
François Roux SFIO Mineur
Député de Saône-et-Loire (1936 → 1942)
Conseiller général du canton d'Épinac (1937 → 1940)
Conseiller d'arrondissement (1934)
Administrateur de la Caisse autonome des ouvriers des mines
Les données manquantes sont à compléter.
Henri Duployer[11],[12] SFIO Instituteur puis directeur du collège
Michel Matras[13] PCF Pharmacien

(démission)
Jean André PS  
Patrick Defontaine UDF Médecin
Conseiller général du canton d'Épinac (1985 → 1992)
Les données manquantes sont à compléter.
Georges Grillot DVD Directeur de société
[14]
(démission)
Jean Pelletier   Retraité
Jeanine Thibaudin   Retraitée
Jean-François Nicolas PS Médecin généraliste
Conseiller général du canton d'Épinac (1992 → 2015)
Président de la CC de la Vallée de la Drée
En cours Claude Merckel SE Retraité
3e vice-président de la CC du Grand Autunois Morvan (2014 → )

JumelageModifier

Épinac figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[15].

La ville est jumelée avec Steinweiler en Allemagne.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2016, la commune comptait 2 227 habitants[Note 1], en diminution de 4,46 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0831 1281 1121 3361 4092 0502 8032 7453 273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5113 9674 6234 6204 6204 3984 1104 0614 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 0964 8774 9734 6564 6774 5324 1433 3253 081
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 2673 1202 8912 6362 5692 5222 4342 3412 234
2016 - - - - - - - -
2 227--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Sites et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Cachets postaux à Épinac », article de Paul Lambert et François Nosjean paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 77 (printemps 1989), page 20.
  2. a et b Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger, Tome I, 1856.
  3. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte no 104. Texte en ligne.
  4. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Louis Alexandre Expilly, Tome II, 1764.
  5. Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, Tome IV, 1855.
  6. Lieutenant général en Bourgogne.
  7. Parfois appelé marquis d'Épinac.
  8. TILLEQUIN Séverine, « Epinac, ville-témoin de l'histoire des chemins de fer en France et en Bourgogne », article paru dans « Images de Saône-et-Loire » n° 188 de décembre 2016, pages 16 à 19.
  9. « Les anciennes verreries d'Épinac », article de Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 97 d'avril 1994, page 12.
  10. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=9419.
  11. Chantal Pitelet, « Henri Duployer, une figure emblématique », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne)
  12. La fiche biographique de DUPLOYER Henri, Marius, Louis sur le Maitron en ligne
  13. « Municipales 2014 : Jean Drevon, maire de Charolles « À la recherche de consensus depuis 1971 » », Vivre à Châlon,‎ (lire en ligne)
  14. « Jean Pelletier élu maire de la commune au 1er tour », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne)
  15. Avec Autun, Bourbon-Lancy, Chagny, Chalon-sur-Saône, Chauffailles, Cuisery, Étang-sur-Arroux, Loisy, Mâcon, Lugny, Paray-le-Monial, Romenay, Saint-Amour-Bellevue, Sanvignes-les-Mines et Tournus. Source : Bernard Humblot, « Quand la Saône-et-Loire s'intéresse aussi aux pays voisins », revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 de décembre 1972, pp. 9-11.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Musée de la mine », sur epinac.fr.
  21. « De nombreux projets en cours dans la commune », sur lejsl.com, .
  22. Roland Niaux, « Château de Monestoy ».
  23. Après que les propriétaires du prieuré aient confié à la Société des amis des arts et de l'histoire (SAAH) d'Autun la mission de sauver le monument, d'en assurer la conservation, la protection et la réhabilitation, ce qui fut fait dans le cadre d'une opération baptisée « Renaissance du prieuré du val Saint-Benoît », officiellement lancée en février 1973, avec le soutien de Raymond Oursel. Source : Michel Le Cam, Renaissance du Val Saint-Benoît, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 18 (juin 1973), pp. 11-15.


Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier